The Lady of Shalott est un poème romantique écrit par le poète anglais Alfred Tennyson en 1832. Il décrit le destin d'une jeune femme enfermée pour une raison secrète dans une tour voisine du château du roi Arthur, Camelot et qui ne peut apercevoir le monde réel qu’à travers un miroir.

Le résumé du poème


Le poème est très librement inspiré des légendes arthuriennes que les artistes romantiques anglais redécouvraient au début du dix-neuvième siècle.
La jeune femme était enfermée dans une tour et ne pouvait voir la réalité qu’à travers un miroir. Bien entendu, sa vision du monde réel était très limitée.

Shalott devant sa tapisserie       

Lorsqu’elle apercevait des personnes qui passaient dans le parc, elle les observait et se languissait en observant des couples amoureux.

 

Pour tromper son ennui, elle se mit à tisser ce qu’elle voyait sur une tapisserie mais son désespoir allait grandissant.


Un jour, apercevant le reflet de Lancelot passer devant le miroir, bravant l’interdit, elle se retourna pour découvrir qui était ce beau personnage. 
Le désir profond qu’il lui inspira entraîna le drame. Il lui semblait impossible de rester toute sa vie durant à voir le monde à l’envers et elle décida de s’enfuir de sa prison dorée. 

 

Parée de ses plus beaux atours, elle embarqua dans un bateau sur la proue duquel elle inscrivit « La Dame de Shalott ». Elle avait pris, comme seule couverture, la tapisserie qu’elle avait tissée et chantait sa complainte en naviguant vers Camelot.
Mais ses vêtements légers ne la projetèrent pas du froid qui s’abattit durant une bourrasque automnale. Elle grelottait et fut bientôt terrassée par la froidure.

 
Son corps gelé fut retrouvé peu après par les dames et chevaliers de Camelot, dont Lancelot, qui prièrent ensuite pour le repos de son âme.

 

Les illustrations du poème

Bien entendu, le poème de Tennyson ne pouvait laisser indifférents les artistes préraphaélites qui illustrèrent la vie et la mort de la jeune femme.
Dante Gabriel Rossetti, William Maw Egley et William Holman Hunt s’emparèrent du thème, mais c’est Waterhouse qui réalisa le plus grand nombre de tableaux de la Dame de Shalott tout au long de sa carrière.

Lady of Skalott par Waterhouse          

Cette magnifique peinture est typiquement préraphaélite.

 

Elle illustre l'histoire d'une femme vulnérable et condamnée par le destin, enveloppée dans une lumière chaude de fin d'après-midi.

 

La jeune femme est peinte fixant un crucifix, posé près de trois chandelles.


On sent sa détermination. Rien ne pourra l’arrêter désormais dans sa volonté de découvrir enfin le monde réel et de retrouver, si possible le beau prince qu’elle a entrevu tout à l’heure.

 

Mes impressions

J’ai découvert cette légende à travers la chanson ‘The Lady of Shalott” de Loreena McKennitt dont les paroles sont celles du poème, mais je pensais à cette époque qu’il s’agissait plutôt d’une princesse viking.


Cette impression fut renforcée lorsque j’ai découvert le tableau de Waterhouse lors de l’exposition temporaire sur les préraphaélites à Stockholm en 2009 car je n’avais pas fait le rapprochement avec le poème.


L’histoire elle-même est assez faible, pleine d’invraisemblances alors que la jeune femme qui transgresse les interdits pour s’affranchir du cercle qui l’étouffe a été très bien traitée par Hunt dans les illustrations et le tableau qu’il a réalisé.