Présentation

l ombre de polycasteL’ombre de Polycaste


Sur une route du Péloponnèse, un incident fortuit met en présence Sylvia et Hector. Ils ont, pour des raisons différentes, une même passion, celle de la Grèce antique.
Sylvia, jeune archéologue, plonge dans l’histoire d’une manière scientifique en dirigeant des fouilles, alors qu’Hector préfère donner vie, à partir des textes homériques ou de sa propre analyse, à de nombreux personnages.
Cassandre, Phèdre, Thésée, Polycaste, Hélène, font parties de ceux-là.

Hector prend pour hypothèse que la guerre de Troie a bien eu lieu, que la majorité des personnages mythiques ont réellement vécu et que la mythologie n’est qu’une transmission orale de faits réels qui ont déchaîné tant et tant de passions.
Sans être dupe, Sylvia se laisse embarquer dans l’univers fantasque de son nouveau compagnon et redécouvre, sans déplaisir, les sites archéologiques qu’elle pensait connaître.

Pourtant, la douce harmonie qui s’installe entre eux va être bousculée par l’arrivée de la sœur de Sylvia. Celle-ci sert, bien malgré elle, de révélateur en dévoilant une partie du terrible secret qui tenaille Sylvia et secoue la famille des Viscolli.

Hector apprendra, à ses dépends, combien la jalousie de la jeune femme peut se révéler destructrice alors qu’elle-même est prise au dépourvu par la part grandissante qu’ont pris, dans sa vie, les héros grecs et notamment Cassandre qui devient, à ses yeux, une rivale.


 

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Notes de l’auteur

 

Cassandre

J’ai longtemps hésité à faire le récit de la vie de Cassandre, la fille aînée de Priam, princesse troyenne, prêtresse de Loxias.

Ses démêlés avec les conseillers de son père et les prêtres imbus de leurs savoirs, son désamour avec le dieu qu’elle doit honorer, son amitié profonde pour Enée, son don de prévoir l’avenir, son assassinat à Mycènes pouvaient servir de trame à un roman qui aurait retracé les dix ans de lutte entre les Achéens et les Phrygiens. Mais ce thème, même élargi au-delà de la terrible guerre de Troie, m’est apparu un peu trop conventionnel.

 

Je n’ai jamais souhaité faire un livre de récits de voyage, malgré les nombreuses notes prises et mises en forme depuis plus de trente ans. Je trouvais cela peu attrayant car l’absence d’intrigues, sauf à affabuler, m’aurait amené à plagier un guide touristique illustré d’une riche expérience personnelle.

Pourtant, l’envie de flâner, par le récit, au milieu de la Toscane, dans les villes de Rome, de Vienne ou de Paris ou sur les routes du Péloponnèse, dans le temps présent, était grande.

 

Sylvia

Il me fallait une intrigue. Une jeune femme italienne, brune avec des cheveux qui frisottent, sûre d’elle-même en apparence, moqueuse, un brin hautaine, jalouse, cultivée mais non pédante, respectée pour sa compétence et son savoir, qui dirige une partie des fouilles à Epidaure.
Un jeune homme qui exerce le métier passionnant de management touristique, un brin fantasque mais très professionnel lui-aussi.
Ils ont pour point commun d’exercer un métier en relation directe avec leur passion. Ce n’est pas si fréquent. De ce fait, on a l’impression qu’ils font, en dilettante, ce qui leur tient pourtant le plus à cœur.

 

Il fallait qu’ils s’opposent l’un à l’autre. C’est pourquoi j’ai voulu que Sylvia soit constamment en rupture avec les récits de poétiques mythologiques que lui distille Hector. Mais cela ne me paraissait pas suffisant pour retenir l’attention d’un lecteur même averti.
Une crise de larmes à Trézène, sur le site où le drame entre Phèdre, la sœur d’Ariane, et son beau-fils Hippolyte se déroule, doit mettre le lecteur sur une première piste d’un terrible secret que Sylvia garde en elle.

Il me fallait parler de Cassandre, mais sans en faire, tout du moins en apparence, un personnage principal. Elle me sert, tout au long, du récit, comme fil conducteur et provoque, d’une manière incongrue, la jalousie de Sylvia.

 

Ismène

Il me fallait une petite sœur, blonde qui se donne une apparence de jeune femme à la page, écervelée, un brin superficielle, velléitaire, alors qu'elle est, au contraire, intelligente, cultivée et séduisante.

Jamais je n’ai pensé à tomber dans le piège d’une simple opposition entre deux sœurs qui se partageraient le même homme. Si cela doit arriver, cela est fortuit et ne doit pas bouleverser les événements.


Le choix des prénoms a son importance. Elle s’appelle Ismène, comme la sœur d’Antigone et elle en a le caractère. Elle est attachante et complexe. Elle aime la vie et n’hésite pas à quelques lâchetés pour préserver son indépendance et pour fuir les obstacles de l’existence.


Si Ismène est comme dans la célèbre tragédie qui secoue la ville de Thèbes, il ne faut pas chercher dans les agissements de Sylvia une quelconque ressemblance avec ceux d’Antigone.

 

Polycaste

Le choix de Polycaste pour le titre du roman est surprenant. Elle n’apparaît qu’une seule fois dans l’Odyssée, lors de la venue de Télémaque à la Pylos des Sables. L’idée m’est venue de lui donner consistance en pensant à la belle baignoire que les archéologues ont dégagée lors des fouilles du palais de Nestor et à la scène qui doit s’y dérouler si l’on suit le récit d’Homère.

 

Le roman m’a obligé à creuser certaines hypothèses, sur la genèse de la guerre de Troie et sur un grand nombre de mythes. Le stratagème de Tyndare, le père d’Hélène, le complot d’Antiloque, le fils aîné de Nestor, la stupidité d’Agamemnon, la colère de Clytemnestre, le sacrifice d’Iphigénie, la mort d’une reine des Amazones sous les murs de Troie, dont je ne connaissais même pas le nom avant de commencer le roman, la mort d’Andromaque, celle d’Ismène, les amours d’adolescents de Cassandre et d’Enée parsèment le récit.

 

Un roman d’amour

Il ne faut pas être un fanatique, ni des romans historiques, ni de la mythologie, pour parcourir ces pages et les faits qui y sont relatés, même si un grand nombre d’entre eux se déroulent autour de 1250 avant J-C.
Ils ne sont que des clins d’œil qui ne changent rien, sauf à les prendre pour révélateur, au conflit et à l’amour naissant entre Sylvia et Hector.    

 

J’ai fait une place particulière à Hélène de Sparte, pour rétablir l’honneur de cette belle et fière princesse qui est souillée par l’histoire rocambolesque de son enlèvement par Pâris. Cette hypothèse est si grossière qu’il m’a fallu donner une autre signification sans modifier aucunement le sens des textes sur lesquels je m’appuie.

 

J’ai une autre place pour Cassandre pour conter sa véritable histoire. Celle d’une princesse en butte avec le pouvoir des hommes et qui ne sait pas se taire. Cassandre devient charnelle, très moderne dans son désir d’imposer ses vues malgré son sexe.

 

Je n’ai pas cherché à mettre, dans les conversations d’Hector et de Sylvia, des explications sur la mythologie ou sur l’état des fouilles. Ils sont dans leur petit monde et savent donc très bien de quoi ils parlent. J’ai préféré placer, en note de bas de page, les indications nécessaires à la compréhension des faits qu’ils relatent.

L’histoire se déroule entre 1991 et 1993. Elle est donc récente et pourtant, si j’ai choisi cette période, c’est parce que l’euro et le téléphone portable n’existaient pas encore, qu’il fallait atterrir à Athènes sur le vieil aéroport et que le tourisme de masse n’avait pas pris l’ampleur qu’il occupe aujourd’hui. 

 

 

 

Les personnages

Personnages romanesques

 

Sylvia Viscolli : Archéologue d’origine italienne, elle dirige les fouilles dans la zone des propylées du sanctuaire d’Asclépios à Epidaure en Grèce, vit à Rome.


Ismème Viscolli : sœur cadette de Sylvia. Interprète à la villa Médicis à Rome.


Valentine Gutteriez : mère de Sylvia et Valentine. D’origine flamande, divorcée d’Andréas Viscolli, avocate au barreau de Paris.


Hector Monsoreau : consultant en management touristique, vit à Paris.


Andréas Viscolli : Archéologue italien, vit à Rome.

 

Personnages mythologiques

 

Agamemnon : Roi de Mycènes, chef de la coalisation des Achéens contre Troie, assassiné à Mycènes par Egisthe ou Clytemnestre.


Andromaque : Princesse Mysienne, épouse d’Hector, otage de Néoptolème dont elle devint la maîtresse, assassinée sous les ordres d’Oreste ou de Ménélas selon les sources.


Antiloque : fils aîné de Nestor. Il aurait participé au complot visant à ruiner la réputation d’Hélène, tué durant la guerre de Troie.


Cassandre : Princesse troyenne, fille aînée de Priam, prêtresse de Loxias. Elle a le don de prophétie. Otage d’Agamemnon après la prise de Troie. Assassinée par Clytemnestre à Mycènes.


Clytemnestre : sœur cadette d’Hélène, épouse d’Agamemnon qu’elle fit assassiner lors de son retour de la guerre de Troie à Mycènes.


Enée : Fils du régisseur de Troie Anchise. Ami de Cassandre dont il est épris. Il est chargé d’évacuer la population civile avant le sac de Troie. Ses descendants auraient bâti Rome.


Hélène : Reine de Sparte, aurait été enlevé par Pâris. Elle est connue dans la littérature sous le nom d’Hélène de Troie.


Hector : Fils de Priam, général en chef des armées troyennes. Il fût tué par Achille.


Nestor : Roi de Messénie, père d’Antiloque et de Polycaste. I résidait à la Pylos des Sables où on a retrouvé les vestiges de son palais.


Pâris : Frère d’Hector, aurait enlevé Hélène de Sparte. Responsable de la mort d’Achille tué d’une flèche dans le talon, a été tué durant la prise de Troie.


Priam : Roi de Phrygie (ou de Troade) dont la capitale est Ilion (ou Troie). Il a été tué durant la prise de Troie.


Polycaste : L’une de fille de Nestor. Elle n’apparaît qu’une seule fois dans l’odyssée lors de la visite de Télémaque à Pylos lorsqu’il vient prendre des nouvelles de son père.


Penthésilée : Reine des Amazones, alliée des troyens, a été tuée par Achille sous les murs de Troie.

Les illustrations

Sylvia

sylviaSylvia Viscolli s’impatiente en attendant d’Hector à Nauplie

    

Sylvia Viscolli est une jeune archéologue d’origine italienne qui dirige les fouilles sur les Propylées du sanctuaire d’Epidaure.

 

Elle vit habituellement à Rome, dans l’appartement de son père, grand archéologue qui travaille sur de grands chantiers près du mont Ida en Crête.

 

Elle s’applique dans le métier qu’elle a choisi et trouve extravagante l’approche romanesque d’Hector dont elle fait la connaissance de manière fortuite. Hector prend pour hypothèse que la guerre de Troie a bien eu lieu et que la mythologie n’est qu’une transmission orale de faits réels qui ont déchaîné tant et tant de passions.

 

Sans être dupe, Sylvia se laisse embarquer dans l’univers fantasque de son nouveau compagnon et profite de son temps libre pour faire des balades sur les sites qu’ils redécouvrent ensemble.

 

Elle n’a pas un tempérament facile. Hautaine, colérique, passionnée, elle cache derrière son mauvais caractère un lourd secret dont on déroule le fil au cours de “l’ombre et le retour de Polycaste”.

 

 

La carte du Péloponnèse permet de localiser les principaux sites

 

Parmi ces différents sites, nous pouvons découvrir, du nord au sud :

 

Aulis, la baie dans laquelle la flotte grecque s’est rassemblée avant d’aller piller la Phrygie. C’est à cette endroit qu’Iphigénie a été immolée pour obtenir des vents favorables.

 

Athènes, bien sûr, puis Némée, Mycènes, Nauplie où loge Sylvia lorsqu’elle se trouve en Grèce, Epidaure où elle travaille, l’île de Poros à côté de Trézène, l’île de Spetsai, et plus au sud le beau site archéologique de Messini.

 

Il reste la Pylos des Sables où a vécu Polycaste, dans le palais de son père Nestor et Gytheion, le port de Sparte, la ville où aurait eu lieu si on en croît la légende, l’enlèvement d’Hélène.

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Balade avec Sylvia Viscolli en Grèce

Hector a loué une chambre en un hôtel en bord de mer à Kosta, petite station balnéaire située face à l’île de Spetses.

C’est en retournant en direction de Nauplie qu’il rencontre fortuitement Sylvia qui est en panne avec une voiture prêtée par son amie grecque Elena.

 

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Photo Michel Ledeuil : hôtel à Kosta

    

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Photo Michel Ledeuil : route sinueuse de l'Argolide

 

Jeune archéologue, Sylvia dirige les fouilles sur les Propylées du sanctuaire d’Epidaure. Ce site dédié à Asclépios est célèbre pour son superbe théâtre antique.

 

Sylvia avec son équipe est en train de dégager le puits sacré situé à l’entrée du sanctuaire et qui servait sans doute pour les pèlerins à faire des ablutions. Les fouilles de cette partie ont effectivement été lancées vers 1991. C’est à cet endroit qu’Hector fait la connaissance de la petite stagiaire espagnole Luisa.

 

theatre-epidaurePhoto Michel Ledeuil : théâtre à Epidaure.   

puit-sacrePhoto Michel Ledeuil : puits sacré du sanctuaire

 

Sylvia et Hector vont ensuite se promener jusqu’à Némée. Ce site, peu visité, se compose d’un grand temple dont plusieurs colonnes ont été relevées, d’un stade et d’un petit musée dans lequel, sont exposés une hydrie et des bijoux en or provenant des tombes d’Aidona.

 

bague-nemeePhoto Michel Ledeuil : bague en or exposée à Némée     temple-nemeePhoto Michel Ledeuil : temple dédié à Zeus à Némée.

 

Sylvia et Hector évoquent pour la première fois la guerre de Troie, l’assassinat d’Agamemnon et de Cassandre en se retrouvant devant la Porte des Lionnes à Mycènes.

 

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Photo Michel Ledeuil : l’entrée du site de Mycènes : La porte de Lionnes et les remparts cyclopéens

    

V12ITG-4030 Mycènes le mégaron

Photo Michel Ledeuil : Le mégaron du palais de Mycènes à l'endroit où la guerre contre Troie a été décidée

Ils habitent tous les deux à Nauplie. Cette belle ville dispose d’un magnifique bord de mer avec son port protégé par le fort Ottoman du Bourdzi. Ils se retrouvent à plusieurs reprises dans l’une des nombreuses tavernes situées dans les ruelles de la vieille ville.

 

nauplie-vieille-villePhoto Michel Ledeuil : la vieille ville et Sylvia Viscolli     nauplie-le-portPhoto Michel Ledeuil : Nauplie le port et le fort Bourdzi

A plusieurs reprises, il est fait allusion aux soirées grecques au son du Bouzouki et du Rébétika, soit dans la taverne Zorba située à Tolo, soit encore entre amis. Le Tzévilika ou Rébétika constitue à la fois, une forme de musique et de chanson particulière, où le bouzouki règne en maître et un art de danser.

On le danse dans des tavernes, dans les ports. Les Grecs, habituellement sobres, boivent toute la nuit, du whisky, de l’ouzo plus rarement. Les interprètes chantent, la solitude (μονι μου), l’amour déçu ou incompris, la présence bénéfique des amis (i fili mou).

 

Il est d’usage, de jeter des fleurs aux artistes, de leur offrir une coupe de champagne que l’artiste se doit de venir boire à la table des invités et, plus rarement de casser des piles d’assiettes sur la scène, lorsque les Grecs sont bien éméchés ou que les chanteurs sont particulièrement brillants. Cette habitude est néanmoins de moins en moins courante.

 

soiree-rebetikaPhoto Michel Ledeuil : soirée Rébétika entre amis au sunset camping à Tolo     stavrosPhoto Michel Ledeuil : La pause d’un grec qui sert à l’auteur pour le personnage de Stavros.

 

La paera est aux Grecs ce qu’est la compagnia aux Italiens du Mezzogiorno. Un mélange d’amour filial et d’amitié profonde. Toute la vie, est centrée autour de la paera. Les services rendus, les soirées, les voitures, les métiers croisés s’organisent autour de celle-ci.


Balade avec Ismène Viscolli et Hector en Grèce

Hector va chercher la soeur de Sylvia à Athènes, mais leur première balade se fait à Spetsai avant de partir pour Pylos situé en Messénie à l’extrême sud-ouest du Péloponnèse. Ismène a un véritable coup de coeur en découvrant l’immensité de cette rade.

 

rade-pylosPhoto Michel Ledeuil : vue de la rade de Pylos    village-pylosPhoto Michel Ledeuil : le village de Pylos

 

Après une promenade sur le port de ce petit village paisible, Ismène et Hector vont boire, sur la place, un ouzo servi avec des mezzés.

 

V14-ITG 1835 Pylos la rade et lhôtel

Photo Michel Ledeuil : Pylos le bord de mer

    ouzo-place-pylosPhoto Michel Ledeuil : Ouzo sur la grande place de Pylos.

 

Hector fait découvrir le palais de Nestor, en racontant l’arrivée de Télémaque qui vient s’enquérir auprès de Nestor des nouvelles de son père Ulysse. A cette occasion, Hector décrit la scène, rapportée par Homère, entre Polycaste et Télémaque. La jeune princesse est chargée se s’occuper de la toilette du fils d’Ulysse plongé dans la baignoire située en face des pièces de repos. Elle a été dégagée lors des fouilles du palais par les archéologues.

 

palais-nestor-baignoirePhoto Michel Ledeuil : Palais de Nestor. La baignoire datée de 1250 av J-C.     palais-nestor-tombePhoto Michel Ledeuil : Palais de Nestor. La tombe à coupole située à côté du palais


Balade avec Ismène Viscolli et Hector à Rome

Hector a retrouvé Ismène qui est interprète à la Villa Médicis à Rome. Le jeune homme prépare un projet de voyage thématique sur « l’expression de la guerre de Troie à travers l’art ». Il loge chez Ismène et ils profitent de leur temps libre pour flâner ensemble dans Rome. Tout d’abord sur la place de la Retonde face au Panthéon, puis sur la piazza Navona.

 

place-retonde-romePhoto Michel Ledeuil : la place de la Retonde à Rome avec le célèbre Panthéon     piazza-navonaPhoto Michel Ledeuil : la piazza Navona : fontaine de Neptune avec des Néréïdes en forme de diablesques.

 

C’est sur cette place que les sentiments d’Hector vis-à-vis d’Ismène vont évoluer si l’on en croît le passage du roman l’Ombre de Polycaste :

Il l’embrassa, longuement, près de la fontaine de Neptune, au point qu’elle eut du mal à retrouver sa respiration. La statue du Dieu, malgré un éclairage blafard, démontrait la puissance de ses muscles. Il était entouré de sculptures plus récentes, pleines de fantaisie. Hector entraîna Ismène au bord du bassin et l’obligea à se tenir debout, face à la fontaine et l’entoura de ses bras.

 

- Regarde, Ismène. Ces statues sont des symboles du baroque et pourtant elles m’inquiètent. Celle qui représente là-bas une jeune femme lascive et séduisante, n’est autre qu’un démon, avec sa petite queue.

 

Il lui souleva délicatement les cheveux pour en faire un chignon.


- Tu préfères que je me coiffe ainsi? fit-elle en se dégageant doucement.

- Non! Mais la nuque d’une femme est d’une beauté sans pareil.

- De toutes les femmes? Ou de celles que tu as dans le coeur?

- Je ne répondrai pas à cette question. Regardes, te dis-je. L’artiste qui a réalisé ces sibylles a ressassé comme moi, l’expression « ne pas tenter le diable ».

- Ne pas tirer le diable par la queue! C’est cela, fit-elle en lui jetant un regard rieur, par-dessus son épaule.

- Oui, c’est cela!

- Tu as donc si peur des femmes?

- De toi? Bien sûr!

- Tu es fou, Hector. Je ne suis pas le diable, et je n’en ai pas la beauté!

- Pour moi, si! Et cela m’épouvante.

ismene-viscolli

Photo d’Ismène Viscolli

 

Ils marchèrent l’un à côté de l’autre. Ils gardaient le silence à présent. Ils méditaient. Ils goûtaient, chacun de leur côté, l’intensité de leur propre émoi.

 

La visite d’Ostie

Hector et Ismène font une longue excursion dans les vastes ruines de la ville construite en grande partie sous le règne de Claude. Il s’agissait du véritable port de commerce de Rome. Les marchandises provenant de toutes les contrées de l’Empire y étaient déchargées, mais c’était aussi une ville où le négoce était florissant.

 

ostie-amour-psychePhoto Michel Ledeuil : Ostie. La maison d’Amour et de Psyché     ostie-forumPhoto M. Ledeuil : Ostie. Les vestiges du forum de la ville

 

Balade à la fontaine de Trévi

Cette fontaine est restée célèbre grâce à la scène culte du film ‘La Dolce Vita’ de Visconti au cours de laquelle Anita Edberg se baigne sous les yeux médusés de Marcello Mastroiani, qui joue un journaliste people sans envergure.

 

Dans le roman "L’ombre de Polycaste", Ismène se remémore ses flirts d’une adolescence dorée passée à Rome avant le divorce de ses parents et son départ, avec sa mère Valentine, pour vivre à Paris.

 

 

     fontaine-treviPhoto Michel Ledeuil : La fontaine monumentale de Trévi

 "Elle aimait se faire raccompagner dans les voitures décapotables par des garçons sans cervelle, qui conduisaient la voiture de papa, en feignant l’indifférence. L’un d’entre eux, Marcello – Quelle idée de s’appeler Marcello ! – s’était épris d’elle. Elle ne s’en aperçut pas tout de suite, tant elle se complaisait chaque soir dans les bras d’un garçon, mais Marcello, un matin, lui donna rendez-vous dans le bar situé non loin de la piazza del Quirinale et l’emmena face à la célèbre fontaine de Trévi, vide de touristes à cette heure matinale.

 Il l’avait embrassée, longtemps et elle s’était laissée faire. Il lui avait dit de s’adosser à la balustrade et l’avait prise en photo, puis s’était fait prendre avec elle, en demandant ce service à un couple de japonais.

 Le soleil, oblique, venait lui caresser la joue et blanchissait les statues. Elle se sentait heureuse, juvénile et se moqua un peu, pour masquer son propre émoi, lorsque de son compagnon lui proposa de tourner le dos à la fontaine et d’y jeter deux pièces de monnaie. Chacun la leur, en faisant un voeu.

Sérieux, il la fixa, les yeux dans les yeux et lui déclara, d’une manière si théâtrale qu’elle eut envie de pouffer de rire, qu’il était sûr qu’elle reviendrait à Rome – premier voeu – et qu’il avait fait pour voeu de l’épouser un jour. Elle se troubla. Elle ne savait que répondre. C’était la première fois qu’on lui faisait une telle déclaration. Ne sachant quelle attitude adoptée, elle avait baissé les yeux et Marcello se méprit. Il pensa qu’elle était émue, au bord des larmes. Il la prit alors dans ses bras costaux et lui caressa les cheveux en lui prononçant des mots fous......"


La visite du musée du Vatican avec Ismène

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Hector recherche tout d’abord des scènes qui vont lui permettre d’illustrer la « guerre de Troie » avec notamment l’incendie de Borgo, pour lequel Raphaël Sanzio s’est inspiré du sac d’Ilion par la soldatesque grecque.

 

On y voit également Enée qui s’enfuit avec son père Anchise sur le dos alors que la ville est en feu.

 

Il déambule ensuite, avec Ismène dans la galerie où se trouve l’annonce de la résurrection par Marie de Malgada.

Ce tableau structuré selon deux scènes superposées montre l’élévation du Christ d’une part et l’annonce faite à une population incrédule d’autre part.

 

La gestuelle et l’expression de chaque personnage sont extraordinaires. La désespérance et l’étonnement va bientôt laisser place à la joie et à l’espoir

 

 Ils restèrent un long moment devant « la mise au tombeau » du Caravage.

- C’est très beau, affirma Ismène en contemplant le tableau.

- Oui, confirma Hector. je me suis demandé pourquoi ce tableau m’impressionnait. Et j’ai fini par trouver un jour. Regarde comme les trois personnages féminins sont particulièrement expressifs. Chacune d’entre-elle exprime sa détresse à sa manière. La plus belle, au centre, est à la fois désespérée, pensive et empreinte de curiosité, comme si elle se remettait elle-même en cause, ainsi que ses croyances. La délicatesse du geste de la main avec laquelle elle retient ses cheveux, fait penser à une pleureuse, le profil est superbe, la coiffure, le cou gracile, l’épaule intelligemment dénudée.


Ismène secoua la tête.

- Tu vois tout cela, toi ? Le Christ est mort. On ne sait pas encore qu’il va ressusciter. Et tu t’intéresses à la beauté d’une femme !

-Je m’intéresse à la beauté de la composition, Ismène. Le Caravage a vécu, comme toi, comme moi. Ses modèles aussi. Alors pourquoi ne pas rechercher, à travers cette oeuvre, qui sont ces personnages? On retrouve par deux fois sur ce tableau, la même jeune femme. Regarde. Il fit un signe de la main. On la retrouve également sur ses autres tableaux. Elle est Sainte-Catherine au Prado, Judith au Barberini. Si l’une d’entre elle se lamente, l’autre - est-ce Marie-Madeleine? - est partagée entre l’abattement, la curiosité et le souvenir de doux moments passés ensemble dans un lit défait.

- Tu as de la chance que je sois tolérante, Hector. Ta vision de cette scène pourrait m’écorcher les oreilles.

- Pourquoi? Parce que j’en fais une lecture profane? Je ne m’inscris pas en faux avec la scène qu’y semble t’émouvoir. Le Caravage a besoin de sous, des ecclésiastiques lui ont passé commande, il réalise une oeuvre magistrale tout en restant lui-même.

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Hector et Sylvia à Rome

Après le départ d’Ismène pour Paris, Sylvia retrouve Hector et ils reprennent leurs relations tumultueuses. Nous les retrouvons dans la Villa Borghèse devant la splendide statue représentant la soeur de Napoléon en Aphrodite avec la pomme de la discorde entre les mains. la déesse de la beauté va être indirectement la cause de la guerre de Troie.

Hector attire Sylvia vers un bas-relief peu connu, exposé dans la même salle. Il a été exécuté par un sculpteur de Tarente en 370 avant JC. Il s’agit donc d’une oeuvre pré-hellénistique. Sur ce bas-relief, nous voyons Cassandre qui est violentée par Ajax dans le temple d'Athéna où elle s'était réfugiée lors du sac de la ville de Troie.

 

viol-cassandre

Photo Michel Ledeuil : reproduction d'une gravure repésentant le bas-relief du viol de Cassandre dans la villa Borghèse.

    

2014-Rome-1750 Pauline Buornaparte par Canova

Photo Michel Ledeuil : reproduction d'une gravure repésentant de la statue de Pauline Buonaparte

 

Extrait du dialogue entre Sylvia et Hector devant cette oeuvre dans L’ombre de Polycaste.

- Viens maintenant, je vais te montrer un bas-relief dans lequel Cassandre est représentée. C’est extrêmement rare !

- Ah ! Je savais bien que tu allais me parler de Troie ! fit-elle triomphante.

- Regarde, intima Hector tout en souriant.

- Je vois une femme se faire malmener. Qui sont ces personnages ?

Hector ferma les yeux, comme s’il se concentrait. Comme si la scène, épouvantable, se déroulait sous son regard.

- Les Troyens ont été trahis par leur propre naïveté et la rouerie d’Ulysse. Ils n’ont écouté ni Laocoon, ni Cassandre. Les fous ! Les Achéens sont descendus de leur cheval de bois, ils ont tué les sentinelles et ont ouvert les portes.

- C’était d’autant plus facile qu’il leur avait fallu casser une partie des remparts pour faire rentrer le cheval.

- C’est vrai. Sans doute ont-ils effectivement agrandi malencontreusement la Porte Marine. Les Troyens sont égorgés dans leur sommeil et les troupes grecques, revenant de la plage, envahissement la ville. Ils violent, ils tuent, ils mettent le feu. Priam et Pâris sont tués dans leur palais. Cassandre court, sans doute avec la petite Polyxène, jusqu’au temple d’Athéna en espérant y trouvé refuge. Mais Néoptolème, ivre de rage emmène déjà l’adolescente vers le tombeau d’Achille où elle sera égorgée et Ajax s’en prend à sa grande soeur, Cassandre. Regarde ! Il l’arrache de l’autel du temple alors qu’elle prie. Il la tire vers le péristyle où il va la violer.

- C’est vrai que cette oeuvre est remarquable, admit Sylvia, attentive. Mais j'y pense, pourquoi est-ce Agamemnon et non Ajax qui a emmené ta chère Cassandre en captivité ?

- Io no so. C’est le mystère ! En tout cas, il est idiot de penser que c’est par amour de cette princesse. Clytemnestre qui le prétendra pour s’innocenter du meurtre qu’elle a commis contre cette prêtresse, a menti. Remarque comme il la tire, au point d’arracher son chiton et de découvrir sa poitrine nue. Remarque comme elle s’accroche à l’autel au lieu de faire front!

- Faire front ? C’est lui qui tient le glaive, non ?

- C’est vrai.

Hector resta plusieurs longues minutes à méditer devant cette oeuvre dramatique.

- Tu aurais bien aimé la sauver, n’est-ce pas ? lui murmura Sylvia à l’oreille. Ne dis pas non. Je te sens épris de cette princesse.

 

Sylvia et Hector en Grèce

De retour dans le Péloponnèse, ils partent visiter le sanctuaire d'Asclépios à Messini. Sylvia, qui ne connaît le site que sur plan, s’extasie devant l’étendue des fouilles.

Le petit odéon est très bien restauré, alors que le temple d’Asclépios, au second plan, est encore à l’état de ruine. Par contre les fouilles et les restaurations actuelles portent sur le théâtre antique ainsi que sur le stade qui possède presque intégralement ses gradins.

La ville est également entourée de plusieurs kilomètres de rempart avec de nombreuses tours datant du quatrième siècle av J-C.

 

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Photo Michel Ledeuil : vestige de l'odéon de l’ancienne Messini

    

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Photo Michel Ledeuil : les vestiges des remparts de l'ancienne Messini

 

 

Contexte historique

L’histoire se déroule entre 1991 et 1993. Elle est donc récente et pourtant, si j’ai choisi cette période, c’est parce que l’euro et le téléphone portable n’existaient pas encore, qu’il fallait atterrir à Athènes sur le vieil aéroport et que le tourisme de masse n’avait pas pris l’ampleur qu’il occupe aujourd’hui.

 

Par contre beaucoup de passages font allusion à des faits mythiques qui se seraient déroulés avant ou pendant la guerre de Troie.

 

Celle-ci aurait duré dix ans, entre le 1260 et 1250 av. J-C., soit plus de quatre siècles avant les récits d’Homère qui, le premier, y fait allusion dans l’Iliade et dans l’Odyssée.

 

Sylvia est archéologue, Hector est passionné de l’histoire de la Grèce Antique. Lorsqu’ils visitent les magnifiques sites situés en Argolide, ils évoquent donc inévitablement des faits qui jalonnent la période durant laquelle les Achéens dominent le monde grec, entre 1540 av. J.C, date de l’explosion du volcan de Santorin qui a provoqué l’anéantissement de la civilisation minoenne et 1.200 av. J-C, date de la destruction des palais mycéniens par les Doriens.

 

L’histoire ancienne des Grecs.

 

 

L’arrivée des Grecs anciens (2.000 – 1750 av. J-C)

Les Grecs, peuple originaire de la vallée du Danube, envahissent la péninsule grecque en l’an 2.000 av. J-C et détruisent les fondements de la civilisation appelée improprement cycladique.

 

Cette civilisation connue sous le nom de minoenne disparaît du Péloponnèse mais se maintient en Crête et dans les îles des Cyclades jusqu’à l’explosion du volcan de Santorin en 1540 av. J-C et l’épouvantable tsunami qui s’en suivit.

L’arrivée des Achéens (1750 - 1200 av. J-C)

Les Achéens envahissent le Péloponnèse et se fondent tout d’abord avec les populations déjà installées. Ils se répartissent en différents royaumes qui restent cependant solidaires entre eux.

 

Après l’explosion du volcan de Santorin, ils dépouillent les villes des Cyclades, de Chypre et de Crête qui ont échappé au cataclysme. Certaines familles s’installent même dans le delta du Nil : Les Danaéens qui règnent également sur Sparte.

 

Ils construisent alors les palais qui sont cités par Homère : à Mycènes, à Pylos, à Tyrinthe, à Asini, à Sparte entre autres. Les fresques que les archéologues ont retrouvées sont directement inspirées de l’époque minoenne.

 

Ils détruisent progressivement les autres royaumes situés sur la rive orientale de la mer Egée. Le royaume de Mysie tombe dix ans avant le début de la guerre de Troie. C’est donc un fidèle allié de la Phrygie qui disparaît et Andromaque qui en est originaire a connu la destruction de la capitale et la mort de son père.

 

En 1260 av. J-C, les Phrygiens restent seuls mais leur puissance provient du contrôle des Dardanelles et du Bosphore et du commerce avec l’Egypte, les Hittites et les peuples de Crimée.

 

Les Achéens prennent le prétexte de l’enlèvement d’Hélène, la reine de Sparte, par l’un des fils de Priam, pour déclarer la guerre à Troie. La ville est détruite en 1250 av. J-C.

 

Les Achéens sont à leur apogée mais attirent des convoitises de la part des peuples grecs situés plus au nord.

L’arrivée des Doriens (1200 - 300 av. J-C)

Les Doriens détruisent les palais achéens. Le Péloponnèse et l’Attique tombent dans une longue période de dégénérescence.

 

De nouvelles villes se relèvent progressivement. C’est le cas d’Argos, de Corinthe, de Thèbes, Athènes aussi.

 

Les artistes fuient la barbarie dorienne, ils accompagnent les migrants et glorifient la civilisation grecque en Sicile dans le sud de l’Italie et sur la côte asiatique.

 

Homère magnifie donc dans l’Odyssée, une civilisation disparue. Celle des Achéens, celle des Grecs triomphants.

 

A partir de 600 av. J-C, une nouvelle civilisation ressurgit. Les premiers temples doriques sont élevés dans tous les territoires Grecs. Vers 450 av. J-C, les temples et les sanctuaires de Delphes, d’Epidaure, d’Olympie se développent progressivement.

 

Malgré les guerres incessantes entre les cités grecques, connues dans l’Histoire sous le nom de guerre du Péloponnèse entre Sparte et Athènes, la civilisation grecque atteint son apogée.

L’arrivée des Macédoniens (300 - 200 av. J-C)

Les Macédoniens envahissent la Thessalie, puis l’Attique sous le règne de Philippe, le père d’Alexandre dit le Grand.

 

Les Macédoniens apportent une nouvelle manière de faire la guerre dont s’inspireront plus tard les Romains et une civilisation qui fournit les plus belles statues ou mosaïques.

L’arrivée des Romains (200 av. J-C – 396 ap. J-C)

Les Romains prennent pied dans la péninsule grecque. Il s’en suit trois guerres entre ceux-ci et les Macédoniens. A partir de 148 av. J-C, la conquête est totale, mais la civilisation grecque ne disparaît pas, bien au contraire.

 

Les Dieux de l’Olympe, les temples, la manière de construire des villes, de faire la guerre, sont hérités des Grecs et des Macédoniens.

L’Empire Byzantin. (396 – 1453)

La civilisation gréco-romaine donnera naissance à l’Empire Byzantin qui disparaîtra officiellement par la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453.

Commentaires des lecteurs

 

  • Julien.

Lorsque j’ai lu le résumé de « L’ombre De Polycaste », j’ai su instantanément que j’allais adorer. En effet, il est grisant de replonger au cœur de la Grèce antique et de redécouvrir l’histoire de Cassandre, princesse troyenne, qui se termine de façon tragique ; de trouver des hypothèses sur le déclenchement de la guerre de Troie…   « L’ombre De Polycaste » est une grande réussite.

  • Aurore

Au début, j'ai eu du mal avec tous ces dieux grecs et mythes qui m'étaient inconnus, et puis j'ai été prise par l'histoire d'amour, la description des sentiments et de la ville de Rome que j'ai envie d'aller voir.

  • Michel  

Après un début un peu long, mais ceci est dû à mon absence de culture sur la mythologie, j'ai adoré les dialogues, la description de Rome et des amitiés entre grecs. S'ils sont tous comme cela, cela donne envie d'y aller.   

  • Nicole

J'ai été déboussolé par le mauvais caractère de Sylvia et lorsqu'Ismène arrive dans le décor, j'ai vraiement pris du plaisir. L'auteur a beaucoup d'humour et on sent qu'il adore ses personnages.

  • Thierry

Je reviens de Rome, c'est à cause de ce livre que j'ai eu envie de découvrir cette ville mythique.

  • Isabelle

Je connaissais les sites archéologiques de Mycènes et d'Epidaure, mais ce roman m'a ouvert les yeux sur les personnages historiques et je trouve que Sylvia fait un beau métier.  

  • Robert

On sent que l'auteur aime l'Italie et la Grèce et qu'il a envie de nous le faire partager. J'ai été séduit par la véracité des personnages et l'évolution des sentiments.

  • Marion

J’ai fini le livre. Après Sylvia, Ismène et Hector, j'ai fait la découverte de Pauline.

Le livre était très intéressant par le côté apports sur les personnages de la mythologie. Il est facile à lire et donne envie de connaitre les péripéties de ce « carré » amoureux. Merci !

  • Jean-Michel

J'ai fini de lire "A l'ombre de Polycaste", joli livre, mélange judicieux de mythologie et de modernisme sur fond de complexes histoires d'amours d'Hector.

On décrouvre au travers les voyages d'Hector, la passion de son auteur pour la Grèce et l'Italie qu'il nous fait partager.

J'ai bien apprécié l'ensemble du roman et la fin nous laisse un goût de suspens.

 

 

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