Balade à Athènes

  

        

 G2006-011-Athènes académiephoto Michel Ledeuil : Athènes les temples de l'académie et l'université

 

 

 V12ITG-5995 musée national masque dAgamemonPhoto Michel Ledeuil : musée archéologique le masque d'Agamemnon

 

Choisir son voyage

Athènes est l’une des destinations qui font rêver : le soleil, les îles, le Parthénon,….
Bien que le rêve soit très loin de la réalité, Athènes vaut la peine d’y passer quelques jours, mais il est bon de combiner cette visite avec un séjour en Grèce. C’est pourquoi je vous propose trois plans de visites ci-après.


Choisir son type de transport

En avion. C’est bien entendu la solution la plus rapide, la moins chère. Vous arrivez alors vers 16 heures 30 heures locale à l’aéroport d’Athènes en prenant un vol régulier à partir de Roissy avec acheminement matinal d’une ville de province. Après avoir récupéré vos bagages, prenez un taxi ou le métro. Évidemment le taxi est plus cher mais il vous permet d’arriver sans fatigue au pied de votre hôtel. 

 
En avion et voiture. Il faut bannir ce type de transport si vous restez plusieurs jours à Athènes car Athènes se visite à pied. Vous pourrez ensuite louer une voiture pour visiter les alentours.


En bateau et voiture. Si vous avez trois semaines de congés hors saison, pourquoi pas. Dans ce cas, reportez-vous à l’article : un voyage en Grèce.

 

Choisir la saison

La meilleure saison se situe entre la mi-mars et la mi-juin ou à partir de la mi-septembre. Il faut si possible éviter l’été car la chaleur moite et putride des rues d’Athènes, le bruit et la foule, vous gâchera vite du séjour.


En effet, ne comptez pas sur les nuits pour avoir du calme : les Athéniens sont des gens bruyants, ne comptez pas non plus sur la climatisation des hôtels : vous choisirez entre le fait d’avoir chaud ou d’être bercé par le bruit lancinant des climatisations de surcroît le plus souvent inefficaces.

    
Choisir son quartier

Il faut éviter de réserver un hôtel à l’extérieur d’Athènes. Il n’existe malheureusement aucun hôtel entre Athènes et le cap Sounion qui ne soit pas une usine à touriste et la circulation pour revenir dans Athènes, en voiture ou en bus, vous fera perdre énormément de temps.


Deux quartiers proches du centre s’offrent à vous :

  • le quartier situé au sud de l’acropole dans des rues qui donnent sur la via Syngrou. Vous êtes proche de la Plaka et des principaux sites à visiter.
  • Le quartier Omonia. C’est le quartier que je préfère. C’est un quartier populaire et vous pourrez ainsi, le soir, vous mêler à la foule bruyante des Athéniens pour prendre un dernier verre. Il y a de bons hôtels, mon préféré étant le Pythagorion.  

Vous serez à proximité du métro situé sur la place Omonia et proche du magnifique musée Archéologique National, à moins d’un kilomètre à pied des principales curiosités et à une demi-heure du Pirée par le métro.  

        

Faire son plan de visite

Vous trouverez trois projets de voyage.

  • Voyage de 6 jours à Athènes
  • Voyage de 10 jours en combinant Athènes et un séjour dans l’Argolide
  • Voyage de 8 jours en combinant Athènes, un séjour en Eubée et la visite de Delphes

 

Quelques astuces

Ne pas négocier les prix

Les Grecs n’aiment pas marchander contrairement à ce qu’affirment certains guides touristiques. Si vous voulez négocier les prix intelligemment, faites en sorte que votre interlocuteur ait envie de vous faire plaisir.


Pour ce faire, il faut être attentif et leur montrer, sans ostentation, le plaisir que l’on a à visiter leur si beau pays.
Attention, la nouvelle génération des Grecs ne parle souvent pas français, c’est comme partout désormais, l’anglais qui prédomine.

À Athènes, les serveurs dans la Plaka parlent français, il est vrai que lorsque vous vous trouvez dans ce quartier touristique, vous avez l’impression, désagréable, d’être à Paris.


Un pays plutôt bon marché

Les prix sont très souvent bon marché. Le prix des hôtels, des petits restaurants et des achats de fruits ont chuté de près de 30% sur les dernières années.

Ce n’est pas la peine de le faire remarquer. La crise a profondément affecté le pays et les Grecs pensent que les Européens du nord y sont pour quelque chose. Donc, n’allez pas les vexer.


La carte bancaire

Cela n’existe pas vraiment au quotidien. Apprenez à payer cash.

Faites par contre attention au rendu-monnaie. Les Grecs sont très honnêtes mais dans les petits villages, ils n’ont pas tous appris à compter en euros.    
Il faut également payer en cash les autoroutes et les traversées en bateau.


Louer une voiture

Vous pouvez bien entendu louer à partir de la France. Ce n’est pas la bonne solution sauf si vous souhaitez disposer d’une voiture à l’aéroport.


Une solution très intéressante est de « prendre son temps » avec des petits loueurs situés près de la via Syngrou, à deux pas de l’acropole.

Dans les exemples que je vous donne, vous louez en dehors du week-end et vous négociez vers 11 heures le matin pour une mise à disposition de votre voiture vers 18 heures. Vous montrez ainsi que vous n'êtes pas pressé et que vous avez tout votre temps pour aller voir ailleurs.

Vous poursuivez ensuite votre promenade vers l'acropole ou le mont Filopapou.


Vous rendrez la voiture quelques jours plus tard à 18 heures soit à Athènes, soir à l'aéroport (petit supplément). Vous aurez de bonnes réductions si vous la louez pour au moins trois jours.

 

Au restaurant

Les Grecs sont habitués à servir tous les plats que vous avez commandés en même temps. Il faut donc insister si vous souhaitez prendre tout d’abord des mezzés, puis le plat principal.


Les Grecs boivent à table du vin blanc ou rouge à la carafe. Il n’est pas nécessaire de prendre « un bon vin » dans une taverne, vous pairez cher sans avoir la qualité. Un vin local en carafe coûte environ 4 euros pour un litre.

Dans les petits villages, méfiez-vous du tavernier qui a une carte. Vous aurez du surgelé. Le mieux est de demander ce qu’ils proposent, ce qu’ils ont mijotés : tomates ou poivron farcis par exemple, agneau rôti…
Si vous voulez du poisson, demandez à le voir auparavant en cuisine. C’est plutôt bien vu dans les tavernes qui sont spécialisées dans le poisson.


Pas de café et de dessert au restaurant. Il arrive que les Grecs vous servent en entrée un petit plat de bienvenue : courgette ou aubergine grillée ou à la sauce tomate. C’est pour vous remercier de les avoir choisis. Souvent, lorsque c’est la saison, vous aurez également droit en fin de repas à des fruits qui proviennent le plus souvent de leurs vergers.  


Ne laissez pas de pourboire. Le service est compris donc ne leur donnez pas cette mauvaise habitude qui peut paraître d’ailleurs comme de la condescendance.    

 
Bien évidemment, vous payez cash. Dans de nombreuses tavernes des villages, il n’y a pas de carte ou menu et donc vous ne savez pas combien vous allez payer. Ne vous en faites pas, les Grecs sont très honnêtes. Depuis quelques années, vous avez un ticket qui arrive juste après la commande. C’est depuis que les contrôles se sont renforcés, mais cela a fait automatiquement augmenté les prix.


En Grèce, un bon repas (entrée, vin en carafe, plat de poisson ou de viande ou moussaka, salade grecque) vous coûtera moins de 40 euros pour deux personnes.


L’apéritif, cela n’existe pas en Grèce au restaurant. Si vous voulez prendre un ouzo avant d’aller dîner, aller le prendre dans un café et demandez à l’accompagner des mezzés.

 

Première découverte

Vous êtes venus pour cela. Vous vous dirigez donc vers l’acropole en descendant la rue Eolou ou en prenant le métro jusqu’à la station Monastiraki.


Depuis quelques années, un billet groupé est obligatoire pour visiter l’acropole et le reste des vestiges : ne vous laissez cependant pas abuser par cet ensemble de curiosités et choisissez celles qui valent vraiment la peine, à savoir l’ancienne agora**, le théâtre de Dionysos** et l’acropole*** évidemment.


Comme le billet est valable quatre jours, vous aurez loisir de pénétrer un autre jour dans les enceintes pour découvrir l’Agora romaine ou le temple de Jupiter*. Mais vous pouvez voir ces curiosités et prendre des photos en restant à l’extérieur.  

 

L’Acropole***

Quelle que soit l’heure, vous ne serez jamais seuls pour arpenter les marches qui vous mènent jusqu’aux Propylées**, puis au pied du Parthénon***.
La beauté du Parthénon n’est pas usurpée. Par contre, vous aurez toujours une grue ou un échafaudage qui gâchera la photo carte postale dont vous aviez rêvé.

 

Grèce-Athènes-Parthénon

Photo Michel Ledeuil : La face Ouest du Parthénon en 1991

    

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photo Michel Ledeuil : la face Est du Pathénon en 2012

 

L’Erechthéion*** est un petit temple très élégant qui combine les ordres doriques et ioniques. Il a été terminé en 407 av. J.-C.

 

Il présente un plan complexe en raison de la déclivité du terrain. Il était dédié à plusieurs divinités : Athéna et Poséidon et aux deux rois mythiques d'Athènes : Erechthée et Cécrops.  


Face au Parthénon, la tribune des six Cariatides est particulièrement photogénique et bien ensoleillée.

 

Les statues originales se trouvent désormais dans le nouveau musée de l’Acropole, mais les copies sont fidèles et superbes, alors que vous serez déçus par les originales très mal exposées dans le musée.

 

        

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Photo Michel Ledeuil : les cariatides de l'Erechthéion

 

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Photo Michel Ledeuil : l'Odéon et le Filopapou vus de l'acropole

    

En faisant le tour le long des remparts, vous découvrez, au nord, l’oppressante multitude d’immeubles sans charme qui s’amoncellent jusqu’à mi-pente des montagnes.

Par contre vous aurez un coup de cœur par la vue*** qui vous est offerte lorsque vous vous trouvez sur le belvédère situé à l’autre extrémité de l’acropole.


Prenez votre temps pour découvrir tour à tour, le Lycabette**, le Jardin national, le Stade Olympique*, le grand temple de Jupiter**, puis en revenant par le rempart sud, le théâtre de Dionysos et l’Odéon** dans lequel ont lieu les grands récitals des chanteurs de variétés grecs.


Je vous conseille de faire une deuxième fois le tour pour découvrir maints détails et prendre d’autres photos des trois temples qui se dressent sur l'acropole.

 


Le charmant petit temple de Niké*** se dresse en saillie auprès des Propylées. Vous ne pouvez pas vous en approcher, il faut donc y jeter un œil, en montant par le chemin de terre battue qui précède le grand escalier, puis lorsque vous allez sortir de l’acropole avant de rejoindre les Propylées.

 

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Photo Michel ledeuil : le temple d'Athéna Niké

       

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Photo Michel ledeuil : le temple d'Athéna Niké vue des Propylées

 

L’aréopage*

Cette colline calcaire se dresse à droite en quittant l’acropole. Selon la légende, c’est ici que le Conseil de l’Aréopage aurait été jugé Oreste, meurtrier de sa mère Clytemnestre et poursuivi pour son méfait par les Érinyes.


Vous pouvez grimper sur la colline si vous voulez disposer de nouveaux angles sur la vue d’Athènes, mais faites très attention aux pierres très glissantes. Depuis quelques années, les Grecs ont mis un escalier pour éviter les accidents.

 

L’ancienne Agora**

On accède à l’agora grecque par un portail situé sur la gauche du chemin piétonnier qui vous amène du pied de l’acropole à la Plaka. C’est à cet endroit que vous disposez une belle vue générale** sur l’ensemble du site, avec la belle petite église byzantine et le Théseion.

L’Agora n’est qu’un vaste champ de ruines, peu lisible pour les profanes, malgré la qualité des plans fournis par les différents guides touristiques.

Vous vous dirigerez vers le Théseion* qui est, avec celui de la Concorde à Agrigente en Sicile, l’un des mieux conservés du monde grec.

Il n’a cependant pas l’élégance de celui de Sounion*** ou du Parthénon. Il était dédié à Héphaistos, le dieu grec patron des forgerons et des artisans travaillant les métaux.  
Situé sur un monticule, il permet de mieux voir l’ensemble des maigres vestiges qui datent d’époques très différentes et dans lesquels, malgré les indications fournies, il est bien difficile de se retrouver.

 

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Photo Michel Ledeuil : vue générale de l'agora grecque et le Théséion

      

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Photo Michel ledeuil : vue du Théséion dans l'agora grecque

 

À l’autre extrémité, les Américains ont reconstruit un portique*, avec des chapiteaux ioniens, selon les plans antiques de l’époque hellénistique. Il abrite un musée qui présente différents objets découverts durant les fouilles de l’agora.

Il y a quelques fragments de statues et des objets insolites comme cette curieuse machine à voter. 

 

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Photo Michel Ledeuil : Le portique de l'agora grecque

       

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Photo Michel Ledeuil : une machine à voter dans le musée de l'agora 


Je vous conseille de ressortir du site par la porte qui donne sur le quartier Monastiraki. La rue qui borde la ligne de métro vous ramène vers la Plaka. Vous trouverez une place sur l’une des nombreuses terrasses pour déjeuner d’une salade grecque arrosée de la meilleure bière grecque : la Mythos, mais l’Alpha qui se vend davantage à Athènes, n’est pas mal non plus.

 

Théâtre de Dionysos*

Vous revenez ensuite en direction de l’acropole et vous vous perdez un peu, avec plaisir, dans les ruelles qui vous amènent jusqu’à l’agora romaine et la célèbre tour des vents**. Vous contournez l’acropole par la partie est. Profitez des ruelles situées à mi-pente pour prendre quelques photos des chats grecs qui se prélassent sur les marches et les murets.


Vous allez visiter le théâtre de Dionysos. Cela ne vaut pas celui d’Epidaure***, de Delphes** ou même d’Argos*, mais puisque vous êtes là et que vous avez déjà payé l’entrée, je vous conseille d’y faire une pause et d’admirer les quelques sièges et le bas-relief situé au-dessous de la scène. 

    

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Photo Michel Ledeuil : La Tour des vents dans l'agora romaine

        

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Photo Michel Ledeuil : le théâtre de l'Odéon au pied de l'acropole

 

Le musée de l’acropole*

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Photo Michel Ledeuil: le bâtiment qui abrite le musée de l'acropole

     

Ce vaste bâtiment abrite les quelques statues et objets qui étaient exposés auparavant dans le petit musée situé sur l’acropole.
La construction de ce musée, voulue par Mélina Mercouri avec sa folie des grandeurs, avait été interrompue lorsque des ruines étaient apparues sous les fondations de l’édifice. Les travaux furent repris bien des années plus tard. Un gouffre à millions que l’Europe a englouti dans ce projet stupide.     

Auparavant, lorsqu’on visitait l’acropole, le petit musée, présentait en quelques salles, le peu de choses à voir.

Il apparaissait comme un complément utile, une sorte de cerise sur le beau gâteau que l’on venait d’apprécier.

Cela fait au moins travailler les fonctionnaires grecs car le nombre de gardiens est presque aussi élevé que le nombre de statues. 

 

 


 
Les statues sont écrasées par le côté pompéien du bâtiment. On a l’impression que les objets que l’on vient voir servent de décors au bâtiment et non l’inverse.
Vous apprécierez quand même la vue des caryatides**, des fresques** des métopes du Parthénon dont la plupart sont des copies car pour voir les originaux il faut malheureusement aller à Londres.

 

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Musée de l'acropole : la procession

     

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musée de l'acropole le porteur de bélier

      

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musée de l'acropole : Koré

 

La cafétéria ressemble à un self et manque complètement d’intimité. Lorsque vous aurez terminé cette visite, je vous conseille plutôt de retourner vers la Plaka pour prendre un rafraîchissement avant d’aller assister à la levée de la garde sur la place Syntagma.

 

La relève de la garde** 

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Photo Michel Ledeuil : Les Evzones devant le monument aux morts 

    

La place Syntagma a été complètement rénovée et a perdu, au fil du temps, son caractère populaire.

 

Elle borde le Jardin National qui est régulièrement fermé depuis des années à cause des manifestations qui se déroulent dans le quartier.

 

Elle reste l'un des points le plus visité par les touristes pressés qui viennent assister à la relève de la garde.

 

Elle a lieu toutes les heures. Les evzones, avec leur curieux uniformes, font plutôt soldats d’opérette, mais leur gestuelle, saccadée et bien huilée, est divertisante et cela est bien moins ridicule que la relève de la garde royale que vous pourriez voir à Stockholm ou à Copenhague.   

 

Le Stadium*

Le stade olympique occupe l’emplacement du stade antique. Ce stade avait été aménagé au 4e siècle av. J.-C. et reconstruit en 144 apr. J-C.

Après la décadence d’Athènes au profit de Byzance, il fut dépouillé de ces gradins et l’espace de verdure au milieu duquel il se dresse aujourd’hui fut consacré à la culture de blé.

Le stade actuel a été reconstruit sur son plan d’origine pour la célébration des Jeux Olympiques de 1896 puis rénové pour accueillir l’arrivée du marathon et les épreuves de tir aux jeux de 2004.

Du haut des gradins de marbre, vous avez une belle vue* sur le Jardin National et sur l’Acropole.

Les explications données dans l’autoguide sont à la fois didactiques et très intéressantes. N’hésitez donc pas à profiter pleinement de cette visite un peu à l’écart de la foule pour vous ressourcer.

     

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Photo Michel Ledeuil : vue générale du stade olympique d'Athènes

 

Le Lycabette*

Selon la légende, c'est Athéna qui aurait laissé tomber ce rocher haut de 277 mètres, alors qu'elle le destinait à relever l'Acropole.

La montée vers le Lycabette est épuisante, surtout sous un soleil de plomb. La rue Ploutarchou se termine par une série d’escaliers qui aboutissent devant le funiculaire.

Lorsque vous débouchez sur le Belvédère, vous avez une vue** d’Athènes et de ses environs extraordinaire.
L’endroit était mythique avec son église** aux murs blancs, le drapeau qui flotte et le ciel d’un bleu carte postale.

Malheureusement, vous risquez d’être déçu. Le site est désormais délabré avec de nombreux graffitis et la forêt d’antennes qui entoure l’église gâche le plaisir. 

 

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Photo Michel Ledeuil : Le parthénon et le Lycabette vus du Filopapou

      

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Photo Michel Ledeuil : Le Lycabette vu de la colline du Filopapou

 

La colline de Filopapou**

Vous prendrez du plaisir à grimper sur cette colline en musardant par les sentiers parsemés de mauvais escaliers de pierre ou de terre retenue par des rondins.

Vous passez par la grotte prétendument appelée “prison de Socrate” avant de déboucher au sommet.


C’est à partir de cette colline que vous disposez de la meilleure vue*** sur l’acropole et sur tout le golfe Saronique**. S’il fait beau, vous devinez le port du Pirée, les îles Égine et Salamine et les montagnes de l’Argolide.


Le monument de Filopapou a été érigé en mémoire d’un prince d’origine syrienne qui fut déclaré citoyen et bienfaiteur d’Athènes.
Cette colline aride et sauvage permet de faire une escapade plaisante.

     

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Photo Michel Ledeuil  au 300 mm : vue sur l'Acopole à partir du Filopapou

 

Les principaux musées***

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Photo Michel Ledeuil : musée archéologique Aphrodite et Pan

 

Les autres musées*

Les autres sites ou musées que vous pourrez découvrir lors d’un séjour prolongé ou lors d’un autre voyage sont listés ci-dessous.


Le musée byzantin**

Il est situé à proximité du musée Bénaki et vous pouvez donc combiner sa visite avec celui-ci.
Il présente de manière didactique l’évolution de l’art byzantin entre la fin de l’antiquité et la chute de Byzance en 1453.  Il a été rénové en 2003 et expose désormais les collections de façon chronologique et thématique.


Le premier thème est la transition entre l’antiquité et l’art byzantin avec comme sous-thèmes abordés dans les différentes salles : la vie quotidienne, la christianisation des temples antiques, les premières basiliques chrétiennes, l’Égypte chrétienne et copte, les chrétiens face à la mort.
Le deuxième thème est l’Empire byzantin avec des salles consacrées à l’organisation de l’empire et aux nombreuses crises qu’il traverse, puis à l’art religieux avec de nombreuses icônes et les fresques des églises byzantines.


D’autres salles concernent la période de la domination franque commencée par le sac du Constantinople par les Croisés et les Vénitiens en 1204 et l’occupation de l’Attique et du Péloponnèse par les Francs.


Les dernières salles s’intéressent à la fin de l’Empire exsangue qui se limitait alors à Constantinople et à un certain nombre de principautés réparties sur les pourtours de la mer Noire ou en Méditerranée et à la conquête ottomane. 

 
Dans une autre aile sont abordés l’histoire post ottomane et les échanges culturels entre l’occident et la Grèce. Chaque thème géographique ou culturel est présenté non pas dans une salle spéciale, mais au milieu de tous les autres. Ce type de présentation séduira les passionnés, mais lassera vite les visiteurs qui souhaitent déambuler à leur guise sans se faire imposer une vision trop intellectuelle.

 

Le musée Kanellopoulos

Situé dans une belle demeure sur les hauteurs de la Plaka, il domine l’ancienne agora grecque. Il présente les différents objets faisant partie de la collection privée léguée à l’État par la famille Kanellopoulos. Après avoir vu le Bénaki, vous serez forcément déçus mais vous pourrez en faire la visite lors d’un autre séjour.

 

Le musée d’art populaire*

Il est situé dans la Plaka. Il présente une riche collection d’objets de la vie quotidienne et des costumes du dix-neuvième siècle d’hommes et de femmes des différentes régions de Grèce.


Si vous poursuivez votre voyage vers Nauplie après votre séjour, je vous conseille plutôt de voir le charmant petit musée folklorique situé dans la vieille ville de Nauplie.    

 

Le musée d’histoire national**

Ce musée est situé dans les locaux de l'ancien parlement hellénique.

 

Il a été fondé en 1882 et est entièrement consacré à l’histoire de la Grèce entre la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453 et la fin de la Deuxième Guerre mondiale.


Il présente de manière assez désordonnée de très nombreuses gravures, peintures et autres documents qui passionneront les personnes qui s’intéressent à l’histoire des Balkans.

 

Vous découvrirez ainsi les portraits des principaux héros de l'indépendance grecque comme Kolokotronis, Karaïskakis, Capo d'Istria et Lord Byron. 

 

 

      

V12ITG-5705 Athènes lancien parlement et le musée historique

photo Michel ledeuil : l'ancien parlement et musée historique national

Le cimetière du Céramique*

Le cimetière du Céramique est le plus important d’Athènes. Il est situé à l’extérieur de l’enceinte de la ville antique, le long de la voie sacrée et à proximité de la porte du Dipylon.


Cette porte double dominée par deux tours constituait l’entrée principale d’Athènes. Les importants vestiges qui subsistent valent la peine d’être vus en même temps que la visite du cimetière.

 

V12ITG-5706A Cimetière du Céramique

Photo Michel Ledeuil : moule de stèle funéraire dans le Céramique

      

Le nom que porte ce cimetière provient du nom donné à l’argile (Keramos) utilisé pour la fabrication des vases funéraires.


Il subsiste de nos jours un vaste espace boisé avec de nombreux vestiges de tombeaux et quelques moulages des œuvres monumentales qui décoraient ces tombeaux. 

Ils ont été érigés par les riches familles athéniennes durant la période du quatrième siècle av. J.-C. au premier siècle de notre ère.


Vous pourrez faire cette visite (gratuite puisqu’elle fait partie du billet groupé avec l’Acropole) si vous effectuez un séjour prolongé à Athènes, mais vous serez peut-être déçus.

 

 

Le temple de Jupiter*

Le temple dont on aperçoit les fabuleux vestiges a été achevé par les Romains sous le règne d'Hadrien en 132 apr. J.-C. Il était l'un des plus vastes du monde antique. On peut admirer les 15 colonnes corinthiennes en marbre qui ont été redressées, à partir de l'acropole ou en se promenant le long de la Vassilia Olgas.  

Il est possible d'accéder au site puisque sa visite est prévue dans le billet groupé avec l'acropole. Ceci vous permettra d'avoir une meilleure impression sur le gigantisme du temple qui était dédié à Zeus

 

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Photo Michel Ledeuil : Athènes le temple de Jupiter vu de l'acropole

       

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Photo Michel ledeuil : Athènes le temple de Jupiter

 

Le Jardin national**

Il a été aménagé à partir de 1840. C’est un beau parc bien ombragé qui constitue un havre de calme au centre d’Athènes. Au détour des nombreuses allées, vous découvrirez des tortues ou des chats qui se faufilent au milieu de la végétation touffue.


Vous aboutirez devant le petit bassin, avec ses canards et les familles qui se prélassent autour tout en se protégeant du soleil. Un peu plus loin, vous ferez le tour du petit zoo avec ses loups et ses quelques animaux exotiques.


Il est situé à côté de la Plaka et des musées Bénaki et Cycladique et constitue une étape incontournable pour une longue pause.


J’espère cependant qu’il sera ouvert car depuis la crise et les nombreuses manifestations qui se produisent à proximité, les forces de l’ordre y interdisent parfois d’y accéder, si la situation devient trop chaude. 

 

Promenade en ville

En dehors de la Plaka et des sites historiques, la ville d'Athènes n'a aucun charme.

 

La crise n'a rien arrangé. La ville est délabrée et la majorité des magasins situés dans les deux galeries marchandes sont fermés.

 

Pour trouver des boutiques à la mode, il faut se rabattre sur la Plaka, mais attention aux arnaques ou près de la grande Métropole.

 

Cependant lorsque vous allez d'un site à l'autre, vous pourrez observer des scènes de tous les jours. Les passants qui s'arrêtent devant les kiosques à journaux pour lire les gros titres, le cireur de chaussures....

      

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Photo Michel Ledeuil : Athènes le cireur de chaussures

Les églises byzantines

Elles existent encore, mais il est parfois difficile de les retrouver au milieu des immeubles sans charme qui se dressent autour d'elles. La petite Métropole se situe à côté de la Grande Métropole qui vaut également la peine d'être vue.

 

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Photo Michel Ledeuil : Athènes église byzantine la petite Métropole

       

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Photo Michel Ledeuil : Athènes église byzantine moderne

 

Visiter les alentours d'Athènes**

                       Temple du cap Sounion

 

Poursuivre le voyage***

 

              V12ITG-4925 Mycènes trésor dAtrée cat-1

Visite de Delphes***, d'Ossios Loukas*** et de Erétria**

Ce tableau vous présente un plan de voyage de 3 jours d'Athènes à Athènes avec location de voiture pour ces 3 jours et l'hébergement dans deux hôtels à Itéa et à Amarynthos.

Vous pouvez combiner les plaisirs de la visite de superbes sites archéologiques avec la plage et la baignade chaque jour.

Pour consulter le plan détaillé du séjour vous cliquer sur Delphes ou Eubée.

 

 

 

 

 

 

Découvrir la Norvège

Préparer son voyage

 

Les points à retenir

               

Que vient-on chercher en Norvège ?

Documentation

 

Faire son plan de visite

 

Conclusion et budget prévisionnel

 

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Photo Michel Ledeuil  : vallée glacière de Brisdall

V17-DKN 7050 La stavkirke dHeddal

Photo Michel Ledeuil  : la stavkirke d'Heddall

 

Préparer son voyage


La découverte de la Norvège suppose une préparation minutieuse du voyage. Il y a lieu de bien définir ses objectifs avant de se précipiter dans les catalogues de voyages.
Un voyage en Norvège s’organise de deux manières : 

  • Solution 1 : Arrivée en avion sur l’aéroport Oslo-Gardermoen situé à 47 kilomètres au nord d’Oslo et une location de voiture,
  • Solution 2 : arrivée en bateau à Oslo avec son propre véhicule en partant de Frederikshavn au nord du Jutland.

La solution 1 est préférable si on ne dispose que d’une ou deux semaines de vacances, par contre la solution 2 vous permet de remonter l’un des plus beaux fjords de Norvège et de visiter la capitale et ses environs.  
Je vous propose le plan de visite pour la solution 1.


Une autre solution, très onéreuse, avec un manque d’intimité et de l’ennui garanti, est la découverte de la Norvège par une croisière.

Dans le circuit que je propose, vous avez l’occasion de prendre de nombreux ferries pour traverser les plus beaux fjords. Les durées moyennes des traversées sont d’une demi-heure et les prix sont très raisonnables.  

 
Les points à retenir

  • La meilleure période

La meilleure période pour découvrir les fjords, les cascades, les plateaux enneigés, les lacs gelés et les glaciers est le mois de juin.
Les routes ont été déblayées et il est possible de réaliser le circuit que je propose dans cet article.


Par contre, il faut réserver longtemps à l’avance les hôtels ou les appartements dans lesquels vous séjournez, car les Norvégiens raffolent des longues balades en ski ou pédestres.
Une autre période agréable est de la fin août à la mi-septembre. Les vacances des Norvégiens sont terminées et la pression est moins forte sur les réservations d'hôtels ou de chalets.

 

  • La langue

Tous les Norvégiens parlent couramment anglais, il est par contre très rare de rencontrer des personnes parlant le français, même dans les grands hôtels.

 

  • L’accueil

Sauf dans des cas exceptionnels, les Norvégiens sont généralement peu accueillants et peu serviables. Ils ne sont pas habitués à recevoir des touristes qui voyagent en individuel, sauf à Oslo et encore.

Ils partent du principe que vous parlez couramment anglais, alors faites attention à bien vous faire comprendre.
Ils sont par contre très calmes, même les enfants et d’une très grande honnêteté.

 

  • Les prix    

La Norvège est un pays cher. Les prix de tous les services (restaurants, hôtels, parkings, bar, musées, carburants,…) sont en moyenne 30% supérieur aux prix habituels en France.


Le paiement par carte bancaire est généralisé. Vous pouvez donc changer un minimum d’argent pour les dépenses diverses. Par contre, les frais bancaires sont à votre charge, donc attention aux surprises.
Je vous conseille de changer un peu d’argent sur place. Le change en France est de 6 à 8% supérieur aux prix que vous obtenez dans le pays.

 

  • Les horaires  

Comme dans tous les pays scandinaves la saison est très courte. Dans les petites villes, les restaurants ferment de bonne heure et il est impossible, même à Oslo, de dîner après 20 heures.  


Les musées n’ouvrent qu’à 10 heures en saison et à 11 heures dès l’automne. De très nombreux musées en plein air et des stavkirkes ne sont ouverts au public qu’en juillet et août. Il faut donc bien vérifier les périodes et les heures d’ouverture.

 

  • La nourriture

Les Norvégiens ne sont pas des gourmets. Comme dans tous les pays nordiques ou de l'est, l'habitude, au restaurant, est de ne prendre qu'un seul plat. C'est cher mais très copieux.


Comme boisson, il est recommandé de prendre de la bière. Les vins, au verre ou en bouteille à vis, sont très chers, sauf dans certains restaurants italiens à Oslo.


Si vous louez un bed and breakfast ou un appartement, penser à faire des provisions dans les grandes chaînes de magasins. À la différence du Danemark, ils sont peu achalandés et il est inutile de chercher du vin ou des produits raffinés. Les heures d'ouverture sont très larges, même durant le week-end.

Les Norvégiens cuisinent chez eux et ne sont pas de grands amateurs de bonne chère. 

 

 

2018-NDK 4925 Norvège arrêt à Andalsnes

Photo Michel Ledeuil : magasin à Andalsmes de la chaine de supermarché Rema 1000 avec les heures d'ouverture

         

2018-NDK 3385 Norvège Dragsvik le restaurant

Photo Michel Ledeuil : plat mijoté avec du renne et une bonne bouteille de vin dans le restaurant d'un hôtel à Dragsvik

 

  • Circuler en Norvège

Le réseau routier est très développé parfois au détriment des paysages. Il faut bien préparer vos itinéraires sinon vous risquez de passer votre temps à rouler sous la terre pendant des dizaines de kilomètres parfois.


La vitesse est limitée à 80 kilomètres-heure. Certains tunnels ou ponts ou routes sont à péage. Les autoroutes autour d’Oslo également. Le paiement se fait par reconnaissance des immatriculations à l’aide de portique et vous recevez la note par la suite.


Lorsque vous roulez avec votre voiture française, c’est gratuit (pour l’instant) car il n’y a pas d’accord entre les deux pays.
La signalisation est bien faite. Il faut se repérer avec les numéros des routes. Il faut penser à faire le plein dans les supermarchés. Il faut le plus souvent payer par carte.   

 

V17-DKN 7330 les hauteurs et la vue du glacierPhoto Michel Ledeuil : ancienne route avec vue sur le glacier du Hardanger



      

2018-NDK 5215 Dombas le carrefour

Photo Michel Ledeuil : panneau indicateur sur les grandes routes



Que vient-on chercher en Norvège ?

  • Les paysages***

Les fjords autour de la région de Bergen, sur la côte ouest, sont les plus beaux. Il s’agit essentiellement du Hardanger***, du Sognefjord*** et du Nordfjord**. De nombreux ferries vous permettent de découvrir, pour un prix modique, ces vastes bras de mer que surplombent les montagnes et leurs pentes abruptes.

 
Les vastes plateaux désertiques parsemés de lacs, de cascades, de neiges et de glaciers, malheureusement en recul. Il est possible de faire de longues randonnées au milieu des lichens, des pierres, des torrents, par des chemins tracés par les randonneurs norvégiens.


Les chutes d’eau sont impressionnantes. Il y en a partout et leur débit dépend de la fonte des neiges et des glaciers. Les plus belles sont celles de Latefoss*** et de Voringfoss***.

 

2018-NDK 3745 Norvège le plateau et glaciers

Photo Michel Ledeuil : plateau du Jotunheimen

        

V16-DKNorge 2620 route vers Odda Latefoss 2

Photo Michel Ledeuil  : région d'Odda la chute d'eau de Latefoss

 

  • Les stavkirkes**

2018-NDK 3200B Stavkirke dHoppertall

Photo Michel Ledeuil : la stavkirke d'Hopperstad

      

Ces églises à piliers ou de « bois debout » sont au nombre de 29. La plupart se trouvent dans le Télémark, le Hardanger et le long du Sognefjord.


Ces églises primitives ont été dressées à l’époque de la christianisation des Vikings.

 

La plupart d’entre elles ont été détruites au cours des siècles pour être remplacées par des églises plus vastes en granit. Elles sont désormais protégées.


Les stavkirkes plus belles, faciles d’accès, le long de la route ou dans les musées en plein air, sont celles d'Heddall***,de Borgund*** d'Hopperstad*** et de Gol** exposée désormais à Bygdoy.

 

  • Les musées en plein air*


Les plus complets sont ceux de Maihaugen*** à Lillehammer et de Bygdoy** à l’ouest d’Oslo. Ils présentent de nombreux bâtiments provenant de fermes et de villages du centre de la Norvège et deux stavkirkes**.


D’autres musées en plein air se retrouvent, le long de la route, dans des fermes aménagées. Les échanges avec les personnes qui vous accueillent vous permettent d’appréhender la vie quotidienne des paysans aisés au cours des siècles.  

 

2018-NDK 2577 Udval le village les stabburs

Photo Michel Ledeuil : Musée d'Udval dans le Télémark avec stakirke

       

2018-NDK 5335 Lillehammer le musée en plein air

      Photo Michel Ledeuil : Musée de Maihaugen à Lillehammer

 

  • La Culture Viking**


Cet aspect est assez peu présent en Norvège sauf à Bygdoy dans le fabuleux musée d’Oseberg***


Les autres aspects culturels se concentrent essentiellement à Oslo, avec la galerie nationale***, dans le musée** et le parc** Vigeland et dans les musées*** de Bygdoy.


D’autres musées thématiques (peinture, histoire de la ligue hanséatique) se trouvent à Lillehammer et à Bergen.

 

Documentation


Il est possible de trouver d’excellentes documentations dans la bibliothèque de la Galerie Nationale sur l’histoire des Vikings et sur les artistes norvégiens comme Munch ou Vigeland.


Le guide du musée en plein air de Maihaugen (à Lillehammer) est très complet et en français.


Le guide sur les stavkirkes peut également se trouver en français. Les photographies des églises et des décors intérieurs sont de grandes qualités ainsi que le texte explicatif.  

 
Le guide du musée d’Oseberg en français vous permet de découvrir durant ou après la visite l’histoire des fouilles, la structure des trois navires et la description des très nombreux objets découverts sur chacun des sites.   


Faire son plan de visite

Le tableau ci-dessous fournit un exemple de séjour qui combine :

- l'aller et retour en avion à partir de Rennes par les vols réguliers,

- une journée et demie de visite d'Oslo avec la découverte du quartier de l'hôtel de ville**, de la galerie nationale***, du parc et du musée Vigeland***,

- la visite de trois musées à Bygdoy : celui d'Oseberg***, celui du Fram**, celui du Kon Tiki**

- la découverte de trois des plus belles stavkirkes*** de Norvège, la visite du plus beau musée en plein air à Lillehammer***

- les plus belles routes*** de montagnes au milieu des glaciers et de magnifiques chutes d'eau***

- la traversée en ferries*** de deux des plus beaux fjords de Norvège.  

 

 parcours norvège solution 1B

 

La période idéale pour réaliser ce parcours est au mois de juin ou dans les premiers jours de juillet. Avant la mi-mai, de nombreux parcours proposés peuvent être encore fermés à la circulation ou remplacés par le passage dans de très longs tunnels.

 

Une autre période est la fin août. Il y a moins de neige évidemment mais on goûte le calme et le temps est plus beau. 

 

La vitesse est limitée à 80 kilomètres par heure dans toute la Norvège et il est préférable d'établir son plan de route sur des vitesses moindre. En outre, la beauté des paysages vous incitera à vous arrêter souvent pour admirer le panorama.

 

Les villes étapes proposées disposent d'hôtels ou de B&B. A vous de réserver sur booking pour trouver l'hébergement à votre convenance. Vous trouverez ci-dessous quelques informations et photos classées dans l'ordre du plan de route pour vous donner une idée du parcours proposé

 

Conclusion et budget prévisionnel


Ce parcours équilibré vous permet de faire une très belle incursion dans l'un des plus beaux pays d'Europe avec un dépaysement total et des paysages fabuleux.

 

Vous aurez ainsi l'occasion de faire de sublimes photos et de parfaire votre anglais car tous les Norvégiens possèdent cette langue à merveille et font généralement peu d'effort pour se faire comprendre autrement.


Même si vous louez une voiture "super-équipée", dotez-vous d'une carte détaillée du sud de la Norvège afin de bien repérer les nombreux glaciers, cascades, lacs, rivières, fjords, villages, stavkirkes et autres curiosités.

Une paire de jumelles et un excellent zoom pour les photos sont des plus appréciables.  

 

Annexes

exemple de vol aller-retour lignes régulières

Vol aller Rennes-Oslo- Rennes version juin

 Exemple de budget prévisionnel

Budget solution 1B              

 2018-NDK 3355 arrivée à lhôtel Fjordhôtel Dragsvik

Photo Michel Ledeuil : le bel hôtel Dragsvik sur le Sognefjord

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dates nom de l'étape Km voit logement & restauration sites visités et intérêt
SA 18 Rennes Oslo 50 V0 Ho X R1 départ 6 : 15  arrivée à Gardermoen 15 :00 (visite du centre ville, soirée*)
DI 19 Oslo 0 V1 Ho X R2 Oslo***(parc Vigeland**, musée Vigeland**, musée nat**, ville*, soirée*)
LU 20 Oslo Sauland 180 V2 Ho X R1 Bygdoy** (Oseberg***, Fram**), Heddal**, soirée*
MA 21 Sauland Odda 230 V3 Ho R'1 R1 route***, Latefoss**, Hardanger**
ME 22 Odda Dragsvik 300 V4 Ho R'1 R2 Vorrinfoss***, route***, Hopperstand**, bac**, Sognefjord**, soirée**
JE 23 Dragsvik Geiranger 275 V4 Ho X R1 route***, route**, Dalnisba***, soirée**
VE 24 Geiranger Dovres 290 V5 AP R'1 R1 Dalnisba***, Fjord Geiranger***, route ***, bac**, route*** 
SA 25 Dovres Lillehammer 175 V6 AP X XX route**,  Lillehammer (parc***, tremplin*), soirée*
DI 26 Lillehammer Gardermoen 200 V7 X route et décollage
1 700

Découvrir le Danemark

en cours de rédaction

Les temples Grecs en Sicile

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La Sicile est très riche en vestiges de l'époque grecque. A partir des années 750 av. J-C, elle fait partie de la Grande Grèce qui comprend par ailleurs tout le sud de la Péninsule italienne.

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parcours en Norvège

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Séjour à Saint-Malo

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Saint-Malo est situé au centre d’une région touristique. En rayonnant tout autour de cette ville superbe, vous pouvez chaque jour faire des excursions et découvrir des curiosités qui vous laisseront un souvenir impérissable.

suite du parcours en Norvège

 

Sixième journée

Vous quittez Dragsvik en direction d'Alesund et la région du Sognefjord pour monter encore plus au nord à travers des montagnes rudes et magnifiques***.


La route suit tout d'abord les rives d'un des bras du fjord puis grimpe subitement le long d'une falaise de plus de cinq cents mètres de hauteur. En haut de la montée, les Norvégiens ont construit un belvédère qui permet d'embrasser l'ensemble du paysage et de prendre de belles photos.

 

V17-DKN 8080 montée vers Vassenden

Photo Michel Ledeuil : Norvège la grande montée en direction de Moskog

          

2018-NDK 3670A Norvège Au milieu des glaciers

Photo Michel Ledeuil : Norvège les plateaux désolés et magnifiques

 

La route traverse, durant des dizaines de kilomètres, des magnifiques paysages qui alternent les lacs et les cols, au milieu des rochers et des champs de lichen.
La route débouche enfin sur un plateau qui domine le Nordenfjord.

Moins impressionnant que le Sogne et plus étroit, il se prolonge jusqu'à la ville de Stryn.

 

Lorsque vous vous approchez du coquet village de Luden, vous apercevrez sûrement un navire de croisière qui déverse son flot de touristes.


Ceux-ci se dirigent, par le bus, vers la coulée de Briksdal. En 1972, cette coulée de ce qui reste de la calotte glacière européenne descendait jusqu'au pied de la falaise rocheuse. Aujourd'hui, cette coulée, d'ailleurs cassée en plusieurs morceaux à reculer de plus de 400 mètres en hauteur et est devenue inaccessible.

Cette excursion est donc inutile et coûteuse car tous les parkings sont payants et sont situés à plus de 5 kilomètres de l'ancienne coulée glacière.

 

V17-DKN 9070 retour vers Olden navire et bus

Photo Michel Ledeuil : navire et bus de croisière dans le port de Luden

        

V17-DKN 8695 la vallée de Briskdal la coulée glacière

Photo Michel Ledeuil : reste de la coulée glacière de Briksdal en 2017


Cependant, je vous conseille de faire quelques kilomètres dans cette vallée glacière typique et qui offre des paysages superbes***. Une fois les photos faites, vous pourrez, après avoir peut-être déjeuné le long du petit lac, faire demi-tour pour rejoindre Stryn et entamer la deuxième partie de la journée.

 

V17-DKN 8660 la vallée de Briskdal

Photo Michel Ledeuil : au bord du lac dans la vallée glacière de Briksdal

        

V17-DKN 10010 vallée glacière de Brisdall

Photo Michel Ledeuil : la vallée glacière de Briksdal


La route quitte les rives du Nordenfjord. Elle grimpait auparavant jusqu'à plus de 1100 mètres d'altitude au milieu de vastes paysages enneigées à la fin du printemps. Il y a désormais un raccourci grâce à une série de longs tunnels. On arrive ainsi plus vite dans la partie la plus belle de cette étape.


La route, parfois étroite, traverse des régions inhabitées. Elle n'est pas dégagée avant la mi-mai et rejoindre Geiranger par la route est donc impossible. Il faut prendre le ferry pendant un peu plus d'une heure en arrivant par la route qui rejoint Alesund.


Les paysages sont grandioses*** jusqu'au pied du Dalsnibba où vous pouvez faire étape dans l'hôtel complètement isolé de Djupvasshytta. Après une installation rapide, vous pouvez emprunter la route à péage (ouverte 24/24) pour monter jusqu'au sommet du mont Dalsnibba.

 

2018-NDK 3745 Norvège le plateau et glaciers

Photo Michel Ledeuil : les plateaux inhabités de Norvège

        

2018-NDK 4600 Norvège  deuxième montée au Dalsniba

Photo Michel Ledeuil : superbe paysage auprès du Dalsnibba

 

Les paysages que vous découvrez sont sublimes***. 1500 mètres plus bas, se trouve le port de Geiranger et tout autour de vous, et aussi loin que le permet le temps qu'il fait, vous découvrez l'immensité du plateau rocheux parsemé de glaciers et de pans de neiges, même fin août.


Cette visite constitue le sommet et l'apothéose du voyage. Et d'ailleurs, c'est pour cette raison que je vous conseille d'y remonter le lendemain matin et si possible avant 9 heures 30, c'est à dire avant le déferlement des groupes provenant des croisières.

 

2018-NDK 4081A Norvège  au sommet du Dalsniba

Photo Michel Ledeuil : vue à partir du Dalsnibba vers le fjord du Geiranger

          

2018-NDK 4062A Norvège  au sommet du Dalsniba

Photo Michel Ledeuil : vue à partir du Dalsnibba vers le grand glacier

 

Septième journée

Vous avez passé une bonne huit au calme au pied du Dalsnibba et vous y êtes remontés pour bénéficier du clou du voyage. Il vous faut désormais entamer la longue descente vers Geiranger et remonter aussitôt sur l'autre versant du fjord.


La pente est toute aussi abrupte mais, dans un virage, les Norvégiens ont eu la bonne idée de faire un parking qui sert de belvédère. A partir de celui-ci, on découvre de magnifiques paysages***, en direction du Dalsnibba et en direction du fjord encaissé qui se prolonge jusqu'à l'océan Atlantique après bien des méandres. 

 

 2018-NDK 4715 Norvège la montée après geiranger

Photo Michel Ledeuil : vue du fjord de Geiranger et du Dalsnibba

 

         

2018-NDK 4730A Norvège le fjord de geiranger

Photo Michel Ledeuil : vue du fjord de Geiranger vers l'ouest

25 kilomètres plus loin, vous n'avez plus le choix. Il faut prendre un ferry pour rejoindre Linge. Ces petites traversées sont toujours un moment de plaisir et offre la possibilité de voir les montagnes qui nous entourent sous d'autres angles.

Les rotations en pleine saison sont très fréquentes et l'attente n'est jamais longue.

 

2018-NDK 4770 Norvège le ferry sur le Nordfjord

Photo Michel Ledeuil : prendre le ferry à Eisdal pour linge

         

2018-NDK 4780 Norvège traversée du Nordfjord

Photo Michel Ledeuil : la traversée par le ferry entre Eisdal et linge

 

Une fois la traversée effectuée je vous conseille de prendre à votre droite pour rejoindre, à travers les montagnes, la grande bourgade d'Andalsmes. La route est très plaisante.


Il faut tout d'abord s'arrêter un moment auprès de la bruyante cascade de Grundelfoss**. Son flot est intense.


Le parking est bien aménagé et la cafétéria est très agréable avec sa baie vitrée qui donne sur la cascade et ses alcôves qui donnent un brin d'intimité. En plus, le serveur vous amène le café et les parts de gâteau que vous avez choisi.


 
Une vingtaine de kilomètres plus loin, il y a une station de type usine à touristes. Faîtes vous plaisir, saluer le troll qui vous accueille et essayer de faire une bonne affaire en cherchant un bibelot comme souvenir dans le Trollstigen.

 

2018-NDK 4855 Norvège arrêt à Grundelfoss

Photo Michel Ledeuil : une partie de la cascade de Grundel

       

2018-NDK 4905 Norvège arrêt àTrollstigen

Photo Michel Ledeuil : un troll vous accueille devant le shopping Trollstigen

 

Vous avez désormais atteint le point de plus au nord de ce projet de voyage. Avec deux jours de plus, il vous serait possible de découvrir « la route de l'Atlantique** » et Trondheim*.


Cette variante vous oblige à prendre deux fois le ferry et à emprunter un tunnel à péage à l’entrée de Kristiansund et les paysages n’ont pas l’intensité de ce que vous avez connu précédemment, c’est pourquoi je vous mets en appétit avec deux photos mais sans insister plus avant à faire ce long détour.  

 

2018-NDK 5140 la route de lAtlantique vue de la côte

Photo Michel Ledeuil : vue de la route de l'Atlantique vers Kristiansund

       

2018-NDK 5090 la route de lAtlantique

Photo Michel Ledeuil : vue de la route de l'Atlantique vers Kristiansund

 

La route entre Andalsmes et Dombas se faufile dans une vallée dans laquelle s'écoule un torrent alimenté par la fonte des neiges et les pluies. Les cimes culminent de part et d'autre à près de 2.000 mètres.


La route traverse des villages avec de belles églises et des maisons de bois peintes en blanc. Vous arrivez deux heures plus tard à Dombas. C'est une ville de quelques milliers d'habitants où l'on trouve tous les services.


En face de l'église aux formes curieuses, se dresse une galerie marchande avec des magasins de toute sorte et une cafétéria. S'il fait beau, un café en terrasse est le bienvenu. Vous vous trouvez désormais à une dizaine de kilomètres de la fin de cette étape.


Il y a de nombreux campings avec appartements sur la route qui mène en direction d'Otta. Celui que je préfère s'appelle Toftemo Turiststasjon. Situé sur la droite de la route, il allie, confort, calme et ambiance bon enfant. Les prix sont très raisonnables et les appartements sont bien aménagés.


Il est possible de se restaurer dans la vaste salle à manger. Les plats sont simples et préparés par la gérante du camping. Il y a toute sorte de bières scandinaves.

 

2018-NDK 5270 Dovres lappartement la terrasse

Photo Michel Ledeuil : bières norvégiennes au camping de Dovres

           

V17-DKN 10040 le chalet de Dovres

Photo Michel Ledeuil : chalet appartement au camping de Dovres

 

Huitième journée

Vous quittez le camping de Dovres pour une courte étape qui vous amène à Lillehammer. La route, constamment en descente, est facile. Elle traverse des paysages verdoyants et les montagnes aux alentours ne dépassent plus les 1.000 mètres.

 

Si vous voulez faire une pause avant Lillehammer, vous pouvez soit aller voir la stavkirke de Ringebu**, soit profiter d'un des parkings aménagés pour admirer les reflets sur les plans d'eau.

 

La stavkirke se dresse à mi-pente au milieu du cimetière, un peu à l'écart du village. C'est bien fléché à partir de la route principale. Par contre elle se visite rarement et seulement en plein été.

 

V17-DKN 10450 La stavkirke de Ringebu

Photo Michel Ledeuil : La stavkirke de Ringebu vers Lillehammer

           

2018-NDK 5295A arrêt entre Otta et Lillehammer

Photo Michel Ledeuil : reflet sur la route d'Otta à Lillehammer

 

Vous quittez la route rectifiée pour prendre la direction du centre de Lillehammer et pour rejoindre le parking de Maihaugen.

Il est midi environ, vous pourrez ainsi vous restaurer dans la cafétéria du musée avant d'entamer la visite ou déguster un sandwich sur un banc devant la stavkirke ou dans le jardin du presbytère.

pour faire la visite de Maihaugen cliquer ici.

 

Neuvième journée

Vous vous trouvez à moins de 200 kilomètres de l'aéroport de Gardermoen. Vous avez donc tout le temps de prendre un très copieux petit déjeuner, de préparer vos bagages pour le vol de l'après-midi.


Les horaires actuels vous contraignent d'arriver vers 12 heures à l'aéroport, pour les formalités habituelles : rendre la voiture de location, enregistrer les bagages, passer les portiques.

 

Pour revoir l'ensemble du parcours cliquer ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les pentes de l’Etna

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1-Présentation générale

L’Etna est situé à l’est de la Sicile. C’est le plus grand volcan européen et l’un des plus facilement accessibles.
Il est très souvent en éruption, soit à partir de l’un des deux grands cratères principaux, soit à partir de plus petits cratères périphériques ou de failles à partir desquels s’écoulent des flots de lave que l’on peut voir à des dizaines de kilomètres au coucher du soleil et de nuit.

Majestueux, on peut le voir à plus de cent kilomètres à la ronde. Il culmine à 3.300 mètres d’altitude et est couvert de neige en hiver et au printemps. Il y a d’ailleurs des stations de ski très fréquentées sur la face nord.
Il couvre une superficie de 1.600 kilomètres carrés soit près d’un tiers d’un département français.
Une route qui permet d’en faire le tour offre un circuit prestigieux de plus de 120 kilomètres.

Une balade à Berlin

V9BER-008 église eu souvenirPhoto Michel Ledeuil : Berlin L'église du souvenir

 

 

 

 

 

 

 

 

V12BER-021 Potsdamerplatz

Photo Michel Ledeuil : Postdamerplatz

 Choisir son voyage

  • Faire son plan de visite

Pour une première visite de 4 ou 5 jours en atterrissant à l'aéroport de Tegel à Berlin

 visite berlin 1

 

Pour un séjour de 7 jours en atterrissant à l'aéroport de Tegel à Berlin

visite berlin 2

 

Ces plans de voyage vous permettent de préparer, de manière équilibrée, votre séjour. Nous avons pris pour hypothèse que le vol se faisait à partir de Roissy, par vol régulier, avec un acheminement par avion à partir d'une ville de province.

Les taxis à Berlin sont assez bon marché. Vous n’aurez pas à dépenser plus de 20 euros pour vous rendre de l’aéroport Tegel à votre hôtel.

Les repas pris au restaurant sont indiqués R1 (un plat unique est recommandé car très copieux). Les repas pris « sur le pouce » ou dans une brasserie sont indiqués X. Les saucisses avec des sauces pimentées sont un des plats préférés des Berlinois et c’est très bon.  

  • Choisir son quartier

Berlin est une ville très vaste, beaucoup plus étendu que Paris, mais dispose d'un grand réseau de métro, de train et de bus avec un accès très aisé.

Le choix du quartier est important, pour son bien-être et pour gagner du temps. Le choix du quartier de Wittenberg est pertinent, car bien situé vis-à-vis des lignes de métro qui permettent de se rendre vers les principaux sites à visiter et les lignes de bus 100 et 200 qui desservent les principales curiosités passent devant ou à proximité de l'hôtel que vous aurez choisi.

 

Il y a, pour autres avantages, la proximité du zoo et de la gare qui permet d’aller se balader à Potsdam facilement par le train ou par le RER. 

 

Vous êtes également à l'écart du flot de touristes, et vous disposer de nombreux restaurants avec terrasse où vous pourrez boire une bonne bière de votre choix et dîner à faible coût, une cuisine classique mais de bonne qualité.

 

Pour faire vos courses, vous pourrez également aller jusqu’au KaDeWe sans oublier de monter à l'étage où vous découvrirez un rayon de charcuterie par länder, avec possibilité de dégustation sur place.

       

Le KaDewe et la station de metro de Wittenberg Photo Michel Ledeuil : le KaDeWe et la station de métro de Wittenberg

            

  • Choisir son type de transport

Si vous restez plus de 4 jours, la carte hebdomadaire (avec ou sans zone C selon que vous décidez d'aller jusqu'à Postdam) sera la plus rentable, sinon vous avez intérêt à prendre un billet journalier.

La carte hebdomadaire donne une liberté plus grande, car les parcours sont longs et vous pourrez visiter à votre guise, par les bus n°100 et 200, tous les monuments de la ville.

Par ailleurs, il est très facile de prendre le métro et le RER sans avoir comme à Paris de portique à passer. Enfin, une grande partie du réseau se trouve à l’air libre, ce qui permet de découvrir les nombreux quartiers que vous êtes amenés à traverser.

 

  Postdamerplatz* et le kulturforum***

C’est un lieu qui n’a rien de mythique malgré le nom de la célèbre place. Cette place aurait pu devenir le véritable centre d'affaire de Berlin après la réunification, mais pour de nombreuses raisons, elle ne peut prétendre à ce statut aujourd'hui.

On y voit des grandes tours qui font penser au quartier de la Défense et, vers l’ouest et jusqu’au parc de Tiergarten, un vaste espace, désolé et parsemé d’immeubles qui abritent un espace culturel.


Photo Michel Ledeuil : immeuble de la Postdamerplatz        Photo Michel Ledeuil la coupole du Sonycenter

 

Vous pouvez également, devant un pan du mur de Berlin, acheter un visa qui simule le passage d’un secteur à l’autre. Un jeune Allemand sympathique vous tamponnera votre passeport en vous expliquant votre parcours virtuel.

 

Photo Michel Ledeuil : Postdamerplatz fac-similé d’un visa de passage

  

   

Photo Michel ledeuil fac-similé de visa

 

Le musée du cinéma, situé dans le Sonycenter, ne présente pas un grand intérêt mais vous pourrez le voir lors d’un deuxième séjour.

Le Kulturforum est constitué d’un ensemble de bâtiments qui abrite différents musées. Il faut voir absolument la galerie de peinture*** qui présente un ensemble d’œuvres exceptionnelles.

 

Petrus Christus portait d’une jeune fille     

            

Elles sont bien exposées et il est possible de prendre des photos sans flash. Lorsqu’on y va tôt le matin, c’est-à-dire à l'ouverture à 10 heures, il est possible de flâner d’une pièce à l’autre en toute quiétude.  


Je conseille fortement de « tourner à l’envers », c’est-à-dire de ne pas respecter la numérotation des salles afin de passer tout de suite au milieu des œuvres les plus prestigieuses pour terminer par l’école allemande.


Vous y verrez tour à tour des œuvres de Fra Angelico, de Botticelli, du Titien, du Caravage, de Vermeer, de Rembrandt, de Jan Van Eyck pour terminer par Dürer ou Cranach.


Cette galerie vaut tous les jours, celle des Offices à Florence ou celle du Louvre et vous ne ferez pas la queue. Par contre, les indications ne sont faites qu’en allemand et en anglais.


Parmi les plus belles oeuvres, vous remarquerez le splendide portrait réalisé par Petrus Christus vers 1468. Cette jouvencelle pourrait bien être la petite fille du grand capitaine anglais Talbot.


Cette jeune fille a, comme le veut la mode du temps, les sourcils et le front épilés. Le visage est admirable malgré ou peut-être a cause de son manque d'expression.




 

Le complexe dispose d’une excellente cafétéria que je vous recommande. Vous pourrez ainsi bien couper la journée et reposer vos jambes avant de poursuivre votre visite des autres musées du quartier.

 

La nouvelle galerie nationale présente des œuvres « surprenantes » qui intéresseront les amateurs d’œuvres modernes. Il y a toujours des expositions temporaires qui s’ajoutent aux œuvres classiques. Comme vous aurez acheté un billet valable pour l’ensemble des musées du Kulturforum, vous profiterez de ces expositions pour mesurer la différence avec les tableaux des grands peintres d’antan.

 

N’oubliez d’entrer dans la petite église Saint-Matthieu, qui fut la seule à survivre aux destructions de la Seconde Guerre mondiale. Il faut déambuler dans la nef et monter dans le clocher, non pas seulement pour la vue mais pour admirer les fresques qui valent largement celles que vous pourrez trouver dans la galerie moderne.

 

La Porte de Brandebourg*

En revenant sur vos pas, vous vous retrouverez sur la Postdamerplatz. Vous pouvez remonter à pied la large avenue qui conduit jusqu’à la porte de Brandebourg. Cette avenue longe dans sa deuxième partie, le vaste parc Tiergarten et l’émouvant mémorial* rappelant l’extermination des juifs par un peuple soumis, revanchard et imbu de sa puissance militaire.

 

Photo Michel Ledeuil : le mémorial sur l’extermination des Juifs

      

 

Photo Michel Ledeuil : La Porte de Brandebourg du côté de berlin Ouest


La célèbre Porte de Brandebourg est un monument assez terne mais il est à la fois l’un des symboles de ville de Berlin et de la Guerre Froide.

Elle a été construite entre 1788 et 1791 dans le style néo-classique s’inspirant des Propylées antiques. Elle se trouve à l’extrémité de l'avenue Unter den Linden et est couronnée d’un quadrige figurant la déesse de la Victoire sur un char tiré par quatre chevaux. Il s’agit d’une œuvre grandiloquente réalisée par Schadow.

Le haut de la porte est orné de bas-reliefs sans grande signification mythologique avec un centaure.

 

Vous poursuivez, toujours à pied, votre balade jusqu’au Reichstadt avec sa désormais célèbre coupole de verre.

Ce sera l’occasion de faire une photo de type carte postale. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut faire la queue après avoir passé les contrôles policiers, prévenant ainsi d’éventuels attentats.

 

Cette visite ne s’impose pas vraiment, surtout lors d’un premier séjour à Berlin.

Après avoir effectué cette longue balade à pied, je vous recommande de prendre le bus n°100 qui s’arrête à proximité. En grimpant à l’étage, vous pouvez ainsi découvrir le vaste parc Tiergarten et les monuments qui parsèment le trajet, dont la colonne de la Victoire.

Le bus vous dépose à proximité de l’hôtel que vous aurez choisi dans le quartier de Wittenberg.

 

 

         Photo Michel Ledeuil la coupole du Reichstadt

Le soir, vous pouvez prendre une bière et dîner sur la terrasse d’une des brasseries situées sur la place Wittenberg. Vous êtes assurés de manger pour un prix raisonnable des plats cuisinés typiquement allemands.

Les terrasses disposent de chauffage au gaz et de couverture ce qui vous permet de goûter pleinement votre plaisir sans avoir froid, lorsque vous y allez à la mi-saison.

  Le zoo*** et son quartier

Le zoo de Berlin se visite absolument. Il fut durant la séparation de la ville, l’un des poumons et une attraction pour les Berlinois de l’Ouest. Il y a beaucoup d’animaux qui sont traités avec un soin particulier, ce qui explique le nombre exceptionnel de naissance chaque année.

Vous pouvez y aller à pied à partir du quartier Wittenberg. L’accès est facile après une marche d’une quinzaine de minutes.

Le zoo se compose de deux parties séparées mais il existe un billet groupé pour l’aquarium et pour le reste du zoo. L’entrée ornementale, dans un style asiatique, est décorée d’éléphants de pierre. 

 

Photo Michel Ledeuil. Entrée principale du zoo de Berlin.       

Le zoo de Berlin se visite absolument. Il fut durant la séparation de la ville, l’un des poumons et une attraction pour les Berlinois de l’Ouest.

 

Il y a beaucoup d’animaux qui sont traités avec un soin particulier, ce qui explique le nombre exceptionnel de naissance chaque année.

 

Vous pouvez y aller à pied à partir du quartier Wittenberg. L’accès est facile après une marche d’une quinzaine de minutes.

 

Le zoo se compose de deux parties séparées mais il existe un billet groupé pour l’aquarium et pour le reste du zoo. L’entrée ornementale, dans un style asiatique, est décorée d’éléphants de pierre.

Vous découvrirez dans l’aquarium les méduses, les poissons multicolores, les gros poissons d’eau douce de l’Amérique du Sud et les deux grands bassins dans lesquels se meuvent les requins, roussettes, raies et autres grands poissons.

 

Photo Michel Ledeuil : l'aquarium de Berlin les méduses

      

Photo Michel Ledeuil : l'acquarium de Berlin les poissons exotiques

 

À l’étage, se trouve la fosse aux caïmans et aux tortues. Les iguanes se chamaillent autour de leur écuelle avant de reprendre leur immobilité. Les caméléons se déplacent avec lenteur au milieu des buissons de leur cage. Les grenouilles se cachent dans la jungle verdoyante et humide qui est mis à leur disposition. Les corps des reptiles se mélangent les uns les autres et il est parfois difficile de discerner leur nombre véritable.


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Photo Michel Ledeuil : l'acquarium de Berlin gros lézard

Photo Michel Ledeuil : l'acquarium de Berlin un caméléon.

 

Il vaut mieux commencer par l’aquarium afin de profiter au maximum du zoo car tôt le matin, les animaux sont encore dans leur cage. À partir de onze heures, à la mi-saison, les fauves sont sortis et se prélassent au soleil. Vous pourrez voir le lion et l’une des femelles. Plus loin, le tigre qui arpente son territoire, au bord de l’eau ou dans les minces futaies. Les petits loups blancs et les guépards sont très photogéniques.

 

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Photo Michel Ledeuil : zoo de Berlin le petit loup blanc

Photo Michel ledeuil : zoo de Berlin le tigre en balade


Grâce au plan qui vous est fourni à l’entrée, il est possible de se repérer et de parcourir, en une dizaine de kilomètres, les animaux de la terre entière. : pandas, zèbres, kangourous, autruches, la vallée des ours bruns et des ours blancs, les otaries qui adorent s’amuser avec leur gardienne, les pingouins, les hippopotames dans leur vaste bassin, les éléphants, les girafes, les grands singes, les oiseaux de proie,….

 

Il est possible de déjeuner dans l’un des restaurants à l’intérieur du zoo et il vaut mieux choisir celui qui est proche du parc des bisons et des buffles parce qu’il est plus calme et vous permet de bien couper la journée.


V9BER-352 ours blanc Photo Michel Ledeuil : zoo de Berlin un des ours blanc

             

V12BER-300hypopotamePhoto Michel Ledeuil : zoo de Berlin hippopotames


  Le Musée de la ville de Berlin*

Si vous n’êtes pas trop fatigues après votre belle balade, vous pouvez prendre le métro pour aller jusqu’au terminus de la ligne 15 pour aboutir deux cents mètres plus loin, devant une galerie marchande dans laquelle se trouve un musée intitulé de manière grandiloquente : la story of Berlin.

 

Il s’agit plus d’une exposition que d’un musée, avec différentes reconstitutions ou évocations de faits historiques, mais vous apprendrez tout de même des choses. Cependant, le véritable intérêt de cette visite est constitué par la descente impressionnante** dans un vaste abri d’antinucléaire.

Il s’agit d’une visite guidée soit en langue anglaise soit ou française. Tout est impressionnant : le bunker est un vaste bâtiment souterrain qui pouvait abriter plus de 3.000 personnes et garantir une autonomie complète durant deux semaines.

 

Vous descendrez les 4 étages du sous-sol et débouchez dans un très vaste dortoir avec ses multiples rangées de lits superposés.

 

Il y a de quoi se perdre. Vous découvrez ensuite les différents équipements nécessaires à la survie : central téléphonique, centrale électrique, toilettes pour hommes, pour dame, cuisine, entrepôts divers de produits de première nécessité et pour l’alimentation.

 

V12BER-410 musée de ville de Berlin - bunker

Photo Michel Ledeuil Abri antiatomique

                 

              


V12BER-440 musée ville de Berlin autodafé

Photo Michel Ledeuil : musée de la ville de Berlin

Ce couloir symbolise la période grise des autodafés avec les livres foulés au pied et de la montée du nazisme, puis de la séparation de Berlin pour  se terminer par la chute du mur et le renouveau berlinois.

 

Vous revenez ensuite vers la place Wittenberg par la ligne 15 qui vous dépose, trois stations plus loin à proximité de votre hôtel.

Le soir, pour changer de la cuisine allemande, vous pouvez dîner dans la grande pizzeria située sur la place. L’accueil est correct, très professionnel et les mets sont excellents.

 

Le quartier de Charlottenburg**

Pour aller jusqu’au palais de Charlottenburg, il n’y a pas de solution miracle. Prendre le bus s’avère compliqué et il vaut mieux prendre le métro à Wittenberg jusqu’à la station Sophie-Charlotte et marcher, durant six cents mètres, sur les larges trottoirs de la belle avenue qui vous amène devant l’édifice.

 

Vous avez tout votre temps, car les musées n’ouvrent pas avant dix heures. Vous êtes obligé de prendre un billet groupé pour l’ensemble des musées du site, mais cela vaut le coup.

 

Il est préférable de choisir un jour où le temps est ensoleillé afin de faire une longue promenade dans le parc où se situent le Belvédère et le Mausolée des Rois et Reines de Prusse, qui vient d’être restauré.

       V12BER-505 CharlottenbourgPhoto Michel Ledeuil : entrée du chateau de Charlottenburg

 

Vous visiterez tout d’abord le Vieux Château qui avait été détruit par les bombardements des alliés mais qui a été restauré fidèlement. Dans une salle, sont exposées des photos montrant l’état du château après le pilonnage effectué par les bombardiers, on se rend compte de l’étendue des dégâts et de l’admirable travail de restauration qu’il a fallu entreprendre.

 

Il faut passer de salle en salle, sans se presser et prendre son plaisir. Ne pas oublier de jeter un coup d’œil sur le parc*, car c’est du château que l’on peut l’apprécier le mieux.

 

V12BER-530 Charlottenbourg ancienne aile

Photo Michel Ledeuil : galerie du palais de Charlottenburg

    

V12BER-590 Charlottenbourg salle de la coupole

Photo Michel Ledeuil : salle d’apparat du palais de charlottenburg

 

V12BER-600 Charlottenbourg salle et tableaux

Photo Michel Ledeuil : galerie de tableaux et de bustes 

    

V12BER-585 Charlottenbourg vue sur le parc

Photo Michel Ledeuil : vue du parc à partir du palais

 

Avant de vous lancer dans la visite du parc, vous pouvez aller déjeuner dans une taverne typique située sur la droite du château, de l’autre côté d’un large boulevard.

Vous avez toutes les sortes de bières et de plats typiquement berlinois, servis dans un lieu sympathique, mais faites attention à y aller dès midi car vous ne serez sans doute pas les seuls.

 

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Photo Michel Ledeuil : taverne dans le quartier Charlottenburg

     

V12BER-605 Charlottenbourg vers le parc

Photo Michel Ledeuil : arrivée dans le parc de Charlottenburg

 

Vous poursuivez alors notre balade dans le parc, jusqu’au Belvédère. Il s’agit d’un édifice aux formes et aux couleurs harmonieuses et qui se marie bien avec le paysage bucolique du fond du parc.

Vous prendrez plaisir à découvrir les services de porcelaine et, parfois, les mallettes permettant de les transporter pour un pique-nique ou lors de leur transfert dans une autre résidence.

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Photo Michel Ledeuil : Le Belvédère dans le parc du château de Charlottenburg

    

V12BER-575 Charlottenbourg décors dassiette

Photo Michel Ledeuil : service en porcelaine à Charlottenburg

 

Il y a moyen de faire un grand tour et d’admirer le château qui se mire dans l’étang, avant d’aller visiter le mausolée des souverains de Prusse. Il n’y avait, avant sa restauration récente, que la reine Louise mais il contient désormais les dépouilles de son mari Frédéric Guillaume III ainsi que celui du premier Empereur d’Allemagne Guillaume 1er et de sa femme Augusta.


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Photo Michel Ledeuil : le palais de Charlottenburg vu du parc

    

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Photo Michel Ledeuil : Charlottenburg mausolée des Rois et Reines de Prusse

 

Dans ce quartier, il y a également d’autres musées ou expositions que vous pourrez aller voir si vous aimez l’art moderne, notamment la collection Berggruen qui évoque Picasso et son époque. Vous pourrez également déguster au calme un café avec une pâtisserie dans la belle cafétéria dans le musée situé dans l’ancien corps de garde.

Si elle est ouverte, il ne faut pas rater la collection** des moulages d’œuvres antiques où sont exposées de magnifiques copies d’œuvres connues dans le monde entier.


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Photo Michel Ledeuil : Cafétéria du musée de l'ancien corps de garde

        V9BER-1514 supplice de DircéPhoto Michel Ledeuil : moulage d’œuvres antiques : supplice de Dircé

  

La Gendarmenmarkt***

Vous revenez jusqu’au métro. La ligne, qui file jusqu’à Pankow, vous conduit jusqu’à la station Stadtmitte, où vous pourrez découvrir la Gendarmenmarkt***.

Cette place, encadrée par le théâtre et les églises protestantes françaises et allemandes à un petit goût italien avec sa belle fontaine au centre.

Je vous conseille de monter dans la coupole de l'église française pour avoir un beau point de vue** sur la place et sur l'ensemble des monuments berlinois.

S'il fait beau, vous pourrez ensuite vous prélasser, au soleil, devant une bière berlinoise et un gâteau, sur la terrasse située au pied de l’église française et du théâtre.

 

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Photo Michel Ledeuil : Vue générale de la Gendarmenmarkt

      

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Photo Michel Ledeuil : le dôme de l'église française


V12BER-743 Gendarmenmarkt église française vue vers la place

Photo Michel Ledeuil : la fontaine vue à partir de la coupole de l'église

     

V12BER-770 Gendarmenmarkt pause

Photo Michel Ledeuil : un moment de détente sur la Gendarmenmarkt

 

Puisque vous êtes dans ce quartier, allez faire un tour aux Galeries Lafayette* et aller voir les grosses voitures en exposition dans la galerie marchande de prestige située à proximité.

Vous débouchez alors sur l’avenue Unter den Linden où vous pourrez faire des achats de souvenirs et prendre le Bus 200 qui vous permettra de faire une belle balade dans le centre de Berlin avant de vous déposer en face du zoo, à proximité de votre hôtel.


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Photo Michel Ledeuil : la vue plongeante à l'intérieur des Galeries Lafayette

      

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Photo M. Ledeuil : avenue Unter den Linden vers la Porte de Brandebourg.

L'île aux musées***

C’est la journée qui est consacrée aux musées de Berlin. Vous êtes obligés de prendre un billet groupé pour les quatre musées et, pour une raison inconnue, il est plus cher s’il est valable 3 jours que pour une seule journée.

 

Il est possible de tout faire dans la même journée si vous faites l’impasse sur les collections médiévale présentées dans le musée Bode dont l’intérêt est mineur.

 

Les musées n’ouvrent qu’à dix heures. Vous pouvez vous y rendre, soit par le Bus 100, soit par le métro jusqu’à la station Stadtmitte.  

 

Dans ce cas, vous pouvez effectuer une belle balade en passant par la Gendarmenmarkt** et arriverez dans le parc situé devant l’immense cathédrale protestante.

       

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Photo Michel Ledeuil : Cathédrale protestante

 

Le musée de Pergame***

La billetterie se trouve à l’entrée du musée de Pergame. La queue n’est jamais très longue et l’organisation très efficace. Vous devez déposer vos sacs à la consigne mais vous conservez bien évidemment vos appareils photo, car les photographies sont permises, à quelques exceptions près, dans les trois musées.  

 

Ce fabuleux musée comporte quatre parties correspondants à différentes périodes de la civilisation. Dès que vous pénétrez dans le musée vous avez un coup de cœur : il est là, devant vous. L’autel de Pergame*** parfaitement reconstitué. Il date de 180 av. J.-C.. Le roi Eumène II voulait se hausser du col en faisant construire ce vaste autel.

 

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Photo Michel Ledeuil. Musée de Pergame, maquette de l’Autel

                                


Après la disparition d’Alexandre le Grand et le morcellement de son Empire éphémère, les Attalides espéraient marquer l’Histoire de leur empreinte, pour se comparer à l’Athènes de Périclès ou aux villes fabuleuses construites sous les ordres d’Alexandre le Grand, mais c’était sans compter avec la grande puissance qui étendait son emprise sur tout l’occident et qui prenait pied en Grèce.

Rome allait en un siècle balayer les petits royaumes de l’Asie Mineure pour imposer sa loi.

Les deux maquettes** présentent, pour l’une la cité, pour l’autre l’autel complet. De l’immense édifice, seule la partie avant, avec le grand escalier a été reconstituée, par contre, la frise*** est complète.


 

Elle représente le combat des Géants contre les nouveaux dieux avec, bien entendu, la victoire de ces derniers.

Il ne faut pas avoir une grande connaissance de la mythologie grecque pour s’intéresser à chacune des scènes représentées. Les personnages ont près de 2,3 mètres de haut. Pour faciliter la compréhension des scènes, les noms des déesses ou des dieux ont été placés en bas de chaque panneau.


La scène** qui présente Athéna qui prend par les cheveux le fils de Rhéa, Alcyonée est la plus connue. L’intrépide fille de Zeus sait qu’il lui suffit de détacher Alcyonée de sa mère : la Déesse Terre, pour qu’il devienne mortel.


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Photo M. Ledeuil : musée de Pergame : combat des dieux contre les géants.

 

     

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Photo M. Ledeuil : musée de Pergame : combat d’Athéna et d’Alcyonée

 

Vous pénétrez ensuite dans la salle monumentale qui présente une belle reconstitution** de l’entrée du sanctuaire d’Athéna et un certain nombre de fragments du temple ou des autres édifices du sanctuaire.

 

En revenant sur vos pas, vous changez de style et d’époque avec la très belle porte*** du marché de Millet qui rappellera pour ceux qui connaissent celle de la bibliothèque d’Éphèse qui se dresse sur la côte égéenne de Turquie.


Elle a été construite en 120 apr. J-C et marquait l'accès au marché méridional de la ville qui était à cette époque un grand carrefour commercial.


Lorsque vous passez cette porte, vous changez à nouveau d’époque et de contrée. Vous êtes transportés en Mésopotamie.

            

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Photo Michel Ledeuil : la Porte de Millet

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Photo Michel Ledeuil : la porte d’Ishtar

               

La porte d’Ishtar*** vous emmène dans l’univers des Assyriens au moment de leur apogée. Nous sommes en 600 av. J.-C., sous le règne de Nabuchodonosor II. L’Égypte est vaincue et occupée. Finis les Pharaons. La Mésopotamie devient à nouveau le centre du monde.

C’est le temps de la tour de Babel, des jardins suspendus de Babylone, et du prestige illustré par la voie processionnelle*** avec ses ornements de lions, d’antilopes, de guerriers.


La voie a, bien entendu, été réduite en largeur, de plus des 2/3 ainsi qu’en longueur mais les proportions sont ainsi faites que l’on garde une impression de beauté et de puissance.

C’est certainement ce que voulaient imposer les Empereurs à leurs invités et futurs ennemis.

 
Il y a, dans d’autres salles, des bas-reliefs* et des maquettes très intéressantes*, notamment sur les différentes hypothèses de la construction de la tour de Babel.

 

À l’étage, se situent les collections de l’art islamique. Vous y découvrirez, sans y vous attarder les mihrabs des mosquées de Kachan et de Konya.


Vous découvrirez dans une autre salle une série de vases en verre finement décoré. Puis un intérieur d’une maison avec des murs décorés entièrement de panneaux de bois peints et agrémentés de maints sujets dans lequel dominent les fleurs chatoyantes.  

 

Avant de ressortir du musée, vous pouvez acheter de très belles reproductions des œuvres exposées sous forme de cartes postales.

Il est désormais un peu plus de midi et c’est l’occasion d’aller déjeuner dans une taverne très branchée et conviviale, située sous les arches du pont de la voie ferrée à deux cents mètres de l’entrée du musée.


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Photo Michel Ledeuil : train de la DB passant au dessus de la taverne  

    

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Photo Michel Ledeuil : plafond décoré dans une taverne berlinoise

 

Le musée Egyptien***

Vous reprenez alors le chemin de l’île aux musées. Vous contournez le grand bâtiment et pénétrez dans le musée où sont exposées les œuvres des antiquités égyptiennes, grecques et romaines, en se réjouissant, à l’avance dans la perspective de revoir les merveilleux objets retrouvés, en Égypte, lors des fouilles d’Amarna.

Même si la nouvelle disposition de la galerie égyptienne est plutôt ratée, vous serez impressionnés par la qualité des œuvres exposées.

Vous vous arrêtez longuement devant le sphinx de Shepenoupet II. La statue est de type classique, mais le visage de la princesse est splendide. Les spécialistes nous affirment qu’elle venait du Sud. Son cartouche précise qu’elle est « épouse d’Amon » ce qui démontre qu’elle était une princesse de sang royal.

 

Elle fait une offrande au dieu à tête de Bélier alors que le corps de la princesse prend des allures d’un lion très stylisé.      


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Photo Michel Ledeuil : sphinx de la princesse Shepenoupet II

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Photo Michel Ledeuil : Musée Egyptien de Berlin fresque

 

Il serait vain de décrire toutes les autres œuvres. Évidemment, une très large place est faite à la période amarnienne avec l’ensemble des statuettes et fresques découvertes dans la capitale éphémère d’Akhenaton et vous retrouverez avec plaisir le buste de Néfertiti***, ainsi que les têtes ayant probablement servi de modèles pour la fabrication de nombreuses copies avec plus ou moins de variantes.

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Photo Michel Ledeuil : le buste de Nefertiti

  


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Photo Michel Ledeuil : statue inachevée de Nefertiti


 

Le Musée des arts anciens**

Ce musée présente un grand nombre de sculptures et objets datant de la période grecque et romaine.

Vous pourrez notamment admirer la célèbre tête de Périclès**, le vase des guerriers achéens qui sont contemporains de la guerre de Troie, une copie du tireur d’épine qui ne fait cependant pas oublié la magnifique copie exposée au musée des conservateurs à Rome, le sarcophage de Médée***, la petite joueuse aux osselets*, plusierus merveilleuses statues d’Aphrodite**, de très beaux pendentifs en or finement ciselés**, des vitrines présentant de l’argenterie, ainsi que des statuettes hellénistiques**…

 

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photo Michel Ledeuil : statue d'Aphrodite

    

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Photo Michel Ledeuil : statue hellénistique

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Photo Michel Ledeuil : Artémis

 

              

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photo Michel Ledeuil : buste de Périclès

   

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Photo Michel Ledeuil : détail du haut-relief du sarcophage de Médée


Ce sublime sarcophage*** conte l’une des plus effroyables scènes du mythe de Médée. Celle-ci va, par jalousie, assassiner les deux enfants qu’elle a eus de Jason. Une belle servante se jette en sa direction pour l’empêcher de commettre le terrible forfait, alors qu’un autre homme, peut-être le tuteur des enfants, semble tétanisé par le crime épouvantable que la jeune femme va commettre.

 

L’innocence des enfants qui jouent à la balle, la beauté et la précision des drapés des chitons et des péplos, l’aspect dramatique révélé par la gestuelle de chaque personnage et par le caractère soutenu des traits des visages en font l’un des plus prodigieux sarcophages de l’histoire romaine.

 

L'ancienne galerie nationale***

Pour découvrir l’ancienne galerie nationale, vous revenez vers le musée égyptien. Le bâtiment néo-classique qui abrite l’une des plus belles collections*** d’Europe de sculptures et de peintures du dix-neuvième siècle est situé au milieu d’un parc dans lequel se dressent deux statues de bronze de grande qualité : celle qui représente une amazone* sur son cheval et une merveilleuse** Artémis prenant son bain.
 

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Photo Michel Ledeuil : entrée de l’ancienne galerie nationale

  

photo Michel Ledeuil : Artémis


Lorsque vous pénétrez dans le musée, c’est l’émerveillement. La première salle présente une série de bustes** néo-classiques, de marbre blanc, superbement présenté sur un fond sombre avec des colonnes de marbre noir et des décors brun foncé.

Elle présente également la célèbre statue des deux sœurs réalisée*** par Schadow et un ensemble d’œuvres qui font référence à la mythologie.

 

Les deux soeurs par schadow

Photo Michel Ledeuil : Les deux sœurs Louise et Frédérique.

    

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Photo Michel Ledeuil : musée des arts anciens : Prométhée et Zeus

 

Il y a un immense médaillon de marbre** qui représente Thésée qui emmène Andromède après l’avoir libérée du monstre marin qui apparaît en bas du médaillon. Pégase, le cheval ailé emmène la jeune femme, en état de choc, dont le visage marque encore la terreur de l’épouvantable fin qui lui était réservée. 

Thésée tourne vers elle un regard qu’il veut rassurant. À droite, un Amour ailé annonce la fin de l’histoire. Thésée sera récompensé de son acte de bravoure.

Une autre statue* nous montre Déméter et sa fille, la blonde Perséphone. La déesse de la fécondité qui, il y a quelque temps déjà, à montrer aux hommes comment faire germer les épis de blé, demande à sa fille de l’aider dans sa distribution.

Nous pouvons encore admirer, l’œuvre de Canova qui présente une Déesse** qui se sert de l’ambroisie d’un geste majestueux dans une coupe d’or, pour garantir son immortalité, la splendide Victoire*** réalisée par Daniel Rauch.


V12BER-1370 bas reliefPhoto Michel Ledeuil : Thésée sauve Andromède du monstre marin

                     V12BER-1430 victoirePhoto Michel Ledeuil : statue de la Victoire réalisée par Daniel Rauch.

 

V12BER-1400 Eros et Psyche

Photo Michel Ledeuil : Psyché et le dieu Éros endormi

           

Le mythe de Psyché est illustré par trois statues. Celle dans laquelle elle profite du sommeil de son amant pour allumer une lampe à huile afin de percer le mystère qui l’entoure.


Elle découvre alors le jeune homme le plus radieux qu'elle n'ait jamais vu. Mais Psyché, captivée par la vue d’Éros, fait preuve de maladresse.


Une goutte d'huile brûlante tombe sur l'épaule du dieu endormi, qui se réveille aussitôt et s'enfuit, furieux d'avoir été trahi par sa bien-aimée.


Celle qui présente Psyché consolée par le Dieu Pan, après sa tentative de suicide et une autre, située dans une des alcôves du portail de l’entrée, nous montre le dieu de la communication Hermès, emmenant Psyché, pas trop rassurée et peut-être incrédule, vers l’Olympe.


 

V9BER-756 Psyché réconfortée

Photo Michel Ledeuil : Le Dieu Pan console Psyché

         

V12BER-1360B Hermes et Psyche

Photo Michel Ledeuil : Hermès emporte Psyché 

 

Dans les autres salles, vous découvrirez les toiles romantiques de David Friedrich, de Schinkel et de l’époque néo-réaliste avec son maître Liebderman et des œuvres de Krüger qui réalise de belles fresques d’événements d’époque comme les parades militaires qui attiraient tant de Berlinois.

Il y a plusieurs salles qui ne sont consacrées qu’à des œuvres de Menzel, avec notamment “The balcony room” réalisée en 1845, “The bedroom », réalisée deux ans plus tard, et le très célèbre “concert de flûte pour Frédéric le Grand à Sans-souci” qui date de 1851.


Ce tableau*** représente un concert donné par le roi en l’honneur de sa sœur que l’on voit compassée, assise sur le divan et entourée de proches. L’attitude de chaque personnage, musiciens ou membres de la famille royale est étudiée avec soin.

Les chandeliers et les nombreuses bougies sont les seules sources de lumière et donnent une ambiance feutrée qui prévalait le plus souvent dans les salons de Sans-souci.

 

Cet artiste a également été un peintre de son temps. Les "ouvriers dans l’aciérie" est une oeuvre puissante pour laquelle l’artiste s’est soigneusement documenté en visitant une aciérie en Silésie.

Par ailleurs d’autres œuvres de la même veine comme les fileuses** de Max Liebermann, sont des œuvres réalistes et poignantes. 


V12BER-1450 Manzel concert à sanssouci

Photo Michel Ledeuil : oeuvre de Manzel concert à Sans-souci

       

V12BER-1540A Liebermann les fileuse

Photo Michel Ledeuil : les fileuses de Max Liebermann

          

photo Michel Ledeuil : Pauline Charlotte Bendemann

                       

Le plus beau portrait*** est réalisé par Julius Hübner. Il est vrai qu'il l'a peint avec les yeux de l'amour puisqu'il s'agit de sa fiancée, la belle et gracile Pauline Charlotte Bendemann, sœur de l'artiste du même nom.

 

Il l’a rencontrée dans l’atelier de peinture de son ami. Elle a dix-neuf ans et elle a tous les attraits qui peuvent séduire le peintre.

 

Elle est belle, langoureuse, vive d’esprit, disponible. Il l’a représentée magnifiquement parée, avec un petit coffret à bijoux sur les genoux, dans lequel se trouvent des colliers et bracelets qu’elle n’a pas encore passés, ce qui donne une allure intime, presque érotique à l’affaire.
Ils vont se marier dans quelques mois et il prend ainsi possession, à l’avance, de sa tendre future épouse.

 

Lorsque j’ai vu ce tableau pour la première fois, en 2009, je me suis dit : Amélie de Bratorgue, c’est elle ! Elles ont le même âge, sans doute la même volupté cachée sous une apparente timidité qui vient soit de leur éducation, soit de leur volonté de se prémunir contre les courtisans.
C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée sur la maquette des romans « La Comtesse de Retiro » et "La duchesse de Léticxia". 

 

Vous déambulerez dans les salles, très intéressantes, consacrées à Arnold Böcklin qui représentent des œuvres fantastiques, comme l’île de la Mort** qui date de 1883 et qui fait penser, par l’inspiration sinon par la composition, à des œuvres préraphaélites.

Anselm Feuebach, est présent par le portait académique d’Anna Risi, femme qui l’inspira pendant plus de cinq ans.

 

Une large place est faite également aux peintres français : Delacroix, Courbet, Corot, Manet, Renoir notamment le beau tableau** représentant un intérieur bourgeois. Nous sommes en milieu d’après-midi. Une petite fille va jouer à la poupée avec sa grande sœur qui lui prépare un costume. Sur le divan, l’autre fille, sage et concentrée, lit un livre.


V12BER-1505 Renoir

Photo Michel Ledeuil : Oeuvre de Renoir

      

V12BER-1503 Manet

Photo Michel Ledeuil : les Guillemets peints par Manet

 

Manet a réalisé un double portrait de ses amis, les Guillemets. La jeune femme a posé une main alanguie et dégantée sur le dossier du banc alors que son mari ne peut s’en saisir puisqu’il fume le cigare. Le regard de l’homme semble pourtant exprimer le désir de l’autre alors que la jeune femme marque une apparente indifférence.

 

Vous terminerez peut-être par la magnifique statue** de Canova qui nous présente une jeune femme étendue voluptueusement sur un lit défait.

 

L’inspiration de la célèbre statue hellénistique représentant Hermaphrodite est évidente, mais je préfère cette jeune femme à cet homme avec un corps de femme que serai devenu le fils d' Hermès et Aphrodite après l'amour fou qu'il conçut pour une nymphe.

 

Voici une journée bien chargée, mais que de belles choses avez-vous vu !

 

          

     V12BER-1520 Schadow jeune femme 

Photo Michel Ledeuil : jeune fille allongée de Canova


Si vous êtes trop fatigués, vous pouvez reprendre le bus n°100 pour revenir à proximité de la place Wittenberg, mais vous pouvez aussi aller détendre vos jambes en vous installant en terrasse pour déguster une bière et goûter un gâteau sur la Gendarmenmarkt, après avoir arpenté à pied les quelques centaines de mètres qui vous séparent de cette magnifique place.

 

Balade à Postdam

  •  Comment y aller

Si vous avez pris soin d’acheter une carte comprenant la zone C, pas de problème car vous n’aurez rien à payer, sinon il vous faut prendre un billet. Vous allez à pied jusqu’à la Gare Centrale du Zoo. Vous avez alors le choix entre prendre le train ou la ligne RER S7

Le RER vous amène en une grosse demi-heure en gare de Postdam, après avoir effectué quelques arrêts dans des gares de banlieue, alors que les trains sont en général directs mais moins fréquents.

Pour rejoindre le centre-ville, vous pouvez soit y aller à pied mais le chemin n’a rien de plaisant, soit prendre le tram. Les trams numéro 90 et 92 vous conduisent, en une dizaine de minutes, dans le centre-ville. La ville elle-même a son Histoire avec son quartier hollandais et ses rues commerçantes, que vous pouvez découvrir en vous rendant vers le parc sans-souci.


V9BER-1112 porte nordPhoto M. Ledeuil : Postdam, rue commerçante et porte fortifiée de Nauen          

V9BER-1114 porte de Brandebourg Photo Michel Ledeuil : Postdam la porte de Brandebourg

 

  • Visite du parc

Le parc est très vaste et vaut, à lui seul la visite. Il s’agit alors d’une longue promenade de cinq à sept kilomètres selon votre engouement et le temps qui doit être clément si vous voulez profiter de cette visite.

Pour éviter la foule des touristes pressés et des groupes, je vous conseille de vous éloigner du château que vous pourrez voir au retour.

 

Tournez à gauche dès l’entrée et découvrez vers la partie italienne du parc. L’église de la paix**, avec son beau campanile et son abside qui se reflète dans l’étang, a été construite en 1844, à la demande du roi Frédéric-Guillaume IV.

Ce monarque, féru d’Italie, a souhaité retrouver, dans ce magnifique édifice, une copie de la Basilique Saint-Clément de Rome.

 

Hors saison, vous ne pouvez pas rentrer dans l’église où se trouvent les sarcophages de Frédéric-Guillaume et de sa femme Élisabeth de Bavière. D’ailleurs l’ensemble des édifices, hormis le château lui-même, n’est pas ouvert au public en dehors de l’été.


V12BER-810-église italienne

Photo Michel Ledeuil : parc de Sanssouci l’église de la Paix.

     

 

V12BER-815-église italienne

Photo Michel Ledeuil : Sanssouci le patio de l'eglise de la Paix

 

Vous pouvez ensuite jeter un coup d’œil sur le château que l’on aperçoit à peine avec les vignes qui forment une cascade de verdure en été, mais qui ne sont que tiges d’un bois sans feuilles au printemps.

 

Vous empruntez alors l’allée étroite et dépourvue de promeneurs qui suit le ruisseau jusqu’à proximité de pavillon chinois. Les arbres se reflètent agréablement dans l’eau que la faible brise fait frisottée et des coloris divers générés par les arbustes en fleurs s’harmonisent, au printemps, avec les dorures des statues du pavillon chinois.

Le pavillon chinois est une petite merveille**. Conçu vers 1750, il est dans la mode du temps. Tous les princes voulaient leur petite Folie et l’engouement des cours européennes pour la Chine se traduit ici comme à Stockholm, par exemple, par ces excentricités.  

Le pavillon est entouré de groupe de personnages grandeur nature, dorés et avec une gestuelle très réaliste.

Faites tranquillement le tour du bâtiment et découvrez ainsi, chaque personnage. Le thé n’est qu’un prétexte pour former les groupes et peut-être trouverez-vous que les musiciennes sont finalement les plus belles alors que les autres femmes semblent un peu figées.

 

V12BER-822 Potsdam le parc vers le pavillon chinoisPhoto Michel Ledeuil : parc Sanssouci vers le pavillon chinois.

       V9BER-1216 pavillon du théPhoto Michel Ledeuil : parc Sanssouci le pavillon chinois

 

Vous poursuivez votre cheminement jusqu’aux termes romains, construit en 1830. Il s’agit d’un ensemble assez terne qui ne laisse en rien imaginé, de l’extérieur tout du moins, la féerie des bains dont on apprécie les vestiges à Pompéi ou à Rome par exemple.  

 

Lorsque vous apercevrez, de loin le petit château de Charlottenhof**, vous aurez un coup de cœur. Ce charmant édifice est un joli cadeau fait au prince héritier Frédéric-Guillaume. Il était déjà un admirateur de l’Italie et le bâtiment lui correspondant tout à fait. Lui l’éternel rêveur.

Vous admirez le portique digne d’un petit temple dorique, le petit bassin entouré de colonnes et de statues romaines.

 

Même si le château est fermé, jetez un coup d’œil à travers la vitre et vous découvrirez de magnifiques médaillons. Rien n’est dit sur ces personnages mais je miserai pour la princesse héritière, Élisabeth de Bavière et le prince Frédéric-Guillaume.

 

V9BER-1227  charlottenhof

Photo Michel Ledeuil : parc de Sanssouci château de Charlottenhof

     

V12BER-855 néréides

Photo Michel Ledeuil : parc Sanssouci statue de bronze d’une Néréide

 

Vous contournez le bâtiment et poursuivez en direction de la partie la plus boisée du parc. C’est à cet endroit que l’on retrouve la très belle statue de la néréide*.

Vous pouvez alors vous installer sur un banc pour vous y reposer et pour goûter le calme avant de filer vers le Nouveau Palais.

Le Nouveau Palais nous ramène à la guerre de Sept Ans au cours de laquelle, la Prusse fût sauvée de justesse par le roi de France Louis XV qui lui permit, après un renversement d’alliance, de battre l’Autriche de Marie-Thérèse et d’annexer la Silésie.

 

Malgré sa victoire, la Prusse est sortie très éprouvée par l’effort de guerre. Frédéric II, par bravade et pour démontrer le contraire, fit alors construire ce nouveau palais. D’architecture rococo, il fait un peu carton-pâte, mais il est entouré de belles statues baroques qui valent la peine. Vous pouvez également visiter le Palais.

       V9BER-1248 nouveau palaisPhoto Michel Ledeuil : parc Sanssouci le Nouveau Palais

 

Vous avez désormais la possibilité de faire le grand tour en poursuivant votre promenade en direction du pavillon des dragons* où vous pourrez prendre une collation, et vers le Belvédère qui offre une vue d’ensemble* du parc.

Par contre vous pouvez également couper en passant près du temple de Diane pour vous rendre directement sur le parvis de l’Orangerie.

 

L'Orangerie est un vaste bâtiment de trois cents mètres de long, réalisé en 1864. L’architecte s’est, paraît-il, inspiré, assez librement, de la villa Médicis de Rome.

Il abrite de nombreuses plantes exotiques mais son attrait réside surtout dans les belles statues** qui décorent sa façade et le jardin qui domine l’ensemble du parc.

Photo Michel Ledeuil : statue à l’Orangerie

                   

V12BER-900 Lorangeriephoto Michel Ledeuil : parc Sanssouci vue de Belvédère à partir de l’Orangerie

 

Lorsque vous poursuivez votre promenade, vous passez devant le moulin qui domine les “Nouvelles Chambres” et arrivez enfin devant le château de Sanssouci.

Sa structure est originale, mais il manque d’ampleur et ne peut rivaliser, de ce fait, avec Versailles ou Schönbrunn. La véritable prouesse provient de la cascade de verdure qui nous permet, lorsque l’on monte les escaliers de la découvrir progressivement.  

Il paraît que l’intérieur comporte des choses intéressantes, mais après avoir visité quelques jours auparavant le château de Charlottenburg, faites attention à ne pas avoir l’impression de “déjà vu”.


V9BER-1288 chateau

Photo Michel Ledeuil : Montée vers le château de Sanssouci en été

    

 V12BER-935 Sanssouci

Photo Michel Ledeuil : le châtezu de Sanssouci au printemps


Nous revenons vers le vaste bassin entouré de statues rococo qui traitent de sujets divers.

Vous reconnaitrez « le suicide de Cléopâtre », par contre il est bien difficile de savoir si les autres œuvres s’inspirent de mythes où s’il s’agit de prétexte pour mettre en valeur les formes de nymphes ou déesses.

 

L’une d’entre elles présente deux jeunes femmes qui tirent dans leur filet un jeune garçon. La gestuelle est plutôt réussie et lorsqu’on la regarde, placée devant un rideau arbre, elle devient très photogénique.


V12BER-927 le parc et statuePhoto M. Ledeuil : parc sanssouci statue

V12BER-922 vue vers le parcPhoto Michel Ledeuil : bassin du parc de Sanssouci vu du château

 

Après cette longue promenade, lorsque vous sortez du parc, vous pouvez prendre une collation à l’une des terrasses des bars installés sur la place au milieu de laquelle se situe la Porte de Brandebourg. Cet édifice rococo qui assurait l’entrée dans la ville de Postdam était relié aux remparts de la ville.

 

Vous revenez à Berlin en reprenant le tram qui vous ramène à la gare. Vous prenez alors le premier train ou RER en partance pour finir la journée sur la place Wittenberg ou sur la Gendarmenmarkt, ou encore dans le Sonny Center.


Le Musée Allemand et son quartier***

Pour rejoindre le quartier du Reichstadt et de musée allemand, il vous suffit d’attendre le premier bus numéro 100 qui passe à proximité de votre hôtel. La balade est plaisante. Le bus passe devant les différents monuments qui parsèment le parc Tiergarten avant de vous déposer non loin du Reichstadt. Vous vous trouvez alors à une centaine de mètres du musée allemand qui constitue, même si on ne s’intéresse pas à l’Histoire, une divine surprise.

Il ouvre à dix heures. Vous pénétrez alors dans le vaste hall. Je vous conseille fortement de faire, avant de commencer la visite, un tour dans le shop pour acheter l’excellent guide du musée dont il existe une version française. Il est aussi possible de prendre des photos.


V12BER-1800 musée allemand

Photo Michel Ledeuil : nouvelle façade du musée historique allemand

       

V12BER-1803 musée allemand

Photo Michel Ledeuil : hall d'entrée du musée historique allemand

 

Les différentes œuvres sont disposées selon un ordre chronologique strict. Chaque époque est convenablement évoquée et vous pourrez ainsi, pendant des heures, passer de la préhistoire au moyen-âge puis à l’époque moderne sans jamais vous lasser.

Il est très intéressant de voir comment les Allemands traitent de sujets communs à notre Histoire : l’époque de Charlemagne, de Charles de Téméraire,… ou conflictuels : la guerre de Sept Ans, les guerres napoléoniennes, celle de 1870, et les autres….

Rien n’est jamais vulgaire et au contraire admirablement traité.

Vous passez de l’époque romaine évoquée à travers des cartes bien faites et des maquettes à l’époque du Saint-Empire romain germanique avec la domination de Charlemagne. Viens ensuite l’époque du morcellement de l’Empire et l’accroissement de l’importance des Grands-Electeurs et des familles qui font l’Histoire : Les Habsbourg bien entendu, mais aussi les Hohenstaufen, les Wittelsbach, les Hohenzollern un peu plus tard.

 

Vous découvrirez aussi des armures médiévales occidentales et turcomanes de grande qualité. N’oublions pas le péril ottoman qui par deux fois a touché Vienne, la capitale impériale des Habsbourgs.

 

Le grand schisme provoqué par Luther et les guerres qui s’en suivirent sont largement évoqués. Dans une autre salle, est exposée une série de 4 vastes tableaux**. Ils présentent de manière très imagée les quatre saisons d’une ville médiévale. Nous découvrons à cette occasion une foultitude de détails piquants, souvent bien vus, avec juste ce qu’il faut de paillardise mais sans tomber dans l’obscénité d’un Bruegel ou d’un Cranach par exemple.


Le grand schisme provoqué par Luther et les guerres qui s’en suivirent sont largement évoqués. Dans une autre salle, est exposée une série de 4 vastes tableaux**.

 

Ils présentent de manière très imagée les quatre saisons d’une ville médiévale.

 

Nous découvrons à cette occasion une foultitude de détails piquants, souvent bien vus, avec juste ce qu’il faut de paillardise mais sans tomber dans l’obscénité d’un Bruegel ou d’un Cranach par exemple.

 

Dans d’autres salles, sont exposés de nombreux portraits de l’époque moderne puis nous arrivons à Napoléon : le vainqueur imbu de sa personne puis la défaite traitée notamment autour de deux tableaux* très intéressants.

        

V12BER-1838B musée allemand les saisons lété détail

Photo M. Ledeuil : musée allemand tableau de la série des 4 saisons

 

V12BER-1860 musée allemand défense de Paris

Photo Michel ledeuil : musée historiques allemand : La défense de Paris

         

La bataille de Leipzig : Nous sommes justes après la bataille. Les généraux vainqueurs se rejoignent et se concertent.

La défaite des troupes napoléoniennes est consommée. La Russie et l’Angleterre sortent les grands vainqueurs et l’Autriche et la Prusse peuvent enfin se libérer de l’alliance obligée qu’ils avaient dû contracter.

 

L’autre tableau** doit se situer dans un faubourg de Paris. Les derniers grognards français sont épuisés.

 

On sent le décalage entre les officiers fringants qui les poussent à la résistance alors que les nombreux soldats blessés ne paraissent plus être en mesure ni de se battre, ni de partager l’enthousiasme de façade de leurs chefs.

 

Nous changeons d’époque. La paix est revenue. Les bourgeois se rassemblent dans des clubs de lecture et jouent en bourse. Pendant ce temps, les miséreux cherchent à migrer vers l’Amérique. Aujourd’hui, il est admis que l’on parle anglais aux États-Unis, mais pourtant, vers 1850, le nombre de migrants allemands ou du centre de l’Europe était plus important que le nombre d’Irlandais.

Deux beaux tableaux traitent, à leur manière, de l’émigration. L’un d’eux présente une famille restée au pays qui reçoit un courrier d’un émigrant qui donne de ses nouvelles, vraies ou fausses mais rassurantes.

L’autre présente un naufrage d’un bateau surpeuplé de migrant. Il y a eu un incendie qui a pris dans les ponts du navire. Sans doute cela est-il dû à une imprudence, mais le feu concerne tout le monde. Il faut abandonner le navire. D’aucuns ont atteint une embarcation de sauvetage, d’autres sautent dans la mer et vont se noyer. La foule des rescapés se masse à la proue. La mer est mauvaise et une embarcation s’est renversée. Au loin, on aperçoit une voile. Peut-être le salut pour les quelques survivants, s’il met le cap sur eux, ce qui n’a rien d’évident.

 

La période industrielle est évoquée à travers les portraits de Krupp, le retour des blessés de la guerre de 1870, la révolte des ouvriers qui réclament de meilleures conditions de travail et l’enterrement d’un ouvrier sans doute victime d’un accident à l’usine.

C’était fréquent à cette époque où la protection des travailleurs autour des machines-outils n’était pas la préoccupation principale des grands propriétaires des mines et des usines de fabrication.

La période de la Première Guerre mondiale est illustrée à partir d’un certain nombre de peintures évocatrices mais aussi d’affiches comme celle qui incite les Américains à s’engager ou celle qui magnifie l’entente entre les soldats allemands et autrichiens.

 

L’entre-deux-guerres et la montée du nazisme sont traités avec tact. Il y a des affiches comme celle du film Métropolis, mais surtout des affiches de propagande illustrant la montée du nouveau régime.

Une photo montrant une manifestation des chemises brunes est particulièrement attachante avec le regard méfiant de la jeune femme ou celui emprunt de curiosité du vieux monsieur. D’une manière générale, la population semble inquiète sur cette photo et aucune adhésion ne se lit sur les visages.

 

L’entre-deux-guerres et la montée du nazisme sont traités avec tact.

Il y a des affiches comme celle du film Métropolis, mais surtout des affiches de propagande illustrant la montée du nouveau régime.

 

Une photo montrant une manifestation des chemises brunes est particulièrement attachante avec le regard méfiant de la jeune femme ou celui emprunt de curiosité du vieux monsieur.

D’une manière générale, la population semble inquiète sur cette photo et aucune adhésion ne se lit sur les visages.

 

Dans une autre vitrine, on peut voir une affiche de propagande pour les jeunesses hitlériennes avec les visages rayonnant des deux jeunes gens et la carte d’adhésion de la jeune fille datée du 1er mars 1938.

         V12BER-1902 musée allemand photo et propagnade nazi - CopiePhoto Michel Ledeuil : musée historique allemand. La montée du nazisme

L’évocation de l’extermination des juifs est traitée par une belle et épouvantable maquette qui rappelle la barbarie du peuple allemand à Auschwitz. Une foule anonyme avec les quatre scènes poignantes et révoltantes : l’arrivée, le déshabillage, le gazage et la crémation.

La défaite est traitée par une série de photographies, du bombardement de Dresde, de la population qui fuit, puis de l‘arrivée de l’Armée Rouge dans Berlin.

Le reste de l’exposition est tout aussi suggestif avec la séparation des deux Allemagnes et le développement différencié illustré par une automobile coccinelle d’une part, de la traban de l’autre.

Comme toute belle histoire, les dernières pages du musée sont consacrées à la réunification après la chute du mur de Berlin.

 

Il est impossible de voir tout ceci d’une seule traite. Fort heureusement, vous pouvez faire une pause-déjeuner dans la vaste et sympathique cafétéria qui donne sur le quai qui nous sépare de l’île aux musées.

 

Après cette longue visite, vous pouvez découvrir de nombreuses curiosités dans le même quartier : les statues qui ornent le pont qui mène à l’île aux Musées, la cathédrale protestante, la très belle statue équestre** de Frédéric II, la cathédrale catholique,…


V9BER-450 vers lile aux musées

Photo Michel Ledeuil : quartier du musée historique allemand

         

V12BER-2105 statue Frédéric

Photo Michel Ledeuil : statue de Frédérick II


Vous pouvez faire un détour vers le quartier de Gendarmenmarkt soit pour s’installer en terrasse pour déguster une bière et un gâteau, soit pour monter dans la coupole de l’église française, ce qui vous permet de découvrir l’ensemble du quartier sous un autre angle.

Vous pouvez prolonger votre visite par les galeries Lafayette, la galerie qui présente de très belles voitures de luxe puis remonter l’avenue Under der Linden pour acheter des souvenirs : L'Ourson célèbre de Berlin ou le buste de Néfertiti, de vieilles cartes postales, un fragment du mur de Berlin, garanti véritable et toutes sortes de babioles ou des copies d’œuvres que vous avez pu admirer dans les différents musées. Faites un premier tour avant de vous décider car il y a plusieurs magasins avec des objets de qualité inégale.  

 

Vous revenez vers Wittenberg par le Bus 200, pour changer, à moins que vous préfériez avec le Bus 100, revoir l’ensemble des monuments berlinois et le parc de Tiergarten.  

 

Le quartier Alexanderplatz*

Pour vous rendre dans ce quartier qui n’a rien de féerique, vous pouvez prendre le métro à Wittenbergplatz puis changer à Kottbusser Tor pour prendre la direction d’Alexanderplatz.

 

Cette place n’a aucun charme particulier mais vous pouvez prendre de la hauteur en grimpant dans la tour de télévision. Elle était la fierté du régime d’Allemagne de l’Est et a été inaugurée en 1969 par Walter Ulbrich. Sa flèche culmine à 368 mètres et on peut monter jusque dans la « boule de métal et de verre ».


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Photo Michel Ledeuil : Berlin la tour de télévision au printemps

     

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Photo Michel Ledeuil : Berlin la tour de télévision au printemps

 

Nous vous conseillons d’y être dès l’ouverture à dix heures pour éviter la queue, surtout en week-end, pour atteindre l’ascenseur où un groom débonnaire raconte, en quelques mots simples, la hauteur, la vitesse que vous allez prendre et le temps qu’il nous faut pour monter.

 

L’ascension, qui se fait en douceur malgré la haute vitesse, est une véritable prouesse technique. La vue*** est extraordinaire à condition bien entendu qu’il fasse beau.

 

On découvre ainsi tous les monuments de la ville. Les plus proches, comme la cathédrale et l’île aux musées comme les plus lointains.

C’est marrant cette impression de maquette que l’on a. Evitez le restaurant panoramique sauf si vous avez beaucoup d’argent à dépenser, mais faîtes plusieurs fois le tour pour découvrir le moindre détail.

 

Je conseille plutôt de faire cette visite en fin de séjour car c’est l’occasion de se remémorer tous les quartiers et monuments que vous avez sous vos yeux.

         V12BER-2315 vue vers lOuestPhoto Michel Ledeuil : vue de l'ouest de Berlin à partir de la tour


En redescendant, vous pourrez faire une visite rapide du quartier : la fontaine de Neptune, mais il y cent fois mieux en Italie et l’hôtel de ville en brique rouge. Vous pouvez poursuivre à pied jusqu’à l’imposante cathédrale protestante et prendre le Bus 100 ou 200 pour changer de quartier.

 

Les autres visites*

Si vous avez le temps vous pourrez combiner la découverte d’un ou plusieurs de ces trois musées avec d’autres escapades.

  • Musée éthnographique de Dalhem***

Ce musée est situé dans une banlieue riante et paisible, mais facilement accessible par le métro par la ligne U3 qui passe à la station Wittenberg.

Il présente, de manière ordonnée, des objets ramenés des différentes régions du monde et vous permet donc de passer ainsi d’un continent à l’autre en déambulant dans les vastes pièces.

Dès l’entrée, on se retrouve face à une série de grandes stèles*** provenant Cozumalhuapa, au Guatemala. Les éclairages discrets mettent très bien en valeur les figures tracées sur ces pierres et qui dénotent d’une civilisation complexe et évoluée.

Il y a des statuettes de toutes tailles et des parures en or, des gravures, des maquettes des pyramides ainsi que de nombreuses cartes qui nous permettent de situer les lieux dans lesquels ont été découverts ces vestiges. Vous découvrez ainsi agréablement les civilisations incas, Maya ou Aztèques.

 

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Photo Michel Ledeuil : bas-relief du temple d'Angkor

      

Vous passez ensuite dans la section océanique. Il y a de splendides** embarcations comme ce catamaran qui fait plus de douze mètres de long et qui provient des îles Tonga.


Il y a, à l’avant, un foyer, au milieu une cahute pour se protéger des flots, du soleil et pour se reposer et, à l’arrière, deux rames qui servaient de gouvernails et peut-être de godilles lorsque le vent était absent.


Il y a également, dans la même section, des habitations reconstituées** ainsi qu’une grande collection de masques.

La partie asiatique présente une grande collection de statues de toutes tailles de Chiva, avec ses multiples bras. Il y a également des bas-reliefs de temple d’Angkor, comme cette très belle danseuse**.


La partie africaine est très riche en objets de toute sorte. Des masques évidemment, des statuettes de bois brut ou peint. La plus belle pièce est constituée par cet animal en bronze** qui provient du Bénin.

La mise en valeur de tous les objets, dans des salles claires-obscurs, nous assurent des splendides visions des détails artistiques qui, sans cela, nous auraient échappé.


 

À la fin de la visite, vous pouvez goûter une pâtisserie et un café dans l’atmosphère ouatée de la cafétéria et vous pourrez acheter quelques cartes postales de grande qualité

 

  • Musée des techniques*

La ligne de métro au départ de Wittenberg vous mène directement dans le quartier de Kreuzberg où se situe le musée des techniques.

Le quartier dans lequel se situe le musée est assez glauque mais, malgré le manque d’indication, vous finirez bien par le trouver. Le musée ouvre normalement à 9 heures et se situe dans d’anciens ateliers ferroviaires. Pour apprécier l’ambiance, il faut aimer les odeurs et l’atmosphère des usines sidérurgiques.

 

Ce musée présente toutes sortes de techniques et de moyens de transport. Autant le dire tout de suite, le département des transports ferroviaires constitue une grande déception, par rapport à celui de Mulhouse ou de celui de Camlik que vous pouvez découvrir près de Selçuk en Turquie ou encore celui d’Utrecht.

 

Il y a certes des locomotives à vapeur, mais uniquement dans les hangars et des wagons mais pas toujours en bon état. Dehors, sur les plaques tournantes, il y a deux locomotives diesel, sans charme évidemment. De plus, l’enchevêtrement des bâtiments est incompréhensible. On n’a jamais vu un musée aussi mal conçu. C’est même étonnant de la part des Allemands qui sont des apôtres de la logique et de la rigueur.

 

Vous découvrirez donc, un peu par hasard, le chemin qui nous mène vers l’imprimerie, puis vers le vaste hall qui expose, sur trois étages, des maquettes de bateaux, un remorqueur, des avions de toute sorte et de tous les âges.

Il y a des avions de guerre de la première et de la Seconde Guerre, des Anglais et des Allemands surtout.

On s’arrête un moment devant les vestiges des bombardiers et des chasseurs ainsi que sur les V1 qui permettaient d’envoyer des bombes sur les villes et les armées qui avaient débarqué en Normandie.

De la terrasse, qui est dominée par un avion américain, on peut voir un vaste panorama sur la ligne de métro aérien et sur les quartiers alentours.



V9BER-1600 musée des techniques


    V9BER-1647 musée des techniques  avion

Photos Michel Ledeuil : musée des techniques : avion américain à l’entrée du musée et chasseur allemand exposé dans la section aviation

 

  • Musée du cinéma allemand

Le musée du cinéma allemand est situé dans le Sonny center où vous pourrez déjeuner en terrasse sous la vaste coupole avant d’aller visiter le musée. Vous trouverez forcément, malgré le monde, un endroit tranquille. Il faut dire que Berlin, à l’image de Vienne, est une ville calme. Les Berlinois sont des gens posés et dès que l’on s’écarte des sites où des groupes de touristes pressés s’agglutinent, le calme règne.


Ce musée porte essentiellement sur le cinéma allemand, avec de nombreuses maquettes et accessoires qui auraient servi pour le tournage du film Métropolis. Vous découvrez donc, à cette occasion, les prouesses de Fritz Lang qui réalisa en 1927 des trucages surprenants.


Il y a également des extraits de films de propagande réalisés par la très controversée Leni Riefenstahl qui mit tout son art au service du nazisme.


Marlène Dietrich est aussi très présente à travers des lettres, des affiches de film, des vêtements et de très belles photos**. On peut tout de même s’étonner de ne pas voir la célèbre photo de « l’Ange bleu ».

Il y a d’autres lacunes dans ce musée trop sélectif. La grande oubliée, par exemple, est Romy Schneider dont on ne présente ni portrait, ni extrait de film. Est-ce parce qu’elle a préféré la France pour faire sa véritable carrière ?

      

V12BER-1895 musée allemand métropolis

Photo Michel Ledeuil : affiche pour Métropolis

 

 

 

 


 

 




Une balade à Cologne

Lire la suite...

Cologne est une ville d’Allemagne agréable qui possède la plus grande cathédrale gothique du pays et un ensemble de trois musées qui valent la peine d’être vus.

Cologne est très proche de la France et donc accessible en voiture. La visite de Cologne peut se faire soit sous forme d’un week-end prolongé, soit dans le cadre d’un voyage en itinérant.

Une balade à Copenhague

La capitale du Danemark est une ville agréable dans laquelle il fait bon flâner. Elle dispose d'un grand nombre de musées qui séduiront les amateurs de la sculpture et de la peinture du dix-neuvième siècle et des passionnés de la préhistoire.

 

Vous découvrirez également les différents châteaux appartenant à la famille royale et de nombreux parcs. Copenhague est située au milieu d'une région qui comporte de nombreuses curiosités, avec de nombreux châteaux***, un musée Viking*** et le panthéon*** des rois du Danemark à Roskilde et la possibilité d'effectuer une incursion maritime** en Suède.  

         

 

 

V16-DKNorge 10760 Copenhague le quartier du palais damalienborg vue vers léglise de marbrePhoto Michel Ledeuil : Le dôme de l'église de marbre vue de la place d'Amalienborg

 

Choisir son voyage

Trois jours suffisent largement pour découvrir l'ensemble des curiosités de Copenhague. Vous avez le choix entre les solutions suivantes :

  • solution 1 : un voyage en avion en week-end prolongé pour découvrir la ville,
  • solution 2 : un voyage d'une semaine qui vous permet de découvrir les importantes curiosités situées aux alentours. Dans ce cas je vous conseille de louer une voiture à l'aéroport et de loger en dehors de Copenhague,
  • solution 3 : un voyage de deux ou trois semaines au Danemark en combinant la visite de Copenhague avec les très nombreuses curiosités situées dans ce pays attrayant, reposant et méconnu,
  • solution 4 : un voyage de trois semaines en itinérant qui vous conduit vers la Norvège.

Les astuces

    • Notez les principales curiosités (musées, châteaux) que vous repérez à l’avance afin de profiter pleinement des balades en allant d’un site à l’autre.
    • Il n’est pas nécessaire de suivre les conseils des guides touristiques qui vantent la tourist card. Les horaires (10 heures – 17 heures) ne vous permettent pas de visiter plus de deux musées chaque jour.
    • La meilleure période pour séjourner à Copenhague est entre mai et septembre. A cette période, la longueur des journées vous assure de belles soirées.
    • Préparez son budget. En dehors de l’hôtel que vous paierez par carte bancaire, vous ferez toutes vos autres dépenses en monnaie locale. Il vaut mieux changer l'argent dans les banques situées dans le centre ville dans le quartier de Tivoli par exemple. Attention, certaines banques refusent de changer plus de 1.000 euros. Le prix des services, restaurants, boissons, parkings est environ 25% plus cher qu’en France à cause de la TVA très élevée.
    • Si vous venez d'Allemagne en voiture, faites le plein avant la frontière (c'est moins cher) et munissez-vous par précaution d'un peu d'argent liquide que vous aurez changé en France. Il n'y a pas de bureau de change à la frontière.
    • L'hôtellerie est très chère à Copenhague et dans tout le Danemark et parfois vétuste. Il faut compter au minium 170 euros par nuit pour deux personnes pour une chambre normale, plus de 220 euros dans le centre de Copenhague.  
    • Les restaurants ferment de très bonne heure le soir, parfois dès 19 heures ! Donc bien se renseigner auparavant sur les heures d'ouverture.
    • Si vous êtes en voiture, privilégiez les bed and breakfast ou appartements dans les environs de Copenhague. Il est possible de trouver dans les grandes surfaces des produits alimentaires de qualité et de manger à la française : charcuterie, fromage, fruits, etc...
    • Comme dans beaucoup de pays nordiques ou de l'est, l'habitude, au restaurant, est de ne prendre qu'un seul plat. C'est cher mais très copieux.
    • Le Danemark dispose d'excellentes bières ambrées. C'est ce qui accompagne le mieux leurs plats à base de poissons de la Baltique ou de Harengs en sauce. Ils ont également à la carte des vins du Chili ou d'Argentine de bonne qualité. Enfin, comme partout en Europe, vous pourrez vous rabattre sur de bonnes pizzerias. 
    • Tous les Danois parlent bien anglais. Ce sont des gens calmes et généralement très serviables.
    • Pour vos achats, sachez que tous les magasins ferment en général dès 17 heures même à Copenhague et sont fermés durant le week-end du samedi midi au lundi matin.
    • Les principaux musées sont fermés le lundi et n'ouvrent qu'à 10 heures les autres jours.

 

  • Si vous effectuez un simple séjour à Copenhague en avion, privilégiez un hôtel dans le centre-ville, ce qui permet de disposer de nombreux restaurants à proximité et de visiter toutes les principales curiosités à pied.

 

  • Si vous venez à Copenhague en voiture, faites en sorte de vous garer dans un parking payant et éviter les horodateurs. Les PV tombent très vite, les préposés sont très peu compréhensifs et les amendes très onéreuses.

 

  • Conduire dans l'agglomération de Copenhague est difficile à cause du manque de repères et l'absence d'indications dans le centre-ville. Munissez-vous d'un bon plan de la ville. D'autre part, de nombreux travaux pour la mise en place de nouvelles lignes de métro, gênent considérablement la circulation.

  

  • Si vous venez à Copenhague en voiture, je vous conseille d'y accéder le samedi et le dimanche. Vous éviterez ainsi les embouteillages nombreux sur les autoroutes d'accès à la capitale.

 

 

 

Faire son plan de visite


Le tableau ci-dessous fournit deux exemples de séjour qui combinent deux ou trois visites par jour avec les promenades dans les quartiers de la ville ou dans la région.  


Pour les repas, XX signifie un dîner pris dans l’appartement que vous avez loué, R1 un repas normal dans un bon restaurant avec une bonne bouteille de vin.
Pour l’accommodement Ho signifie hôtel, AP signifie appartement et BB signifie Bed&Breakfast.
 

 Cette solution 1 ne prévoit que la visite de Copenhague avec un hôtel en centre-ville.

 Capture-solution 1A

 

 

Cette solution 2 prévoit un hébergement dans la ville d'Hillerod dans un appartement avec la visite de Copenhague et de ses environs. C'est cette solution que je vous préconise, sachant que le coût des deux solutions est à peu près équivalent.

 

Capture-solution 2B

 

Se répérer dans Copenhague

Si vous avez réservé un hôtel dans le centre-ville, vous vous retrouverez toujours à moins d'un kilomètre de l'hôtel de ville (Râdhuset). Cette place est très animée et donne accès à la rue commerçante piétonne : la Stroget  

 
Si vous venez en voiture à partir de Hillerod vous trouverez un grand parking couvert à péage sur l'avenue Norre Voldgrade, sur la gauche du parc Orsteos.


À partir de ce parking, vous pouvez rejoindre toutes les principales curiosités de la ville qui sont distantes à moins d'un kilomètre.


Les principales curiosités sont décrites ci-après. Il s’agit principalement du musée national***, de la Glyptothèque***, du musée des Beaux-Arts***, du musée Thorvaldsen***, du château de Rosenborg**.

               

La balade dans le centre-ville*

Les ruelles du centre-ville semblent endormies jusqu'à 10 heures le matin et il est bien difficile de trouver un bar ouvert pour prendre un café. Les Danois sont au travail et les touristes sont absents puisqu'aucun musée n'est ouvert à cette heure.

 

C'est tout de même un moment agréable car vous pouvez flâner en vous dirigeant vers l'île au château autour de laquelle se situent les principaux musées de la ville. Vous pouvez admirer au passage la cathédrale protestante* et la belle fontaine aux cigognes* située sur une place qui est traversée de part en part par le Stroget.

 

V14-DK-8030 Hillerod rue de Copenhague

Photo Michel Ledeuil : rue du centre-ville de Copenhague tôt le matin

      

V10-COP-4825 fontaine aux cicogne

Photo Michel Ledeuil : la fontaine des cigognes sur la place d'Amager

 

 

V15-DK-8605 Kobenhavn centre ville vue sur le château

Photo Michel Ledeuil : vue du château de Christianborg près du musée national

V13DK-5100 Copenhague retour vers lhôtel de ville

Photo Michel Ledeuil : boulevard animé près de la Glyptothèque

 

Vous débouchez alors devant le vaste terre-plain sur lequel se dressent, le musée de Thorvaldsen** et le château de Christianborg. Vous pouvez pénétrer dans la cour de ce château mais il y a souvent des travaux et l'ensemble monumental présente peu d'intérêt.

La photo ci-dessus est prise devant le musée national*** que vous allez visiter. Les rues sont très animées