Présentation

la jeune fille dEgvedtLa Jeune Fille d'Egtved

 

Christina est une journaliste suédoise et professeur d’ethnologie à l’Université de Stockholm. Elle réalise des recherches sur la momie de la ‘Jeune Fille d’Egtved’, morte en 1.370 av. J.-C. et dont on a retrouvé le corps dans son tombeau inviolé.

 

Son métier la passionne alors que son couple se délite. Igor, son mari, s’écarte d’elle sans qu’elle cherche vraiment les raisons de cette lassitude.

 

Sur la Grand Place de Stockholm, elle rencontre Hector, un Français qui prépare des voyages organisés en Scandinavie. Il vit à Rome avec sa fille Sabine alors que sa femme, Sylvia, archéologue réputée, dirige des fouilles dans le Péloponnèse. Le couple aimant qu’ils forment surprend Christina qui mesure la différence avec les relations chaotiques qu'elle entretient avec son mari.

 

Hector et Christina se découvrent une passion commune pour l’histoire de la civilisation viking, pour la Jeune Fille d’Egtved et pour de nombreux personnages retrouvés dans les tourbières du Jutland après avoir été sacrifiés aux dieux vikings.

 

Ils se trouvent bientôt entraîner dans une aventure amoureuse à laquelle Hector souhaite rapidement, mais sans succès, mettre un terme. Cette passion dévorante, qui se nourrit de l’envie d’être ensemble pour avancer dans leurs recherches, va générer un drame épouvantable.

 

Au travers de ce récit, on découvre les différents aspects d’une civilisation méconnue et le travail méticuleux réalisé par les chercheurs scandinaves sur les croyances de leurs ancêtres.

 

 

 


 

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Notes de l’auteur

Le roman débute en avril 2008 à Rome par un échange entre Hector Monsoreau et sa fille Sabine. Hector est directeur commercial adjoint de la société thèmes-voyages. Il gère avec rigueur son secteur qui couvre toute l’Europe méditerranéenne mais il désire développer de nouvelles destinations et s’intéresse désormais à la Scandinavie.


Il vit à Rome alors que sa femme, Sylvia, devenue une archéologue réputée, passe la majorité de son temps dans le Péloponnèse où elle dirige les fouilles et les restaurations du sanctuaire d'Asclépios à Epidaure.


La soeur de Sylvia, Ismène Viscolli vit également à Rome avec sa fille Laurenza. Elle est devenue directrice du marketing dans une grande firme italienne. Divorcée, libre et enjouée, elle constitue néanmoins un danger permanent pour le couple aimant que forment Hector et Sylvia.

 

Nous retrouvons ainsi, quinze années plus tard, certains personnages qui apparaissent dans les romans ‘l’Ombre de Polycaste’ et le ‘Retour de Polycaste’, mais il ne s’agit pas d’une suite de ces romans.


En effet, la majorité des scènes et l’intrigue se déroulent en Scandinavie et le personnage principal est une jeune femme suédoise Christina Oasen.
Elle est journaliste de la rubrique histoire et culture du journal Dagens Nyheter et professeur d’ethnologie à l’Université de Stockholm et elle vit à Stockholm.

 

Depuis longtemps, j’avais l’intention de conter les recherches réalisées sur les très nombreux corps retrouvés dans les tourbières du Jutland ainsi que sur la Jeune Fille d’Egtved dont le tombeau inviolé a été découvert fortuitement en 1921 par un cultivateur.  


C’est lors de voyages effectués dans le Jutland, en Norvège et à Copenhague entre 1971 et 1978, que j’ai découvert l’existence de l’Homme de Tollund dans le musée de Silkeborg et de ‘l’Egtved Girl’ dont les restes sont exposés dans le musée national à Copenhague.

À cette époque, nous ne connaissions pas grand-chose des rites funéraires, des sacrifices humains et des habitudes de la vie quotidienne des habitants de la période préviking.

 

Après m’être surtout intéressé, durant des années, à la mythologie grecque et au déroulement probable des événements qui conduisirent à la destruction de l’Empire minoen, à la montée en puissance des Achéens et à la guerre de Troie, j’ai eu envie de me replonger dans l’histoire des Vikings et des premières civilisations scandinaves.

 

Je n’ai pas pour autant perdu de vue les évolutions considérables de nos habitudes de vie entre 1991 et maintenant. L’euro a remplacé les monnaies nationales, la Grèce est tombée dans une crise profonde, le téléphone portable et les SMS ont bouleversé les échanges entre les personnes au détriment de la réflexion mais en apportant une plus grande réactivité.


Le roman vous propose la découverte de la préhistoire scandinave à travers les recherches que réalisent Christina et Hector. Au départ, leurs objectifs sont différents mais leur vision partagée nous permet de mieux appréhender les modes de vie et les atermoiements des chercheurs.

 

Le roman vous fait découvrir de nombreux sites archéologiques de la Scandinavie, mais également des personnages qui reprennent vie à travers le lyrisme d'Hector.

 

Le roman est aussi une incitation au voyage. De nombreuses scènes se déroulent dans le Péloponnèse, à Venise, à Rome, à Antalya et bien entendu à Stockholm, à Copenhague et à Oslo.  


Il s’agit également d’un roman d’amour. Nous découvrons au fil du récit les sentiments de chaque personnage. La morsure de l’absence de l’être aimée, la jalousie, les rancœurs, les zones d’ombre, la joie, la rupture, le refoulement d’une passion inassouvie, la lassitude, sans oublier l’amour filial à travers les rapports entre Sabine et son père.




Les personnages

Personnages romanesques :

 

Les personnages principaux :

 

Christina Oasen : Suédoise, 35 ans. Journaliste de la rubrique histoire et culture du journal Dagens Nyheter et professeur d’ethnologie à l’Université de Stockholm, vit à Stockholm.


 

Hector Monsoreau : Français 44 ans. Directeur commercial adjoint de la société thème-voyage, responsable du secteur Europe du Sud, vit à Rome.

 


Sylvia Viscolli : Italienne, 43 ans. Archéologue en chef. Dirige les fouilles et les restaurations à Epidaure en Grèce, vit à Rome et à Nauplie. Elle est mariée à Hector Monsoreau.


 

Ismène Viscolli : Française, 39 ans. Directrice du marketing dans une firme italienne, vit à Rome. Sœur de Sylvia, divorcée de Guiliano Alperto.


 

Sabine Monsoreau : Française, 15 ans, lycéenne, vit à Rome. C’est la fille de Sylvia et d’Hector.


 

Les autres personnages romanesques :

     

Bertel Oasen : Suédois, 38 ans, informaticien dans une SSII, frère de Christina Oasen, vit à Stockholm.


 

Birgitt Edelsson : Suédoise, 33 ans, ingénieur commercial dans une SSII, collègue de Bertel Oasen et d’Igor Eriksson.


 

Camille Pidabeau : Française, 24 ans, consultante en marketing, fille de Thierry Pidabeau, vit à Paris puis à Rome. Adjointe d’Hector Monsoreau.


 

Elena Theodoris : Grecque, 43 ans, responsable de l’agence Helliade à Nauplie, amie de longue date de Sylvia et Hector, vit à Drépano.


 

Igor Eriksson : Suédois, 34 ans, ingénieur commercial dans une SSII, responsable du secteur Norvège et Danemark, vit à Stockholm. Est marié avec Christina Oasen.


 

John Elstrup : Suédois, 36 ans. Journaliste à la rubrique sportive du journal Dagens Nyheter, collègue de Christian Oasen, vit à Stockholm.


 

Laurenza Viscolli : Italienne, 16 ans, lycéenne, vit à Rome, c’est la fille d’Ismène Viscolli et de Giuliano Alperto.


 

Olga Varesson : Suédoise, 33 ans, manucure, vit à Stockhom, amie de Christian Oasen.


 

Pauline Lucas : Française, 43 ans, Directrice commerciale adjointe de la société thème-voyage, responsable du secteur Amérique et péninsule ibérique, vit à Paris, collègue et ex-compagne d’Hector Monsoreau.


 

Renato Verratti : Italien, 30 ans, contrôleur de gestion de l’agence de Rome de la société thème-voyage.


 

Sandrine Marconi : Italienne, 25 ans, secrétaire de l’agence de Rome de la société thème-voyage.


 

Sven Konradsven : Norvégien, 30 ans, informaticien, hot line dans une SSII, collègue d’Igor, de Bertel et de Birgitt, vit à Oslo.


  

Thierry Pidabeau : Français, 58 ans, directeur général de la société thème-voyage, père de Camille, chef d’Hector et de Pauline, vit à Paris.


 

Valentine Gutierez : Française, 61 ans, avocate du barreau de Paris, mère de Sylvia et d’Ismène Viscolli, divorcée d’Andréas Viscolli, vit à Paris.

 


Wilhelm Rust : Allemand, 25 ans, stagiaire en archéologie à Epidaure.


 

Yannis Bilakis : Grec, 46 ans, restaurateur, mari d’Elena Theodoris, vit à Drépano.  

  

 

Personnages historiques.

 

Åsa Haraldsdottir d'Agder : reine viking du clan d’Agder, grand-mère du premier roi de Norvège Harald, sans doute inhumée, vers 860 apr. J.-C., dans le tumulus d’Oseberg près d’Oslo.


 

La jeune fille d’Egtved : princesse morte en 1370 av. J.-C. retrouvée dans son tombeau en 1921. Le nom d’emprunt donné dans ce roman est Gunhild.

 


L’homme de Tollund, la femme d’Elling : personnes retrouvées dans la tourbe dans la région de Silkeborg au Jutland dont les corps momifiés sont exposés dans le musée archéologique de la ville. Il est admis qu’ils ont été victimes de sacrifices humains.

 


Harald à la Dent Bleue : Fils du roi de Gorm et de la reine Thyra, premier roi de Danemark.

 

Personnages mythologiques.

 

Freyja : déesse du panthéon viking. Ses attributs sont étendus : Déesse de l’amour, de la fécondité et de la guerre juste.

 

Odin : dieu du panthéon viking. Ses attributs sont étendus. Il est le maître de l’Asgard, la demeure des dieux. Il est respecté de tous les dieux et craint de tous les hommes.  


Les illustrations

Cet article vous permet de découvrir, par l'image, les moments forts du roman "La Jeune Fille d'Egtved".

      

 V13DK-620A Château de Gottorf galerie préhistorique jeune fille dEgtveg format A5

 

  • Hector arrive à Stockholm et effectue ses premiers repérages

Il regarda machinalement sa montre. 13 heures 15. L’hôtel Galam se situait dans une rue de la vieille ville. Sa chambre située au quatrième étage était très spacieuse, avec un coin salon séparé de la partie chambre. Il se félicita de la bonne utilisation de l’espace et de l’ensoleillement correct en soirée. 

     

Stockl-004 lhôtel     Stockl-007 le coin salon
Photo Michel Ledeuil : Hôtel Gamla Stan dans la vieille ville de Stockholm


Après une installation rapide, il envoya un SMS à Sylvia « bien arrivé je t’aime » et un autre à sa fille. Il s’habilla chaudement et ressortit de l’hôtel pour effectuer les premiers repérages.

Le nez en l’air, il s’imprégnait de l’atmosphère de la ville. Il prenait quelques notes, contourna le palais Wangrel qui projetait sur la façade rose du palais Stenbock et descendit la rue qui mène au pied du palais pour découvrir les perspectives en direction de l’Hôtel de Ville et des quartiers ouest de la ville.

 

Stockl-041 du Canaleto       Stockl-060 au bord de leau
Photo Michel Ledeuil : vieille ville de Stockholm le palais Wangrel et la vue de l'Hôtel de Ville
  • La rencontre de Christina et d'Hector sur la Grand Place 

Le bar sur la Grand Place de Stockholm et Christina Oasen qui s'extasie devant le bébé que lui présente une autre jeune femme suédoise. Elle va ensuite s'installer à son tour pour boire une bière et elle fait fortuitement la connaissance d'Hector. 

 

Stockl-872 café      Stockl-095 Christina sur la Grand Place
Photo Michel Ledeuil : vieille ville de Stockholm la terrasse du bar sur laquelle Hector fait la connaissance de Christina

 

  • Hector découvre de Stockholm en compagnie de Christina

Lorsqu’il arriva sur l’embarcadère de Slussen, Christina était déjà là. Bien emmitouflée dans son anorak, elle battait des bras pour se réchauffer.
Lorsqu’elle le vit, elle fit de grands signes. Elle avait un large sourire.   

-Aujourd’hui c’est moi le guide, annonça-t-elle plaisamment en lui serrant la main.

Ils prirent le bac et arrivèrent vingt minutes plus tard sur l’île de Djurgarden.


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Photos Michel Ledeuil : le départ du bac de la station de Slussen et la vue de la vieille ville durant la traversée

 

  • La visite du Vasa

Ils effectuent la visite du Vasa et Christina raconte l'histoire du naufrage du navire amiral de la flotte royale suédoise. Elle s'étonne de la qualité de la photo prise par Hector du moule du visage reconstitué d'une des femmes victimes du naufrage.


Hector fera agrandir cette photo pour l'offrir à Christina pour la remercier des services qu'elle lui apporte pour qu'il puisse élaborer le voyage thématique "Stockholm à travers les âges".  

 

Stockl-557 le Vasa le pont       Stockl-565 femme
Photos Michel Ledeuil : Stockholm pont du Vasa et moule du visage d'une des victimes du naufrage du Vasa
  • La visite du parc Skangen

Ils poursuivent leur promenade dans le vaste parc du Skangen qui présente les différents aspects de la Suède. Après la visite des stabburs et de l'habitat campagnard, ils arrivent dans la partie consacrée à la faune nordique et assistent aux repas des phoques, des otaries et des rênes.


Christina, qui connaît les jeunes femmes qui s'occupent des animaux, leur présente Hector.

 

Stockl-686 la belle nouricière        Stockl-707 stabbur
Photos Michel Ledeuil : parc Skangen les jeunes femmes qui s'occupent des animaux et l'un des stabburs

 

  • La Jeune Fille d'Egtved

Christina et Hector séjournent à Copenhague et visitent le musée national et s'arrêtent longuement devant le cercueil contenant les restes de la Jeune Fille. 

Christina prit Hector par le coude en lui murmurant à l’oreille.
- Venez rendre hommage à la “Jeune Fille d’Egtved”. Je ne sais si vous avez connaissance des recherches en cours, mais auparavant il nous faut l’observer.


V13DK-3045 Copenhague musée national cercueil de la jeune fille dEgtved -détail        V13DK-3531musée national  vêtement de la jeune fille dEgtved
Photos Michel Ledeuil : Copenhague musée national le cercueil de la Jeune Fille d'Egtved et la reconstitution de sa tunique

Elle fit le tour de la vitrine dans laquelle était exposé le corps de la défunte. Elle soupira en se redressant et Hector fut surpris de la voir essuyer une larme. Elle s’aperçut que son compagnon l’observait et elle s’esclaffa, en se moquant d’elle-même.
- Depuis le temps que je travaille sur son cas, j’ai l’impression de la connaître un peu. Parfois, je lui parle dans mes rêves. Vous savez, c’est une momie extraordinaire. Chaque année nous découvrons grâce à elle de nouvelles traces de notre civilisation....

.... Elle désignait les vêtements placés sur un bustier, à l’autre bout de la salle. Elle parcourait avec des gestes gracieux la tunique et la jupe.
- Cette reconstitution est assez réussie. Cela nous a permis de mieux appréhender comment les vêtements étaient confectionnés. Vous avez vu la jupe ? Ce sont des chercheurs de l’Université d’Innsbruck, qui ont fait ce travail . 

 

  • Hector Sylvia et leur fille Sabine à Ostie

Il faisait beau. Sylvia s’est levée de bonne heure pour aller à la messe à Santa-Sabina. À chaque fois qu’elle pénétrait dans cette église, des tas de souvenirs heureux lui faisaient battre son cœur. Il lui semblait que Dieu lui-même avait accompli des miracles en lui offrant le « oui » improbable d’Hector devenu son mari.

Elle hocha la tête, avant de passer le fichu qu’elle avait sorti de son sac. L’église était presque déserte mais cela ne l’inquiétait guère. Elle pouvait se recueillir en priant pour se repentir de tout le mal qu’elle avait pu faire et cela la rendait sereine.


La première photo ci-dessous montre la nef de l'église Santa-Sabina où a eu lieu le mariage de Sylvia et d'Hector, deux années après la naissance de leur fille Sabine. 

La seconde photo montre la place d'Ostiende avec la pyramide et l'une des portes des remparts de Rome. C'est ici que l'on prend le train pour se rendre à Ostie.  

 

 Rome08-862 Santa Sabina       Rome08-420B-Pyramide
Photos Michel Ledeuil : Rome la nef de l'église Santa Sabina et la place d'Ostiende avec la pyramide


La visite d'Ostie en famille constitue un moment important dans le roman. On découvre à cette occasion les liens très forts qui unissent Hector et sa femme malgré et peut-être grâce à leurs absences prolongées et au douloureux secret qu'ils conservent depuis la libération de prison de Sylvia.


Sabine est heureuse d'avoir ses parents auprès d'elle. Elle partage les goûts de son père pour la mythologie et on sent qu'elle a été baignée dans cette atmosphère depuis sa tendre enfance. Sylvia est facétieuse et son humour caustique est gommé par l'immensité de l'amour qu'elle a pour son mari.


À cause de ce sentiment profond, sa jalousie vis-à-vis de sa soeur Ismène ou de sa fille ressurgit à tout propos. C'est un reflexe. La peur que son fantasque mari l'oublie ou banalise leur union. Trop exigeante pour accepter que leur histoire tombe dans la quotidienneté, elle a toujours des accès de colère et elle se trouve souvent entre rire et larme.

La visite d'Ostie et celles qu'ils feront dans les termes de Caracalla ou, à la fin du roman, à Antalya, ne suffisent pas à la rassurer mais n'est-ce pas le tribut qu'elle doit payer pour cet amour démesuré ?

  

2014-ROME-1465 Ostie mythe dHéphaïtos il tombe de LOlympe      2014-ROME-1480C Ostie Une rue en revenant du musée
Photos Michel Ledeuil : Ostie détail d'une frise décrivant le mythe d'Héphaistos et une rue de la ville antique

 

  • Le séjour à Venise d'Hector avec sa fille Sabine

On découvre au cours de ce séjour l'intensité de la complicité qui existe entre le père et la fille. À certains moments, on a l'impression qu'elle remplace Sylvia dans le cœur d'Hector et on comprend dès lors la jalousie entre la mère et la fille.


Sabine prend conscience de son immense privilège. C'est pourtant au cours de ce voyage qu'elle se pose, pour la première fois, la question des rapports que pourrait avoir son père avec d'autres femmes que sa maman.


Sabine est bien dans sa tête. Elle est persuadée que son père n'aime que Sylvia et elle s'en réjouit. Dans son esprit, il n'y a aucune confusion. Son père est souvent en voyage et se plaît avec elle lorsqu'il est à Rome. Sa mère est presque toujours à Nauplie et lorsqu'elle va la rejoindre, durant les vacances scolaires, c'est une joie pour elle de partager des moments d'intimité et leurs aspirations.


On sent bien que les deux femmes s'adorent même si elles partagent, pour des raisons très différentes, le même homme. Sabine admire sa mère qui est une archéologue réputée et une femme d'une grande beauté. Et qui sait se faire respecter. Dans son inconscient d'adolescente, elle rêve d'être comme elle et ajoute dans son univers son père comme le prince charmant qui adore sa mère et qui la comble de cadeaux.  

 

Ces photos représentent deux endroits mythiques de Venise : le pont vers l'Académie au dessus du canal grande et le bassin des gondoles sur la piazzetta. Hector, qui connaît très bien la ville, entraîne sa fille dans une série de parcours magnifiques.   

 

040-Venise07-Canal Grande vue de laccademie     023-Venise07-Vue de San Gorgio-02
Photos Michel Ledeuil: Venise le canal grande auprès de l'académie et la vue de San Giorgio à partir de la piazzetta

 

  • Le voyage d'Hector avec Christina en Scandinavie

Hector et Christina sont devenus amants et développent une relation amoureuse intense. Il y a pourtant un décalage. Christina a quitté son mari Igor. Elle tombe amoureuse d'Hector. Elle entrevoit à travers lui tout ce qu'elle aurait voulu connaître dans ses rapports conjugaux. Hector, qui s'est brouillé avec Sylvia, aime la présence de la jeune suédoise mais n'envisage, au départ, aucun projet avec elle.


Ils passent un séjour de rêve à Hillerod et lorsqu'Hector propose à Christina de faire l'ensemble du voyage tous les deux, elle refuse tout d'abord.


Elle a vu le danger. Elle craint que sa passion non partagée l'entraîne vers une impasse. Et pourtant elle accepte. La peur de la solitude, l'espoir inavoué de voir Hector développer des sentiments plus forts au point de demander le divorce, l'amène à se lancer dans cette aventure insensée.

Dès lors, elle sera constamment partagée entre le refus de plonger dans une voie sans issue et son envie de se faire carresser par un amant assidu et par un homme qui la couvre de compliments et qui partage sa passion pour l'histoire.


  • La visite de Roskilde

Ils prirent la direction de Roskilde. Le brouillard se dissipait peu à peu. Christina avait le visage fermé. Elle était mécontente d’elle-même. Je suis stupide. Pourquoi faire une scène digne d’une gamine ? Et, lui, il ne dit rien. Il me laisse face à mes tourments.

Elle admit soudain que si Hector ne disait rien c’est pour qu’elle puisse reprendre son calme. Elle rejeta sa tête en arrière car elle sentait à nouveau des larmes qui venaient lui piquer des yeux. Je suis follement amoureuse, se dit-elle. Me voilà bien.

Il roulait lentement. La route rectiligne était parsemée de limitations de vitesse, de feux tricolores, de villages endormis. Ils se garèrent sur le parking du musée Viking et firent la promenade sur la digue en bois qui fermaient le port.

- Roskilde sera un moment important du circuit, annonça Hector. Avec la visite du musée, le restaurant viking là-bas et, si le temps le permet, une longue excursion en drakkar dans le fjord. Les guides pourront ainsi parler de la période la plus récente et des dévastations que vos ancêtres firent sur nos côtes.

Ils reprirent la voiture pour se rapprocher du centre-ville et parcoururent à pied les quelques centaines de mètres qui les séparaient de la cathédrale.

 

Les deux photos présentent le grand drakkar du musée viking de Roskilde et le tombeau de la reine Margrethe 1er qui fut tour à tour reine de Danemark, puis de Norvège puis de Suède. C'est dans la cathédrale de Roskilde que sont inhumés la majorité des souverains de Danemark.

 

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Photos Michel Ledeuil : Roskilde le grand drakkar du musée viking et le tombeau de la reine Margrethe 1er

 

  • La visite de Jelling

Ils se garèrent à proximité du site, surprenant et mal mis en valeur. L’église blanche était construite à mi-chemin entre les deux grands tumulus eux-mêmes reliés par deux rangées de menhirs. Elle se dressait au milieu d’un cimetière bien entretenu.


Ils montèrent en se tenant la main sur l’un des deux tumulus destinés à recueillir les corps du premier roi de Danemark Gorm et de sa femme Thyra.

- Il semble que les souverains aient été finalement enterrés dans le tumulus nord, dans une chambre funéraire destinée à recueillir leurs corps mais aucun ossement n’a été retrouvé, affirma Christina. On a élaboré des tas d’hypothèses toutes aussi farfelues sur l’existence d’un seul tombeau alors qu’il y a ces deux tumulus. J’ai même lu que cela était fait pour leurrer les pillards, tu parles.

- Et alors, selon toi ?

- Je n’ai pas d’avis. Harald a voulu élever un vaste ensemble monumental. Ces tumulus peuvent être le symbole des pouvoirs du roi et de la reine. Certains textes prétendent que la reine Thyra avait du caractère et que c’est elle qui a fait construire de nombreux monuments. Ceci n’est pas avéré, mais son fils Harald l’a glorifié puisqu’il la place, au moins, sur un pied d’égalité avec le roi, son père.

Ils redescendirent de la butte pour se rapprocher des deux pierres runiques situées auprès de l’église. Christina s’amusa à déchiffrer les runes qui apparaissaient encore sur le granit. Elle était dans son élément.

- J’ai fait un article sur ce site, il y a deux ans. Ces deux pierres nous fournissent des indications précieuses. La première porte pour indication : “Le roi Gorm érigea ce monument en l’honneur de sa femme Thyra, l’orgueil du Danemark”. Sur la seconde, la plus grande, est inscrit : “Le roi Harald fit ériger ce monument en l’honneur de son père Gorm et de sa mère Thyra. Ce même Harald qui conquit le Danemark tout entier ainsi que la Norvège et convertit les Danois au christianisme”.  

- Bravo. Tu vois que tu pourrais être un bon guide.

Elle haussa les épaules en souriant avant de poursuivre.

- C’est Harald qui a choisi Roskilde comme capitale, en remplacement de Jelling. Ce geste confirme bien qu’Harald se retrouvait à la tête d’un vaste royaume maritime qui dépassait l’étroitesse du Jutland central.

 

V10-COP-550-Jelling la grande pierre runique      V16-DKNorge 995 Jelling vers le tumulus sud
Photos Michel ledeuil : Jelling  La grande pierre runique et le tumulus sud pris à partir du cimetière

 

  • Visite de Silkeborg et de Fyrkat

Ils arrivèrent à Silkeborg en milieu d'après-midi et effectuèrent la visite du petit musée de la ville.

Bien entendu, « l’homme de Tollund » constituait la pièce maîtresse de cette section du musée. Une salle entière lui était consacrée. Christina fit le tour du cercueil de verre dans lequel la momie avait été replacée.Elle expliqua.
- Cet homme a été offert aux dieux en sacrifice. Sans doute a-t-il été pendu car une longue corde est encore passée autour du cou. Son corps, découvert dans une tourbière en 1950, est admirablement conservé. Après son supplice, il a été déposé dans la tourbe où il se momifia. Les traits reposés du visage nous ont permis d’émettre comme hypothèse que les suppliés étaient rendus à leur famille pour être ensevelis dans ce marais.

 

V13DK-1792 Silkeborg musée lhomme de Tollund      V16-DKNorge 1765 Fyrkat la forteresse
Photos Michel Ledeuil : Tête de l'Homme de Tollund à Silkeborg et vue générale de la forteresse circulaire de Fyrkat


Ils firent une visite studieuse de Fyrkat. Hector était subjugué par la forteresse circulaire et par la grande maison viking qui avait été reconstituée un peu à l’écart. C’est superbe, c’est merveilleux. Il n’avait pas suffisamment de qualificatifs. Christina s’en amusait.


Ils parcoururent le rempart. Christina lui servit de guide. Je connais bien l’endroit. Je pense que tes groupes vont être très surpris de l’étendue de la forteresse. Tu sais qu’elle n’a jamais servi ? Je veux dire qu’elle n’a été occupée que pendant une très courte durée. Cinquante ans à peine. Sans doute était-elle mal placée. Les fjords danois sont entourés de sables qui les ont vite comblés alors les populations se déplaçaient pour trouver de meilleurs emplacements. C’est ce qui est arrivé au village de Lindholm Hoje que nous irons voir tout à l’heure.

 

  • Visite de Lindholm Hoje

Ils grimpèrent sur la colline pour découvrir les immenses vestiges des sept cents tombes.

Ils déambulèrent, au milieu des alignements de pierres qui représentent tantôt des navires, tantôt des triangles. Mais le plus souvent, il y avait juste des quelques pierres entassées ou au contraire une seule énorme pierre placée au-dessus de l’endroit où se trouvait le bûcher ou la sépulture.


Ce fut Hector qui rompit le premier le silence, proche du recueillement, qu’ils s’étaient tacitement imposé.
- Je ne sais s’il vaut mieux commencer la visite par la nécropole ou par le musée.
- Par les tombeaux, Hector. Tu les emmènes en haut de la colline, tu leur expliques et tu les laisses déambuler comme nous venons de le faire. Ils seront impressionnés. Il sera bien temps de leur fournir toutes les explications après qu’ils aient eu le temps de s’imprégner du décor et prendre quelques photos. Tiens, je t’ai préparé un texte. Il provient d’un article que j’ai rédigé il y a bientôt dix ans pour le Dagens. C’était pour mon stage et il paraît que j’ai bien fait les choses. Elle rit. Tu veux que je te le lise ?
- Hm-hm. Avec ton accent superbe, ce sera parfait. Il lui déposa un baiser furtif.    

- Bon ! J’y vais. Ce site a été habité durant plusieurs siècles puis abandonné par les habitants à cause des changements climatiques. Le vent avait poussé le sable le long de cette pente et les fermiers migrèrent sans doute vers des terres plus fertiles. On a trouvé des traces de plusieurs villages et même des maisons construites au-dessus de certaines tombes. En absence d’indication, il faut supposer que la terre s’appauvrissait vite et que les fermiers se sont déplacés d’un côté de la colline à l’autre au fil du temps. La plupart des corps étaient incinérés. Autour des restes étaient placés quelques ustensiles ou bijoux ayant appartenu aux défunts. Les rites funéraires, la disposition des lieux, les détails vestimentaires, les scènes de la vie quotidienne sont magnifiquement illustrés dans le petit musée que vous allez voir tout à l’heure.

 

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Photos Michel Ledeuil: Lindholm Hoje : la nécrople avec 700 tombeaux et la reconstitution d'une crémation dans le musée

 

  • L'arrivée en Norvège

Le navire se faufilait entre les nombreuses îles qui parsemaient le fjord. Les rayons du soleil scintillaient sur la mer côté bâbord et donnaient du contraste entre la couleur plomb des flots, les rives de granit rose, les forêts sombres des conifères et les maisons blanches ou rouges qui formaient des taches multicolores


Vers 18 heures, ils aperçurent au loin l’Hôtel de Ville d’Oslo. Un autre navire appareillait et les bacs faisaient la navette entre les différents quartiers qui s’étalaient tout autour du fjord.

 

V15-DK-2765 traversée lentrée dans le fjord     V15-DK-2846 arrivée à Oslo
Photos Michel Ledeuil : remontée du Fjord d'Oslo par bateau et arrivée en vue de la capitale norvégienne

 

  • La visite de Bygdoy
V15-DK-3075C Stavkirke à Bygdoy    

Hector et Christina ont passé une excellente soirée dans une taverne dans le centre d'Oslo et une nuit d'amour dans leur chambre d'hôtel.

 

Ils vont jusqu'au parc de Bygdoy en voiture et font une longue promenade dans le parc dans lequel ont été reconstitués plusieurs villages avec de nombreux stabburs. Ils découvrent à cette ocasion la très belle Stavkirke.


Après avoir déjeuner dans la taverne du musée, ils poursuivent à pied en direction du musée d'Oseberg.


Ce dernier présente les trois drakkars ayant servi de tombeaux ainsi que les très nombreux objets placés dans la chambre funéraire et sur le pont du navire de celui d'Oseberg.


Hector va profiter de la visite du magnifique musée pour raconter l'histoire de la reine Åsa Haraldsdottir d’Agder. Il prend pour hypothèse que le navire trouvé sous le tumulus d'Oseberg est le tombeau de la reine qui aurait vécu vers 840 apr. J.-C.  

 

V16-DKNorge 3633 Bateau Viking dOseberg    V16-DKNorge 3650 Bateau Viking de Gokstad     V15-DK-3405 Bateau Viking dOseberg tête période classique
Photos Michel Ledeuil : musée d'oseberg à Bygdoy  : les navires d'Oseberg de Gokstad et un détail d'un traineau

 

  • La visite de Tanum

Christina et Hector ont quitté la Norvège. La tension monte car ils sont désormais sur le chemin du retour et leur idylle risque de prendre fin. Ils s'arrêtent à Tanum pour voir les gravures rupestres qui sont au programme du voyage qu'a préparé Hector.


Les fresques ont été gravées par martelage à l'aide de pierres dures sur des dalles pentues de granit sur lesquelles l'eau de pluie ruisselle. La datation reste incertaine mais on admet qu'elles ont été réalisées entre 1.800 et 800 av. J.-C.


Elles sont donc contemporaines de la Jeune Fille d'Egtved qui serait morte en 1.370 av. J.-C. La couleur rouge a été mise par les restaurateurs pour qu'on puisse apercevoir ces gravures. Il est probable que ces gravures étaient enduites d'un piment ocre rouge dans l'antiquité mais on n’en a aucune certitude.      

 

V15-DK-6340 Tanum site de Fossum la femme      V16-DKNorge 9395 Tanum site de Fossum archer
Photos Michel Ledeuil : Tanum en Suède : gravures rupestres représentant une femme et des chasseurs

 

  • Le drame d'Uddevalla

C'est dans cette petite ville de Suède que va se dérouler l'épouvantable drame. Christina et Hector s'installent dans la belle suite de leur hôtel mais ils n'auront pas l'occasion d'y passer une nuit d'amour.


Hector effectue un séjour prolongé dans la ville qu'il n'a pas le droit de quitter tant que l'enquête sur l'agression de Christina n'est pas close et va se détendre le long du superbe fjord qui borde la ville.

 

V15-DK-6550 Uddevalla chambre de lhôtel       V15-DK-7000 Le fjord dUddevalla
Photos Michel Ledeuil : Uddevalla en Suède la chambre d'hôtel et la vue sur le fjord au sud de la ville 

 

  • Voyage à Antalya d'Hector et de Sylvia

Après toutes les épreuves qu'ils ont dû endurer, Sylvia et Hector vont se réconcilier. Pour ce faire, Hector tient une promesse qu'il avait faite à sa femme, de longue date, de l'emmener voir les vestiges archéologiques situés dans la région d'Antalya.


Ils séjournent avec leur fille dans l'hôtel Aspen situé dans la vieille ville et rayonnent autour de la ville. La découverte de l'amphithéâtre de Perge n'est qu'un prétexte pour se retrouver en famille.

 

V97-Turc005 Antalya hôtel Aspen     V97-Turc057 Perge lamphithéâtre
Photos Michel Ledeuil : Antalya la piscine de l'hôtel Aspen et l'amphithéâtre de Perge


Le drame de la jalousie, la rupture, le divorce sont balayés pour un temps mais Sylvia n'est pas dupe. Elle sait que Christina a désormais une grande place dans le cœur d'Hector.


Fort heureusement, elle a un atout formidable. Elle est une archéologue réputée, reconnue par tous pour son savoir, courtisée par des prétendants et par les plus grandes chaînes de télévision italiennes.


Elle sait qu'Hector est fier d'elle. Elle le voit dans ses yeux, dans chacun de ses gestes. Elle doit être vigilante, aimante, plus souvent auprès de lui et elle doit également cultiver son mystère afin que son mari ait, à chaque fois, envie de la reconquérir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contexte historique

Le roman couvre une large partie de l’histoire préviking puisqu’il s’agit du thème principal d’un des deux voyages que prépare Hector Monsoreau.

L’autre voyage qu’il a préparé est intitulé « Stockholm à travers les âges ».

Afin de bien appréhender l’histoire des Vikings, il est bon d’avoir quelques repères chronologiques : 

 

  • Avant 2.500 av. J.-C.

Les populations provenant du centre de l’Europe se sont déployées en direction de l’ouest lorsqu’il s’agit des Celtes et du nord lorsqu’on fait allusion aux différents peuples scandinaves.

 

Au sud, les Pélasges envahissent la péninsule grecque et détruisent l’ancienne civilisation dont les survivants se réfugient dans les Cyclades.

 

Vers l’Ouest, du nord de l’Italie à la péninsule ibérique, en Armorique et dans les îles Britanniques se déploient des peuples celtiques.

 

Vers le Nord, les Scandinaves et certaines populations germaniques remontent vers des terres inhabitées au fur et à mesure du recul de la glaciation.

 

Tous ces peuples, qui proviennent du centre de l’Europe, se connaissent et ont des modes de vie très proches.


Ce sont les conditions climatiques qui provoquent, à la marge, des différences dans le développement agraire, artistique puis dans la manière d’honorer les divinités et les défunts.    

 

Les nombreux tumulus découverts dans le Jutland ou dans les grandes plaines de l’Europe du nord témoignent de l’identité des pratiques à la même époque que celle des Celtes, en Andalousie, à Malte ou en Armorique par exemple.
     

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Photo Michel Ledeuil : Dolmen dans le Jutland près d'Aarhus

 

  • Entre 2.500 et 1.000 av. J.-C.  

Au sud, les Pélasges ont été remplacés par les Achéens puis par les Doriens. À partir de 1850 av. J.-C., les Achéens bâtissent les premiers palais comme Mycènes et honorent les morts dans des tombes collectives à coupoles.

 

Au Nord, les populations scandinaves et germaniques développent l’élevage, cultivent la terre, pratiquent la chasse et la pêche et fondent des hameaux qui se rassemblent autour d’un chef de clan.

 

Ces populations font du commerce et se font également la guerre, pour voler du bétail et prendre possession de meilleures positions stratégiques ou de meilleures terres. On sait que, dans le Jutland, les populations étaient sédentaires mais se déplaçaient, au fil de années, lorsque la terre s’appauvrissait.

 

Nous connaissons bien cette période de l’histoire grâce aux fabuleuses gravures rupestres découvertes en Suède dans la région de Tanum et grâce au tombeau de la Jeune Fille d’Egtved qui serait morte en 1.370 av. J.-C.   

 

Des découvertes récentes démontrent également que le commerce entre les populations scandinaves et celle du centre et du sud de l’Europe était beaucoup plus développé qu’on l’avait imaginé. C’est pourtant logique. Les clans se divisaient lorsque la population se faisait trop nombreuse et allaient créer de nouvelles colonies (comme les Grecs qui ont édifié de nombreuses villes en Sicile ou dans le sud de l’Italie à la même époque).

 

Mais les clans restaient en contact et faisaient des échanges commerciaux et des alliances qui se traduisaient parfois par des mariages entre les princesses et les princes héritiers des clans.

 

  • Entre 1.000 et 200 av. J.-C 

Les populations nordiques sont remontées jusqu’en Norvège et en Suède. La conquête de nouvelles terres nécessite les progrès dans la navigation et dans la structure des navires.

La population s’accroît rapidement. Bloqués au nord par les terres arides, ces peuples doivent également faire face à un nouveau danger provenant du sud avec les Angles, les Saxons.

 

Un peu partout, les terres deviennent trop rares pour nourrir la population et les guerres entre clans deviennent plus fréquentes. Les castes au sein d’un clan se développent. On distingue les guerriers chargés de défendre le clan et les fermiers chargés de les nourrir. Ce sont les prémices des classes qui verront le jour dès le haut moyen-âge.      

 

Les prêtres qui sont chargés d’honorer les dieux font alliance avec les chefs de clans. Les Dieux qui étaient auparavant des divinités favorables aux hommes deviennent plus puissants. Odin, puis son fils Thor, apparaissent alors.

 

Il faut calmer leur courroux et leur faire des offrandes. C’est à cette époque que se développent un peu partout les sacrifices humains. Ces sacrifices sont peut-être plus anciens mais nous n’en avons pas de preuves à ce jour.

Nous pouvons admettre tout de même que ces sacrifices existaient depuis longtemps chez les Grecs avant de disparaître.

Les sacrifices humains étaient répandus au sein des populations celtes, ce qui est attesté par des pierres de sacrifice découvertes sur de nombreux sites.

Dans le Jutland les nombreux corps découverts dans les tourbières démontrent que cette pratique était fréquente. Au même endroit, un grand nombre d’objets de grande valeur jetés en offrandes aux dieux.

  

  • Entre 200 av. J-C. et 450 apr. J.-C. 

Les faits marquants de cette période se résument aux premières confrontations avec les populations slaves et avec l’Empire Romain.

La découverte de grandes embarcations comme le vaisseau de Nydam démontre que le commerce est florissant entre les différents peuples scandinaves.


Nous assistons au développement de particularités entre ces peuples.


Les Goths, qui occupent la partie située entre le sud de Stockholm et la Scanie, se déplacent vers le sud et pénètrent dans les régions appartenant à l’Empire Romain.

 

    

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Photo Michel Ledeuil : le vaisseau de Nydam à Schleswig

Ils dévastent tout d’abord la Grèce avant de migrer vers l’Italie puis vers la péninsule Ibérique. On parle alors d’Ostrogoths et de Wisigoths.

 

Plus au nord, les Varègues développent les premières colonies en Finlande et le long des grands fleuves de la plaine russe. Ils commercent avec les Byzantins avec lesquels ils sont en contact depuis longtemps car les Grecs ont créé dès la plus haute antiquité des comptoirs en Tauride (la Crimée actuelle).

 

Les Danois, les Jutes et les Norvégiens ne forment à cette époque qu’un seul peuple mais leurs habitudes de vie, liées à la géographie, vont transformer leur comportement au cours des siècles.

On parlera bientôt de Normands qui sont principalement les Jutes, les Angles et les Danois dont la population est trop élevée et qui vont coloniser des terres plus à l’ouest.

Les Vikings, qui se comportent comme des pillards, proviennent pour la plupart de la Norvège actuelle. 

   

  • Entre 450 et 900 apr. J.-C.

Durant cette période les Varègues colonisent la Russie actuelle pratiquement vide d’hommes et créent toutes les grandes villes comme Kiev en 879. Ces colons vont bientôt prendre leur indépendance et développer leur propre histoire. La création du premier royaume russe date de 862.

Ils conduisent plusieurs attaques contre Constantinople entre 940 et 997.


Les Wisigoths créés des royaumes en Espagne et en Aquitaine où ils seront bientôt chassés, par les envahisseurs musulmans au sud et par les Francs au nord.

Les Ostrogoths s’installent avec Théodoric en Italie et ils seront chassés par la reconquête byzantine (Rome, Ravenne) et par l’arrivée des Lombards.

 

Les Normands créent le royaume d’Angleterre en 866 (le Danelaw) et le duché de Normandie en 911. Les Jutes et les Danois seront unis par le premier roi de Danemark : Harald à la Dent Bleue qui imposera la religion chrétienne avant d’être renversé par son fils Svend qui va rétablir provisoirement les anciens dieux. L'union éphémère de tous les Normands se fera sous le règne de Kund le Grand.

 

Les Vikings norvégiens de la région de Bergen vont coloniser l’Irlande et créent la ville de Dublin puis s’installeront au fil des siècles dans les îles Féroé (en 825) et en Islande en 874.

Les autres Vikings norvégiens, descendant de la reine Åsa Haraldsdottir d'Agder dont il est question dans ce roman, fondent le premier Royaume de Norvège en unifiant l'ensemble des terres et des clans qui peuplaient le fjord de la région d'Oslo.


Cette période de la civilisation viking est connue grâce aux fouilles effectuées à Oseberg ayant abouti à la découverte du tumulus contenant le drakkar et le trésor de la reine Åsa Haraldsdottir et dans le superbe site archéologique de Lindholm Hoje qui comporte plus de 700 tombes vikings.


Les expéditions des peuples scandinaves sont de plus en plus lointaines. Dès qu'ils ont construit une base, un comptoir ou une colonie, ils poussent plus loin leurs découvertes à l'intérieur des terres ou par la mer. Ils pillent les villes et les monastères. Ils remontent les fleuves et font de fréquentes incursions jusqu'en méditerranée où ils se trouvent confronter à l'invasion musulmane qui occupe l'Afrique du Nord et la péninsule ibérique.


La carte exposée dans le musée de Roskilde montre l'étendue de l'expédition viking au fil des siècles.


 V10-COP-2380 la carte des parcours

Photo Michel Ledeuil : carte synthétique exposée dans le musée Viking à Roskilde


Les faits rapportés dans ce roman couvrent toute la période préhistorique jusqu’à l’unification du Danemark et de la partie norvégienne située dans le fjord d’Oslo vers 850 apr. J.-C. 

 

 

 

 

 

Commentaires des lecteurs

Marion.

Une belle suite des deux précédents romans et j'ai été ravie de retrouver les personnages. Je trouve dommage qu'Ismène vive seule et n'ait pour seul espoir la reconquête improbable d'Hector.

ce roman nous permet de voyager un peu partout en Europe et c'est bien agréable. 

 

Julien.

J'ai redécouvert la Scandinavie sous un oeil nouveau. J'aime bien Christina et je comprends Hector. Le style est agréable.   

 

Nathalie.

J'ai pu tour à tour m'identifier aux trois femmes du roman. Christina n'a vraiment pas de chance. Elle mérite mieux que cela. j'espère qu'elle va trouver le véritable amour dans un prochain roman. mais les hommes sont les hommes...


Valérie.

j'ai beaucoup aimé. Il y a plein de rebondissement et le style est agréable à lire.



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